La cérémonie de la remise de diplôme de Leïssa

2119 Mots
Quelques jours après, Nick était parti, il était accompagné d’une collègue, Ridja, ce qui l’avait poussé à la fréquenter plus souvent. Elle était une très jolie blonde, élégante et séduisante mais, elle ne se concentrait que sur son boulot, elle avait déjà un petit copain et en avait déjà tout raconté à Nick, elle aimait plutôt être directe pour éviter les malentendus, parce qu’elle lui estimait beaucoup. - Tu as l’air d’un homme qui tombe à peine amoureux, elle s’appelle comment ? Remarqua Ridja. - Tu délires complètement ! Répondit Nick d’un air peu sûr de lui. - Si tu le dis ! Mais, je le saurai un jour ou l’autre. Je suis sûre que tu m’enverras une invitation. Se moqua-t-elle. Nick n’était pas trop joyeux, Leïssa lui manquait terriblement et Ridja avait remarqué qu’il y avait quelqu’un qui occupait son esprit, il se refermait comme d’habitude. Après le boulot, Ridja lui proposa toujours d’aller boire un verre, à chaque fois il refusait… - Dis-moi, pourquoi tu es si mystérieux ? Lui demanda Ridja - Tu n’es pas la première à me le dire mais, je ne suis pas mystérieux du tout. - Oh que si ! Et, on dirait que tu es le genre de garçon qui s’exprime peu, tu as déjà avoué tes sentiments à cette fille qui occupe tant tes pensées ? Persista-t-elle - Si seulement l’amour pouvait tout résoudre dans la vie, je m’accrocherais à ce sentiment pour assurer mon bonheur. Apparemment, il n’y a qu’une émotion négative qui surpasse une émotion négative en d’autre terme, une douleur en surpasse une autre. Sans quoi, ce fort sentiment qui est l’amour, provoquerait beaucoup plus qu’un moment de plaisir. - Et toi qui dis ne pas être mystérieux ? - C’est vrai que je tombe amoureux d’une fille mais, il y a un sentiment qui tente parfois de suffoquer cet amour. - Tu n’as qu’à le bannir ! En grimaçant un sourire, Nick se déplaça et alla prendre l’air. Il avait tout l’air pensif, il profita de son état mental pour dire à Leïssa combien elle lui manquait. Sur son portable, il l’appela… - Tu sais que tu me manques beaucoup ? Tu avais raison, je me suis habitué à te voir à la maison, je suis habitué à ta présence Issa. - C’est pour ça que tu es si triste ? - Qu’est-ce que tu fais, je ne te dérange ? - Je suis avec quelques amis. - Que gagnes-tu à me faire croire que tu t’en fiches pas mal de mes conseilles ? Lui demanda Nick. - Tes conseils, tu dis ? Tes ordres tu voulais dire. Je gagne ton inquiétude. Répondit Leïssa en se moquant de lui. - Tu crois que c’est drôle ? - Si. Continua-t-elle en s’esclaffant. Dis-moi, tu rentres quand pour la remise des diplômes? - Je ne sais pas encore. - En réalité, tout ça ne comptera pas si t’es pas là, la seule personne que j’ai envie de voir à cette cérémonie, c’est toi, rien d’autre ne comptera autant. Je reste à croire que tu comptes vraiment venir mais, sois sûr d’une chose : si tu ne viens pas, je ne te le pardonnerai pas. J’aurai vraiment besoin de toi, ce jour là. Alors, s’il te plaît, fais tout ton possible comme tu me l’as promis. - Je t’aime ma chérie ! Lui dit Nick. - Je t’aime aussi Nicky. Nick ne savait pas vraiment comment faire pour se rendre à cette cérémonie, il ne pouvait avoir de congé. Après quelques tentatives, on lui avait accordé une journée et, le jour même, il devait se rendre à la cérémonie et y retourner, il n’y avait pas d’autres alternatives. Il savait que ça n’allait pas plaire à Leïssa, mais il ne pouvait rien faire d’autre. Le jour étant arrivé, de très tôt, Nick prit l’avion et Leïssa n’arrêtait pas de l’appeler, elle paniquait à l’idée de savoir que Nick n’y sera peut être pas. Des heures ont passé et la cérémonie avait déjà commencé. Impatiemment, Leïssa attendait le moment où Nick franchirait la porte. Lauréate de sa promotion, elle était chargée de faire le discours de fin d’année. Saisie d’une peur extrême susceptible de lui faire perdre ses moyens, ses yeux naviguaient dans la foule en scrutant chaque recoin de la salle. Des minutes écoulaient, elle perdit tout espoir, s’attrista jusqu’au moment où sa gorge ne pouvait laisser sortir une voix sombre et lugubre. Et soudainement, Nick franchit la porte. De là où elle était, elle l’entraperçut, ne laissa point son regard détourner de lui. Un sentiment de bonheur surgit, elle s’empressa de terminer le discours. En toute hâte, elle accourut vers Nick en déchirant la foule, sans toutefois penser à toutes les personnes qui pouvaient la prendre comme une folle. Une main soutenait son corps, l’autre sa nuque, insensiblement, Nick l’enlaça. - Pourquoi m’importes-tu autant ? Je ferais quoi sans toi Nicky ! Murmura-t-elle à son oreille. Nick la serra encore plus fort, en la retenant contre lui pendant une bonne minute. Bermann et Marianne remarquèrent leurs sentiments à l'égard l’un de l’autre. - Nos enfants sont amoureux. Lança Marianne. - Sans aucun doute. Répondit Bermann en hochant la tête. Ils se lâchèrent l’un l’autre et Nick la fixa du regard en attrapant ses jolies mains et les baisa… - Pourquoi ne t’importerais-je pas autant ? Je suis Nick ! IL lança un sourire affectueux, la baisant sur le front avec ses yeux pétillants de contentement. - Ce nom ne traduit pas la royauté, pourtant. - Il traduit bien plus que ça. - Si tu le dis ! J’ai cru que tu n’allais pas venir, vue le silence radio. - Je suis désolé ! Je sais que tu vas être furieuse mais, je dois reprendre l’avion aujourd’hui même. - Tu me fais marcher là ? - Non, je suis très sérieux Issa. Je sais que ces courts instants ne sauraient te suffire mais, j’ai fait du mieux que j’ai pu. - T’inquiètes, ces courts instants comptent vraiment beaucoup, plus que tu aurais voulu que je les apprécie.. - Ah bon ! Où est passé ma gamine ? Demanda Nick. - Disons… qu’elle est gamine quand elle veut l’être! En se tordant de rire, Nick toucha ses joues… - Viens avec moi, je t’ai apporté un cadeau. Nick l’avait offert sa toute première voiture, une voiture de luxe, décapotable comme la sienne mais, de couleur blanche. - Tu sais ce que traduit cette couleur ? Lui questionna Nick. - La pureté ! - Parfait, et je ne l’ai pas choisi par hasard. Je tenais à ce que ce soit moi qui t’offre ta toute première voiture. Et, le deuxième cadeau, c’est un week-end dans le village où vivent mes grands parents. - T’es sérieux là ? - Quoi ? Ce n’est pas une bonne idée ? - Ce n’est pas ce que je dis mais… - Mais quoi ma chérie ? Je me rappelle que tu t’étais rendue là-bas sans pouvoir l’explorer, tu te rappelles de tes petits caprices ce jour là ? - Ah Nicky ! Je ne veux pas m’en rappeler. Répondit Leïssa en fermant les yeux. - Comme si tu étais in capable de le refaire. - Bien sûre que oui ! - Si tu le dis ! Dis-moi la vérité maintenant, t’en penses quoi ? - C’est d’accord mais, à une condition. - Tout ce que tu veux ma chérie. - Tu ne me délaisseras pas pour tes amis, tu resteras toujours avec moi. - D’accord, c’est promis ! Leïssa s’approcha de près et le baisa sur la joue. - Toutes mes félicitations ma chérie, je suis vraiment très fier de toi, vraiment très fier. - Quoi ? Pour le b****r ? Moqua-t-elle. Et, ils s’esclaffèrent. Soudainement, Leïssa s’attrista en le regardant… - Pourquoi tu fais cette tête ? - Je n’ai même pas été là pour toi à la remise de ton diplôme, et je ne t’avais même pas soutenu, j’ai été tellement égoïste. Je n’ai pas pensé à quel point mon soutien aurait pu te faire plaisir, je ne faisais que me persuader que c’est en m’engouffrant d’orgueil que je parviendrais à supporter ton absence. À vrai dire, c’est aujourd’hui que je réalise vraiment à quel point mon absence t’avait blessé, je te demande pardon Nick, pardon mon chéri. Des larmes lui dégoulinèrent du visage, et tombèrent sur sa toge noire. À nouveau, Nick la serra dans ses bras, lui demandant de ne pas pleurer. - C’est du passé maintenant Issa. Les souffrances nous éduquent, l’absence nous rappelle à quel point l’autre est important, tout comme les bonnes réactions malgré ayant supporté les mauvaises, poussent l’autre à comprendre à quel point il a été injuste. Je dois y aller, je vais d’abord dire au revoir à tes parents. Lui répondit Nick. D’une humeur enjouée, Nick reprit l’avion et Leïssa alla fêter avec ses collègues. Ses amis n’arrêtaient pas de lui parler de Nick, un sujet très sensible dont elle refusait d’aborder avec elles. - Vous craquez tous pour lui, on dirait. Exclama-t-elle. - C’est d’un homme qu’il s’agit, ça peut se comprendre. - Ce n’est pas d’un homme qu’il s’agit mais, plutôt de mon homme. Reprit-elle en prenant un air sérieux. - Personne n’appartient à personne très chère. Si tu ne veux pas le perdre, ne le lâche pas, il est trop beau pour appartenir à une seule femme. Tu te dis jamais qu’il rencontre des vraies femmes sexy dans son milieu de travail ? Par ce que toi, tu n’es qu’une gamine. Leïssa se leva, pour aller ailleurs, elle n’aimait pas la tournure de la conversation , elle se dirigea sur la piste de danse, elle était trop heureuse pour se laisser affecter par les insinuations des filles, elle avait profité de sa bonne humeur, elle dansa jusqu’à se soûler la tête à force de bouger. La journée étant terminée, elle prit sa voiture et rentra chez elle. Elle passait son temps à sourire, elle était sous les nuages, elle trouva ses parents assis sur le canapé à regarder la télé, s’approcha d’eux en les embrassant. Ils l’annonçaient qu’ils avaient versé une grosse somme d’argent sur son compte en guise de cadeau. - Nous sommes vraiment fiers de toi ma chérie ! Dit Bermann en caressant sa tête. - Je suis vraiment contente que vous soyez fiers de moi. Je vous aime beaucoup ! Répondit-elle. - Et nous, encore plus. Ajouta Marianne. - Pour la première fois, je me suis très bien amusée sans Nicky ! Reprit Leïssa. - Mais, grâce à lui. Opposa Marianne. - Que veux-tu dire par là maman ? - On a pas toujours besoin que quelqu’un soit présent pour ressentir sa présence ainsi que le sentiment de bien-être que ce dernier a l’habitude de provoquer, dès fois on a juste besoin de penser à lui, et automatiquement, ses moindres gestes, ses moindres mimiques errent dans nos esprits, il ne suffit que ce quelqu’un soit spécial. Je ne me suis pas empêchée de remarquer l’éblouissement de ton visage lorsque tu l’as aperçu dans la foule et, tu t’es vue après ton discours ? Tu t’es précipitée pour aller le prendre dans tes bras, tu n’as même pas vu terminer la cérémonie, il n’y avait que lui qui comptait. Je ne t’ai jamais vu aussi heureuse depuis quatre ans. - J’imagine qu’il n’y avait que moi dans la salle pour que tu arrives à analyser chacun de mes gestes et minutieusement mes expressions. Répondit Leïssa en haussant les sourcils. - N’as-tu rien à nous dire, à moi et à ton père ? Continua Marianne en espérant qu’elle avoue être tombée amoureuse de lui. - Que voulez-vous entendre exactement ? Parce qu’on dirait, que vous croyez déjà tout savoir. - Tu n’es pas et tu ne seras jamais assez maline pour moi qui suis très intelligente. Tu ne l’aimes plus comme un frère avoue-le. Insista Marianne. - Je ne l’ai jamais considéré comme un frère mais, plutôt comme mon meilleur ami. Tu veux entendre de ma bouche que je l’aime en tant qu’homme ? - Oui, est-ce si difficile que ça de l’admettre ? D’un fin rire, Leïssa embrassa à nouveau ses parents en les souhaitant bonne nuit. Puis, elle alla dormir dans la chambre de Nick, elle prit son portable, l’appela et passa la soirée à lui raconter comment était le reste de la journée après son départ. Depuis ce jour, elle accepta de communiquer avec lui quotidiennement pendant son voyage, ils parlaient de tout et de rien, leurs journées, ils se les racontaient, comme au bon vieux temps, ce fut le début d’une toute nouvelle étape de leur relation.
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