III M. BULOZ. M. Buloz n’est pas un homme ordinaire. Il possède éminemment, l’on pourrait dire jusqu’au génie, le caractère distinctif des Coquelet, qui est de tâter l’opinion d’une certaine foule, de la connaître, de s’y asservir et de l’imposer. Il l’impose par le moyen du tact non moins sûr et non moins exercé qui lui soumet les faiblesses communes des gens de lettres. Je doute que l’on puisse trouver dans l’histoire d’aucune littérature un Mécène ni un censeur, soit particulier, soit prince, soit magistrat, qui ait exercé une pareille influence sur les Lettres de son temps. Consultant le pouls intellectuel de Coquelet, M. Buloz inspire, dirige, corrige, rature, modifie les matadors de l’esprit contemporain ; et les plus fiers ne sont ou n’ont été longtemps que les truchements de sa


