– Faut vous recoucher de bonne volonté, dit enfin la garde, d’une voix sans timbre. Faut être sage. Silence. Elle hausse les épaules, mesure la distance du lit au fauteuil, puis son regard s’arrête sur Steeny. – Qu’est-ce que vous voulez bien que je fasse ? Vous seriez seulement pas capable de le manier, vos bras tremblent. Ça n’est pas le diable, pourtant, après tout ! On peut toujours essayer de traîner le siège près du lit. Philippe s’arc-boute au dossier, pousse de toutes ses forces. Elle a pris les deux jambes inertes de M. Ouine entre ses bras croisés, recule lentement. Ils gagnent ainsi quelques mètres, non sans peine. Le buste de M. Ouine oscille dangereusement, et pour l’empêcher de glisser, Steeny appuie l’épaule au dos du moribond. – Ouf, dit la sage-femme. Repos ! Serrée


