– Que veux-tu, dit-elle, nous n’aurons pas eu seulement un bon mois, un mois tranquille !… Elle s’approche de lui, pose doucement les lèvres au creux de son menton, avec un frisson de plaisir. Jamais elle ne s’est sentie plus molle, plus souple, toute docilité, toute caresse. Il lui semble qu’elle flotte sans pesanteur au fond d’une eau calme où nul remous ne peut l’atteindre. La pensée même de la fin prochaine ne lui parvient qu’amortie et décolorée à travers cette épaisseur limpide. Ah ! faire vite ce qui doit être fait, glisser de cette paix dans l’autre… Elle s’écarte un peu, timidement, sans oser encore délier les deux mains qu’elle a croisées sur son épaule. Que fixe-t-il à présent de ce regard sauvage ? Voici venir l’heure où toutes les haines levées contre leur humble destin reto


