LIV

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LIV Le fils du pape Quelques jours s’étaient écoulés. César, après avoir envoyé à Tivoli un messager pour raconter à son père la catastrophe du défilé d’Enfer, avait précipitamment ramené les débris de son armée à plus de deux jours de marche de Monteforte. Le nombre des morts s’élevait à près de mille. Mais il y avait trois fois plus de blessés. Ce n’eût été rien sans la panique irrésistible qui se mit dans ses troupes : des régiments entiers se débandèrent et désertèrent. Lorsque César Borgia s’arrêta dans sa retraite désordonnée, il constata avec désespoir qu’il n’avait plus autour de lui que trois mille hommes environ. C’était l’irrémédiable défaite ! C’était la fin de son orgueilleuse carrière de capitaine invincible avec qui, jusque-là, des monarques puissants comme Louis XII de

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