Chapitre 12

1780 Mots
Qui l'aurait cru ? Une fille comme moi en train de bavarder avec shérif au téléphone, c'est incroyable! A travers notre discussion j'ai compris que l'argent ne fait pas le bonheur, et il faut souvent se méfier du paraitre. A travers notre discussion, j'ai aussi noté qu'il n'était pas si redoutable qu'il ne le paraissait, peut-être qu'il porte seulement une carapace, un masque comme tout le monde d'ailleurs. Une étonnante surprise m'a parcouru le corps lorsque j'ai décelé chez cet homme une certaine timidité voire un manque de confiance. Lorsqu'il m'a suggéré de m'accompagner, je ne savais plus quoi dire, j'étais venue juste déambuler m'acheter quelques friandises et partir et en plus j'avais décidé de l'oublier et passer à autre chose car il ne fait plus l'ordre d'une mission. J'avais en dévers moi 10.000 F, alors pour faire vite et prendre la poudre d'escampette, j'ai acheté deux corn flakes et un paquet de chewing-gum menthe. Il était derrière moi et lorsque je lui ai dit que j'avais fini il était ébahi. _ c'est tout ce que tu prends ? Des corn flakes?'avait il dit. _ oui, et l'un est pour toi ? Lui tendis-je. _ Merci. _ de rien. Je dois aller chez une amie alors à bientôt. M'empressai-je le pas dehors. Une fois dehors il m'appela sûrement pour que j'arrête de  le fuir. _ j'ai l'impression que tu me fuis ou je me fais des idées ? Disait-il doucement. _ non non c'est juste que je dois aller chez mon tailleur. _ t'avais pas dis ça tout à l'heure. Bon je te laisse puisque tu as autre chose à faire et désolé si je t'ai dérangé. Ravie de te revoir. Disait il en se dirigeant vers sa voiture. _ attend, attend shérif. Désolée c'est que , je ne, je ne.... _ t'inquiète pas, prend soin de toi. _ attend. Il se stoppa de nouveau. Tu veux bien me déposer ? _ oui aucun problème. Allons y. Articulait-il doucement. _ merci. Durant le trajet, il était un peu distant et parlait peu. Je me suis un peu sentie bête et gênée j'ai alors décidé d'émettre un son pour détendre l'atmosphère. _ comment va au boulot ? _ bien, on gère. _ c'est bien alors. Après cette échange plus rien d'autre.C'était un silence gênant qui régnait dans la voiture. Shérif était devenu muet d'un coup et avait l'air un peu triste. Ça devenait insupportable tout ce que je voulais c'était évaporée. Je regardais dehors à travers la vitre sans rien regarder au fait,  je l'ai entendu dire quelques mots à son chauffeur mais j'y prêtais pas une once d'attention et bizarrement la voiture s'est arrêtée mais pas devant chez moi. Nous étions devant chez un restaurant. _ Assia, suit moi stp je n'en ai que pour 3 minutes. Que répondre? car il était déjà dehors et se dirigeait vers ce restaurant. On a pris une table et subitement une serveuse est venue nous saluer avec un cocktail de jus. _ je voulais juste éclaircir ceci Assia si c'est ce que tu crois....... _ je ne crois rien où est ce que tu veux en venir ? Le coupais-je _ pourquoi tu as menti tout à l'heure ? _ à propos du tailleur? _oui. _ je suis désolée. _ je ne te draguais pas si c'est ce que j'ai laissé voir. Je voulais juste discuter. _non non , c'est pas ce que j'ai pensé, c'est juste que..... Au fait je suis vraiment désolée shérif mais puisqu'on est là à moins que je ne t'ai coupé l'appétit de discuter, allons y, discutons car moi aussi j'en ai besoin. Disais-je pour me faire pardonner. _ tu dis ça pour te racheter? _ disons ça alors. _ il est bientôt 20h tu es sûre que je ne prends pas trop ton temps ? _ non, t'inquiète pas. Il a commandé un dibi, et en a fait livré à  medoune son chauffeur dont j'ai retenu le nom dans la voiture. Nous mangions nous riions nous nous amusions comme des anciens amis. Ça lui a plu de parler avec moi disait-il. Il ne parlait pas de sa vie privée mais de la vie en générale. C'était un moment que je n'oublierai jamais car pour une fois  je suis assise en face d'un homme sans avoir des idées farfelues  et obscènes de coucher avec lui ou de l'arnaquer. On a échangé nos numéros de téléphone et il m'a déposé devant chez Lahad vers 21h. Arrivée dans la maison pas d'ombre de Lahad, je me suis couchée alors sur le lit en revivant les moments passés avec shérif, c'était un homme très gentil. Pour une fois, j'ai discuté avec un homme sans qu'il ait l'intention de me draguer. Une quart d'heure après je l'ai appelé pour voir s'il était bien arrivé et c'est comme ça qu'on a reprit notre discussion au téléphone, j'en croyais toujours pas qu'il me parlait à moi. Le rapport détaillé que ma mère m'a remis sautait des trucs ou s'en passait. Le cliquetis des clés qu'on introduisait dans la porte de l'appartement m'a fait revenir sur terre avant de prendre congé de mon nouveau ami. _Chéri c'est toi? Demandais-je en me dirigeant au salon. Il était là, assis sur le fauteuil, les yeux rouge le visage pauvre et raide , il tapotait son pied droit sur le sol signe de la nervosité et ne me regardait même pas. _ Lahad c'est à toi que je parle, dis quelques chose tu me fais peur je te jure. Qu'est ce que tu as? _ tu étais où ? _ j'étais sortie prendre l'air. _ avec qui ? _ avec  avec personne mais enfin de quoi tu parles? _ je suis revenu ici vers 18h 30 car je ne voulais pas rester à la cérémonie sous peine que tu te sentes seule parce que évidemment tu ne m'avais pas dit que tu sortais. J'ai pensé que tu avais réfléchie suite à notre discussion d'hier nuit d'aller te réconcilier avec ta mère, ne souhaitant pas que tu sois seule avec elle je me suis dirigé chez vous. Et devine quoi? Vociférait-il. Mon coeur battait à tout rompre, je ne voulais même pas qu'il continue son récit car je crois savoir ce qu'il a bien vu. Lahad parlait fort et on voyait qu'il avait mal, très mal. Pour essayer de le calmer, je me suis posée sur ses genoux mais aussitôt fait aussitôt il m'a poussé violemment à terre, là mon coeur était prêt à lâcher. _ comment oses tu, comment ? Ne me touche plus Assia c'est clair ? Ahhh je comprends, tu savais c'est ça hein, tu savais depuis le début que ta mère couchait avec mon papa, dis moi la vérité ou je te tue tout de suite. Criait il comme un fou. _……… _ je m'en doutais, tu es aussi p**e que ta mère. Vous ne valez rien. Je regrette d'avoir assisté à ça, ta mère sur les genoux de mon père en train de s'embrasser comme des vampires. _ Lahad j'ai absolument rien à voir avec ça, laisse moi t'expliquer stp. Essayais-je de dire calmement. _ m'expliquer quoi Assia car ta mère l'a fait à ta place. _ qu'est ce qu'elle t'a dit ? _ mais la vérité bien sûr. Je ne savais pas que tu te prostituais pour acheter vos denrées alimentaires, ni que tu arnaquais les hommes pour survivre. _ non non non non Lahad ne dis pas ça je t'en supplie. Disais-je en sanglot. _ comme ça t'allais pas te marier avec moi? _ qu'est ce que tu dis ? Je te jure que c'est pas vrai. _ ta mère m'a dit que c'était toi qui avais eu l'idée de la brancher avec mon père ? Elle m'a montré des vidéos où tu chevauchais comme une dévergondée au dessus de tes clients, comment tu leur suçais leurs bites et croire que j'avais l'exclusivité, ohh que j'ai été naïf. Naïf de t'aimer, j'étais prêt à tout pour toi malgré les dires de ma famille que tu n'étais pas une fille bien, j'étais aveugle et dupe d'une duperie incroyable..... _ laisse moi t'expliquer, ce n'est pas ce que tu crois. _ tu m'as plus que déçu Assia, tu me dégoûtes. OK parce je ne suis pas riche ni assez beau que tu m'as pris pour un con. Et pourtant Assia, et pourtant..... Malgré mon faible revenu j'ai toujours pris soin de toi, tu ne manquais de rien Assia, je partageais tout avec toi, toujours au 30 du mois tu reçois ton argent de poche, qu'est ce que j'ai fait pour mériter une telle punition ? Je ne sais pas ce qui me dégoûte le plus entre voir ta mère sur les genoux de mon père ou tes vidéos répugnantes en train de bouffer la queue de ces hommes. _ rien de ce que Anna t'a dit n'est vrai Lahad, stp accorde moi le bénéfice du doute , je t'aime tu le sais... Disais-je en pleure _ arrêtes moi tes larmes de crocodiles je t'en prie. Sors de chez moi toute suite et ne remet plus tes sale pattes ici... Mes jambes étaient paralysées, gisée sur le sol j'étais incapable de me lever et faire ce qu'il me demandait. Ma gorge était asséchée à force de sangloter. _ Assia, si je me lève tu auras de sérieux problèmes, je veux plus me répéter, va prendre tes morceaux que tu as et hors de ma vue. _ d'accord mais avant laisse moi t'expliquer stp. Il se leva brusquement comme un possédé pour m'attraper et me jeter sur le canapé avant de se positionner au dessus de moi. J'avais peur et n'avais pas la force de me débattre car Lahad m'étouffait la gorge avec ses mains comme s'il voulait me tuer. Je ne parvenais plus à respirer correctement, j'ai cru que j'allais mourir, que mon heure avait sonné que j'allais plus revoir ma mère pour qu'elle m'explique ce qu'elle a raconté à Lahad et subitement, entre soupirs et grognements, il me lâcha en me donnant une très jolie gifle. _ tu prends tes bagages et tu déguerpis tout de suite avant que je ne commette l'irréparable. Lèves-toi et dehors. Criait il. Grâce à une force venue de nulle part, je me suis levée, prendre vite fait mes bagages et sortir sans un regard dernier vers Lahad. Il faisait très froid à cette heure, ne sachant quoi faire ni où aller, j'extirpe mon téléphone dans mon sac après qu'une idée m'est venu à l'esprit. _ allô......... Une petite idée de qui Assia appelle ? Bonne lecture . . . . . . . . . . . .
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