I DEUX CONFESSIONS. Je viens de recevoir la confession de deux dames. Je les ai rencontrées dans un lieu où elles fréquentent fort et parlent volontiers, toujours à dessein de se faire entendre. Je ne dis pas qu’elles se proposent de livrer leurs secrets, surtout d’avouer leurs péchés ; néanmoins elles se confessent, et assez gravement. Le désir de piquer, le besoin d’étonner, un fonds naturel d’impertinence, un certain goût du scandale, la naïveté aussi, parfois même un accident de sincérité, tout cela ensemble amène au jour des indications précieuses ; on finit par attraper tous les secrets et par connaître tous les péchés, jusqu’aux péchés ridicules. Ah ! ce n’est pas beau ni honorable, une confession sans repentir et sans lumière ! et ce n’est pas gai non plus, puisqu’enfin cette co


