Le moine Garconio avait passé une nuit paisible sur son lit de mousse, en plein air. La rosée du matin le réveilla. Il se leva, se secoua et éclata de rire. – César, avec ses renforts, a vingt mille hommes, dit-il à haute voix. Quelle déroute pour les alliés !... Ragastens, c’est aujourd’hui le grand jour de justice... Le moine choisit un bon emplacement pour assister à la déroute des alliés et voir si Ragastens serait parmi les survivants. Il alla jusqu’à l’auberge du rocher de la Tête. Mais il ne s’y arrêta pas. Il alla un peu plus loin et trouva enfin une place commode d’où il pouvait voir admirablement tout ce qui se passerait dans le défilé. À ce moment, la bataille était commencée, là-bas, au loin, et des bouffées de rumeurs en arrivaient jusqu’à Garconio. Cependant, les heures co


