XLIXIls firent un détour par Kerloc’h pour marcher un moment sur la plage. Cette plage qui était donc la cause innocente de toute l’histoire. Des rouleaux énormes poussés par la marée montante éclataient en gerbes étincelantes et quelques surfeurs profitaient du beau temps pour jouer avec la puissance et la vitesse des vagues. Jouer, se laisser porter, glisser, garder son équilibre en se grisant de ces forces sauvages. Et parfois la chute. Tout entière baignée de soleil, la baie, en demi-cercle parfait, semblait un amphithéâtre où l’océan interprétait une métaphore muette de la vie. Comment imaginer d’emprisonner, de comprimer dans le béton cette merveille, cette architecture naturelle intacte depuis l’aube des temps ? D’en faire un fossile de la vie infiniment renaissante ? Pourquoi voulo


