Chapitre 12 Elle revint, songeuse, vers la voiture où l’attendait Mercantoni des questions plein les yeux. — Alors ? — Alors rien ! Ils ont reconnu qu’un voyeur sévissait depuis déjà quelques années, particulièrement au mois d’août, mais ils n’ont jamais entendu parler de plaintes concernant la presqu’île d’Arradon. C’est vous qui les avez reçues ? — Non… Après réflexion, il ajouta : — Ça doit être le patron. — Le commissaire Chasségnac ? — Lui-même. Elle s’étonna : — Est-il d’usage que votre commissaire recueille les plaintes d’une telle nature ? — Non… fit Mercantoni laconiquement. — Il me semble qu’un officier de police pourrait suffire à cette tâche. — Certes… C’est pourtant ainsi que cela s’est fait. Un matin, le patron m’a fait monter et m’a dit : « Mercantoni, je reçois


