VIII – OÙ LE GRAND MARQUIS PREND PEUR-1

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VIII – OÙ LE GRAND MARQUIS PREND PEURIl y avait un peu plus d’une heure que duc et marquis étaient en tête à tête. Un fumet de mauvais lieu planait dans la grande pièce où, le verre en main, ils avaient fait connaissance ; de nouvelles taches s’étalaient sur la nappe armoriée, un plus grand nombre de flacons brisés jonchaient de leurs tessons le parquet maculé et, cependant, la plus parfaite harmonie semblait régner entre les convives. — Or donc, seigneur, mon aimable beau-père, dit Roland en repoussant son siège, je vois que nous ferons facilement une paire d’amis. Nos goûts sont identiques : néant de scrupules, amour des vins frais et des femmes dito… — Hein ! la marquise Marie s’est un peu défraîchie durant mon absence… Celle que je vous destine me chausserait davantage à cette heure.

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