XJG avait cessé de poser des questions à Marie-Jeanne. À quoi bon la torturer inutilement ? Mais après un long silence où elle avait bu son café à petites gorgées en laissant errer son regard au loin sur la mer, elle avait retrouvé le fil de ses confidences. Peut-être parce qu’un goéland s’était posé sur la terrasse, attiré par les galettes restées sur la table. Elle lui en lança une qu’il attrapa au vol. — Il vient souvent celui-là quand je prends mon café. Il me connaît. Lui au moins, il ne me fuit pas. Oui, mon fils vit maintenant à Roscoff. Et apparemment, il ne veut plus me voir. S’il savait… Elle ne finit pas sa phrase. Et comme JG se préparait à se lever pour partir, elle se leva la première et, regardant la baie qui scintillait au soleil d’octobre puis le goéland qui s’envolait,


