XIÀ la fin de la soirée, sans aucune raison apparente, ou peut-être à cause de la fatigue parce qu’il avait travaillé très tard, JG sentit à nouveau s’installer autour de lui une atmosphère désagréable, hostile. Le silence même de la maison se trouvait comme empoisonné, chargé soudain d’une pesante illusion de présence, invisible mais persistante. Il voulut l’ignorer. Absorbé par son travail, il venait de lire longtemps sans faire attention à l’heure. Deux pleins cahiers de notes et de réflexions personnelles, plus ou moins naïves mais parfois intéressantes, concernant les rêves littéraires de Vincent Le Goff et soigneusement datées des deux années précédant son départ sous les drapeaux. À première vue au moins, rien de particulièrement original pour cette époque-là. Des citations, comme


