– Rien. Je pense seulement que vous allez mieux. Je vais rappeler Mme Marchal… – Gardez-vous-en. Rien ne presse. Vous m’avez déjà sacrifié beaucoup de journées, mon garçon, donnez-moi encore cette nuit, je vous rendrai demain aux vôtres. Après quoi je ne vous importunerai plus, de mon vivant du moins, car je n’aurai naturellement aucun pouvoir sur l’image que vous garderez de moi, réelle ou non. Puisse cette nouvelle créature vous être aussi favorable que l’autre, tel est mon vœu. – Je ne crains pas les fantômes, grogne Steeny. – J’espère n’être pas encore un fantôme, réplique M. Ouine avec un sourire. Mais il m’est difficile de rien affirmer sur ce point. Les braves gens disent volontiers d’un moribond docile que le malheureux ne s’est pas vu mourir. Ces mots ont pour moi un sens caché


