Chapitre 7Fortin, tout naturellement, avait pris le volant. Mary entreprit de le taquiner gentiment : — Dis donc, capitaine, tu avais perdu ta langue… Il la regarda de biais. — Je ne voulais pas vous interrompre… — À d’autres ! ricana-t-elle. Comme il se cantonnait dans son mutisme, affectant d’être plus concentré sur sa conduite qu’il n’était nécessaire – la route était sèche ; la circulation, fluide – elle demanda : — Qu’est-ce que tu penses de la petite dame Dieumadi ? Après un temps de réflexion, il grommela : — Faut que j’en pense quelque chose ? Elle siffla entre ses dents : — Tss ! Monsieur Fortin boude ? Il ne daigna pas répondre. — Je vois… dit-elle. Elle inclina son siège, s’installa confortablement et soliloqua : — Enfin, j’espère que ça ira mieux demain… Ce vœu n


