Or, ce jour-là Nick mourait d’impatience de revoir son amie, il se hâta de rendre visite à ses parents qui, ont failli ne pas le reconnaître, parce qu’il était trop beau et trop musclé…
- Mon fils ! Comme tu nous as manqué ! S’exclama Marianne en laissant glisser un sourire étincelant.
Il les prit dans ses bras en leur disant à quel point il était content de les revoir. Passant des heures à parler, raconter comment était ses années aux États-Unis.
- Nous avons apprits qu’entre toi et Leïssa, il n’y avait plus d’amitié, au début je pensais que ce n’était qu’une mauvaise blague, vous étiez tellement complices tous les deux. Lança Bermann en jetant un coup d’œil à sa femme.
- Depuis mon départ, on ne s’est jamais reparlé, elle a toujours refusé de répondre à mes appels et à mes messages et même ses boites émail, elle ne l’a pas consulté depuis. Soupira Nick.
- Tu as toujours su comment trouver une solution à tout depuis l’enfance alors, je sais que cette situation ne saurait te dépasser. Quoiqu’elle ait grandi, elle reste une gamine, c’est une enfant avec beaucoup trop de caprices et j’ignore comment elle a pu grandir comme ça car, on ne s’était pas permis de la gâter. C’est vrai que ça a toujours été comme ça entre vous, et ce n’est qu’avec toi qu’elle fait autant de caprices. Vous êtes des adultes maintenant, je ne saurais intervenir. Répondit Bermann.
- Ses comportements sont tellement décevants ! Ajouta Marianne en soupirant.
- Où est-elle en ce moment ?
- Elle est en cours.
- Je crois que je vais la rendre une petite visite, à tout à l’heure.
- D’accord fiston. Tu es tellement beau ! Et, tes cheveux, je pensais que tu allais les couper. Dit Marianne.
- Ma petite sœur Sawa m’aimait bien avec des cheveux, elle n’aurait pas voulu que je les coupe et à ma mère, je lui rappelais mon père, il avait, lui aussi des cheveux longs, même ces yeux globuleux, c’est de lui que je les tiens. Je ne vis que pour eux.
Soudain, une ombre passa sur son visage, éteignit son sourire et durcit ses traits…
De sa voiture décapotable rouge, Nick descendit, attirant les regards de tous les étudiants se trouvant sur la cour. Leïssa parlait à ses amis, ne l’ayant pas encore remarqué.
- Wow ! Regarde Leïssa, retourne-toi vite avant qu’il disparaisse, car c’est peut-être un ange descendu du ciel. Dit une de ses amies.
- Mais quoi ? De quoi tu parles ? Je….
Aucun mot de sa bouche, ne pouvait plus sortir. Les yeux grands ouverts, stupéfaite, elle le regardait.
- Tu disais ? Lui demanda son amie.
- Non, rien. Répondit Leïssa ne pouvant détacher ses regards sur Nick.
- Il est beau, non ? C’est un homme et un vrai ! Arrête de le regarder avec autant de concupiscence, il n’est pas à toi très chère ! Continua son amie en la secouant.
- Tu dis n’importe quoi.
- Ouais, je dis n’importe quoi comme toujours, mais là, tu n’arrêtes pas de mordre tes lèvres.
- Ce n’est pas vrai. Cria-t-elle.
- Tu le nies en plus. Mais, bon…
Nick s’approcha d’elle, d’un court moment de silence assourdissant et agréable, il prit soin de la contempler…
- Salut Issa !
- Je ne porte plus ce nom et la personne qui pouvait se permettre de m’appeler ainsi n’en est plus digne. Dit-elle en le dévisageant.
- Comment tu vas ?
- Tu es de retour on dirait.
- On dirait.
- Malheureusement, je ne saurais te souhaiter bon retour parmi nous, puisque cela m’importe peu.
- T’inquiètes, déjà le fait d’y avoir pensé, ça compte.
- Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Demanda Leïssa
- Et, comment je te regarde ?
- Ne me dit pas que tu t'attends à ce que je te prenne dans mes bras ? Ce temps est révolu, j’ai changé, je ne suis plus la petite Leïssa vulnérable que tu câlinais de temps à autre et qui en était devenue dépendante.
- C’est vrai, il y’a un peu de changement, mais au fond, tu es la même, tu es toujours cette enfant gâtée avec ses caprices soûlants et on dirait même que c’est ta nature. Mais, peu importe…. Je suis vraiment content de te voir, et je ne saurais te dire à quel point, tu m’avais cruellement manqué.
- Malheureusement pour toi, ce n’est pas réciproque. Dit-elle en haussant les épaules
-
T’en es sûre ?
- Je vois que tu portes toujours ce collier et ce bracelet !
- Ils me rappellent la personne la plus importante de ma vie, pourquoi les enlèverai-je ?
- J’ai cours, je dois rentrer.
Nick s’empressa de retirer son blouson et le lui donna…
- D’accord. Mais, tu ne rentres pas comme ça, tu te recouvres d’abord.
- Mais, pour qui tu te prends ? Tu as perdu ce droit Nick. Lança-t-elle en réprimant difficilement une envie de s’esclaffer.
En montant les escaliers, elle se retourna pour voir si Nick y était encore. Emplie par une forte envie de lui serrer fort contre lui, mais elle se laissa encore retenir par son orgueil. Pendant qu’elle s’apprêtait à franchir la porte, elle s’arrêta un moment en se demandant ce qu’elle perdrait à le faire. Soudain, elle courut vers lui, le prit dans ses bras, larmes aux yeux, refusant de le lâcher.
- Je me rappelle avoir failli regretter de ne pas t’avoir pris dans mes bras, je ne voulais pas revivre la même situation. Même si je te l’expliquais, tu ne comprendrais jamais à quel point tu m’as manqué. Je t’en veux tellement que j’ai une folle envie de te frapper jusqu’à ce que tu cries vouloir me remettre ces six dernières années et parvenir à m’en convaincre. J’ai juste voulu éviter d’avoir des regrets, je ne suis pas ton amie pour autant.
En lui détournant le regard, elle prit le blouson, et se recouvrit avec, comme le lui avait demandé Nick puis, elle rentra suivre le cours…
Elle ne pouvait s’empêcher de repasser les images de Nick dans sa tête, du cours, elle n’avait vraiment rien retenu, elle souriait de temps à autre et les filles n’arrêtaient pas de lui dire à quel point son ami est beau. « On donnerait n’importe quoi pour qu’il nous serre aussi fort dans ses bras, et même pour nous regarder comme il l’a fait avec toi. Comme tu as de la chance ! » disait l’une d’entre elles. Elle refusa de leur parler de Nick, ça la rendait jalouse que toutes les filles soient subjuguées par lui.
Après les cours, elle se précipita de rentrer, la journée était trop longue et elle s’ennuyait à mourir…
- Bonsoir maman ! Dit-elle en montant à grand pas les escaliers.
Depuis le salon, elle avait entendu Nick jouer du violon. Passa dans sa chambre, déposa sa valise et monta sur le toit.
- J’ignorais si l’enfant de nulle part demeurait toujours en toi, tu ne te sépareras donc jamais de ce vieux violon.
- L’enfant de nulle part ne demeure pas en moi, je suis l’enfant de nulle part. Et, ce sont les choses vieilles qui sont toujours symboliques.
Nick déposa son violon, s’approcha d’elle en l’intimidant par ses regards, tenant son menton et dit :
- Je vois de l’amertume dans tes yeux, de l’orgueil, du mépris, mais je vois aussi une forte envie de les bannir. Pourquoi tous ces sentiments à la fois ? Est-ce à cause de la souffrance que je t’ai causée que tu as pu les nourrir ? Euh oui, tu as changé et c’est bien malheureux. Tu inspires tant de méfiance, la seule chose que tu as pu garder pendant toutes ces années, c’est ta sensibilité. Tu es devenu celle que jamais, j’aurais voulu que tu sois et ne me dis pas que c’est par ma faute. En décidant de rompre notre relation, tu croyais peut-être pouvoir extérioriser ta souffrance ou la faire face, mais on dirait que tu l’as juste poussé à l’extrême jusqu’à rendre la mienne insupportable. Contrairement à toi, je n’ai pas trop changé.
- Cela reste quand même ma vie, tu n’as pas à t’en mêler. Répondit-elle d’un ton fier et arrogant.
- Oui, je sais. Même si l’ombre de l’incertitude t’apparaît en plein visage et pourquoi ce n’est pas de la fierté ? Mais, peu importe cela reste quand même ta vie.
Leïssa ne savait quoi lui répondre et de son silence, Nick se remettait à jouer, elle retourna dans sa chambre, se déshabilla et fila sous la douche. Elle avait des devoirs à rédiger, mais elle ne pouvait guère se concentrer.
Une vingtaine de minutes plus tard Nick entra dans sa chambre, et la trouva en train de somnoler. Il jeta un coup d’œil dans ses cahiers, la secoua pour la réveiller…
- Tu dors pendant que tu as un tas de devoirs à faire.
- Quoi ? Mais, qui t’a dit que tu pouvais entrer comme ça dans ma chambre ? Répondit Leïssa d’un air furieux.
- Désolé, je ne voulais pas être impoli, mais ne laisse pas tes devoirs inachevés. Répondit Nick en s’empressant de quitter la chambre.
Le jour tirait à sa fin, le soleil n’allait pas tarder à disparaître et les amis de Leïssa étaient venus la chercher, ils avaient l’habitude de sortir ensemble et rester tard dans la nuit à s’amuser. Nick ne pouvait que la regarder partir, il n’avait pas son mot à dire.
De ce moment, il profita de mettre les parents de Leissa au courant qu’il avait acheté un appartement pas loin de chez eux.
- Mais, quand comptais-tu nous le dire ? Demanda Bermann d’un air surprit et fier.
- Aujourd’hui. Je suis navré de ne pas vous l’avoir dit plutôt. Répondit Nick.
- T’inquiètes, on est fier de toi et heureux de te voir réussir ta vie. Je suis sûre que ta famille aussi, de là où elle demeure. Et, certainement, je ne m’étais pas trompée à ton sujet, dès la première fois que je t’ai vu au commissariat, j’avais su que tu n’étais pas n’importe quel enfant. Ajouta Marianne.
- Vous avez accueilli un enfant de nulle part dans votre maison, sans savoir qui il était, sans me connaître, vous m’avez offert la chance de faire partie de cette classe aussi importante soit-elle. Grâce à vous, je suis ce que je suis aujourd’hui et toute ma vie, je vous serai reconnaissant, mais le temps est venu pour moi de voler de mes propres ailes.
- Peu importe que tu utilises tes propres ailes, dis-toi que tu en as une de rechange. On sera toujours là pour toi et tu resteras toujours notre fils. Dit Bermann.
- Merci infiniment, je vous aime beaucoup.
- On t’aime aussi Nick ! Tu n’es pas en train de nous faire un adieu quand même ? Tu ne comptes pas partir aujourd’hui ? Demanda Marianne curieusement.
- C’est juste un au revoir, après tout, je ne serai pas si loin.
- Ah bon, d’accord fiston. Avant de partir, tu ne comptes pas me rejoindre à l’entreprise ? Une main d’œuvre aussi qualifiée, je ne saurais la laisser filer, j’ai beaucoup trop de concurrent. Lui demanda Bermann.
- Mieux encore, je comptais vous demander de me vendre des actions de votre entreprise.
- Vraiment ? Là, tu m’impressionnes mon fils ! On en reparlera demain Dieu voulant à mon bureau.
- D’accord.
Il était déjà tard et Leïssa n’était pas encore à la maison. Nick l’appela, mais elle refusa de répondre. Marianne lui fit part de l’endroit où elle rencontre ses amis et Nick se précipita pour aller la chercher, il était assez furieux de savoir qu’elle avait un tel comportement.
En arrivant là-bas, sans se laisser remarquer, il observa Leïssa en train de jouer avec ses amis. Soi-disant le couple perdant embrasserait les couples participants. Celui de Leïssa avait perdu et pendant qu’elle s’apprêtait à embrasser tous les garçons, Nick prit une grosse voix pour l’effrayer en citant son nom. En sursaut, elle se leva de sa chaise, sans s’excuser auprès de ses amis, elle se dirigea vers sa voiture et rentra chez elle.
À la maison, elle s’enferma dans sa chambre afin d’éviter de croiser les regards de Nick, elle en avait honte. Mais, Nick s’intéressait peu à la suite de cette situation aussi gênante soit-elle. Bouillant de fureur, il enfila son pyjama et s’endormit
Le lendemain matin, Leïssa s’était rendue en cours, elle était perturbée par ce qui s’est passé et le mutisme de Nick le poussait à bout. Pendant qu’elle était sur la cour, un de ses amis s’approchait d’elle pour l’embrasser, c’était son habitude de jouer à ce petit jeu là et brutalement, elle l’avait repoussé.
- Mais, qu’est-ce qui te prend aujourd’hui ? T'es-tu levée du mauvais pied ma belle ? Je ne peux plus t’embrasser maintenant ? Mes lèvres charnues ne sont-elles plus à ton goût ? Ou est-ce à cause de ton charmant Nick qui t’a surpris hier soir ? J’ai vu comment tu t’etais précipitée pour rentrer, c’est sûr que ce mec a une grande influence sur toi. Dit-il.
- Laisse-moi tranquille et, non, tu ne peux plus m’embrasser, c’est terminé, ce jeu. Répondit Leïssa en lui bousculant.
D’un geste brutal, il l’attrapa par le bras…
- Regarde-moi. Continua le jeune garçon.
- Qu’est-ce que tu veux ? Des sillons se creusèrent sur son front.
- Tu es en train de tomber amoureuse de ce mec ? Dit-il d’un petit ton impertinent.
- Fiche-moi la paix, en aucun cas, cela ne te regarde.
- Ok, c’est bon ! Mais, crois-moi, jamais, tu ne pourras l’intéresser. Tu l’as vu ? Il semble être tellement strict ce mec, avec ses principes et ses valeurs. Tu es trop mauvaise fille pour lui, il ne s’intéressera jamais à celle de ton genre, seuls les mecs de mon genre sauront te dompter. Et, plus vite, tu l’accepteras moins, tu souffriras.
Après les cours, Leïssa refusa de sortir avec ses amis, elle était toute étrange, elle rentra à la maison et alla s’asseoir sur le toit. Elle réfléchissait un peu à sa vie, les choix qu’elle faisait et la manière dont elle se comportait. Les mots de son ami ne l’avaient point quitté de toute la journée, elle se disait ne plus être digne de Nick.
Nick était rentré, se dirigea dans sa chambre, fila sous la douche puis, il remonta sur le toit pour jouer du violon, c’était sa routine à chaque fois qu’il sortait du boulot. Leïssa se tua à aller lui parler.
En s’approchant, elle fredonna la musique que jouait Nick, en fermant les yeux, elle se mit à chanter jusqu’à attirer les regards de Nick.
- Si ta passion était les femmes, quelle chance auraient-elles ! S’exclama-t-elle.
- La même chance que les hommes auront eue !
- Pourquoi es-tu resté le même ? Comment peux-tu être si fort ?
- Pourquoi devrais-je changer ? Comment ne pas être fort quand on sait que, c’est seulement en se battant qu’on survit ? « Dans la vie, il n’y a que de rudes combats. » c’est ce que disait toujours mon grand-père. J’ai appris qu’il ne faut pas laisser la douleur influencer notre moi intérieur, on doit être maître de ce qu’on devient.
- J’ai appris par ma mère que tu vas déménager ?
- C’est vrai.
- Tu ne comptais pas me le dire, on dirait.
- Ce genre de détail à mon sujet ne t’intéresse peut-être plus, je me suis dit.
- Toi qui sais toujours tout sur moi, tu t’es trompé cette fois.
-
Vraiment ?
- Absolument Nick ! Peut-on parler de l’autre soir ? Demanda Leïssa en rétrécissant ses yeux.
- À quel sujet exactement ?
- Tu oses me le demander ? Tu plaisantes ou quoi ?
- Non, je ne veux même pas oser en parler.
- Pendant que tu laisses tes regards me torturer ?
- Ce n’est pas volontairement que je le fais, chacun se mêle de sa vie, je l’ai bien compris et cette fois, je l’ai aussi retenu, rassure-toi.
- Tes yeux démentent ta bouche. Tu ne voudrais pas que je reste vierge jusqu’à ce que tu m’en donnes la permission quand même ?
- Est-ce que vraiment, tu t’entends parler ? Parce que t’as aussi perdu ta virginité dans un jeu ?
- Parce que peut-être, tu aurais voulu être celui qui joue ?
Dans les yeux, Nick prit soin de la regarder…
- Oh non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, je suis désolée. Reprit-elle honteusement.
- Ça ne semble pas être une erreur pourtant, ce propos te ressemble fort bien, tenant compte de la toute nouvelle personne que tu nourris en toi. Excuse-moi, je vais me coucher.
- Attends ! Je ne suis pas celle que tu crois.
- Pourquoi tu me laisses croire que t’es quelqu’un ? Nos actions nous définissent et, ce n’est que par nos actions que les autres se permettent de nous juger. Mais moi, je ne juge pas, ce n’est pas moi ton juge, je ne saurais l’être ! Bonne nuit Leïssa !
Nick était rentré se coucher, il était mort de fatigue. Leïssa ne pouvait pas dormir, elle resta sur le toit et y passa la nuit dans le froid, sans aucune couverture. Nick, décidant de préparer le petit déjeuner pour la famille et, tôt, il s’était réveillé, profita curieusement d’aller voir Leïssa dans sa chambre. Arrivé, il aperçut qu’elle n’y était pas, d’un air surprit, se demandant où elle pouvait être ? « Je me suis couché tôt hier soir, elle n’a pas pu bien sortir avec ses amis dans la soirée » se disait-il. Et d’un coup de tête, il se dirigea sur le toit, la trouva, blottit dans un coin.
Le cœur en émoi, secoué de pressentiments inquiets, il se hâta de courir l’attraper, saisissant d’une main sa hanche et de l’autre main ses jambes, la porta jusqu’à sa chambre puis, retourna préparer le déjeuner, en emportant sa part dans sa boîte à lunch et se rendit au bureau.
Au réveil, la gouvernante avait affirmé à Marianne qu’elle n’avait rien fait du tout, et que tout était déjà préparé. Marianne avait compris que c’était Nick. Leïssa, avant de se rendre en cours, était allé lui parler à son bureau, elle voulait s’excuser pour son comportement d’hier soir.
- Bonjour Nick !
- Tout va bien ? Lui demanda Nick.
- Oui, pourquoi ?
- Tu n’étais pas rentrée te coucher hier soir, il ressemble que tu te torturais dans le froid.
- Pourtant, je n’avais pas froid.
- Bien sûr, c’est ce que j’ai remarqué, ton corps ruisselait de sueurs. Répondit Nick ironiquement.
- Alors, c’est toi qui m’avais ramené dans ma chambre ?
- Et ? Parce que je n’ai pas non plus le droit de te toucher ?
- Ce n’est pas ce que j’allais dire.
- Et qu’allais-tu dire ?
- Merci de m’avoir porté jusqu’à ma chambre.
- Ce n’est rien.
- Mais, ce n’est pas pour te remercier que je suis venue. Je voulais m’excuser pour hier soir, je n’aurais pas dû te répondre de cette manière, je suis sincèrement désolée.
- Ce n’est pas d’une excuse qu’il te faut, c’est de ta conscience, de ta lucidité, car tu pourras toujours t’excuser mille et dix mille fois jusqu’à en avoir répit. L’important, c'est que tu redeviennes la fille que tu étais. Si cela te tourmente autant, jusqu’à te torturer dans le froid, c’est parce que tu n’es pas fière de la personne que tu es devenue. Alors, décide-toi pendant qu’il est encore temps. Je dois travailler ! Va en cours, sinon tu risques d’être en retard.
- Tu fais toujours attention à tout, toi !
- Sois prudente !
- Le petit déjeuner a été très savoureux, ma mère en a fait des éloges.
- Merci !
C’était la dernière nuit que Nick allait passer dans la maison, il rentra de très tôt, commanda de la pizza et réunit tout le monde, la famille ainsi que les personnels et en leur jouant du violon, il les remercia pour leur attention et d’avoir pu prendre soin de lui pendant toutes ces longues années. Une soirée assez triste pour tout le monde.
- C’est sûr que tu as grandi mon fils, tu es devenu un homme maintenant, mais rappelle-toi que nous serons toujours tes parents et que, pour certaines décisions que tu auras à prendre dans ta vie, tu devras avoir notre accord. Lui dit Bermann.
- Je le sais fort bien! Répondit Nick.
- Tant mieux alors !