VIQuand elle se réveilla, elle ne pensait plus aux événements de la veille. Son esprit était tourné vers la journée qui commençait. Elle sauta du lit pour aller au bord du Sach promener Mathilde, songeant que la pauvre resterait enfermée jusqu’à la fin des cours. Et le Sach fascinait Marie. Avoir une plage et la marée à sa porte sans être au bord de la mer lui paraissait un privilège extraordinaire. La rive d’en face, agréablement pentue et verdoyante, avec quelques maisons dispersées au milieu de prés et de petits bois, était l’horizon rêvé pour elle, sortie d’une enfance passée en Alsace, en Auvergne et autres lieux granitiques, davantage peuplés de vaches que de grands navires. Le Sach lui rappelait aussi Fort Espagnol où elle allait parfois rendre visite à des amis dont la maison domin


