– En effet – dit Rodolphe après quelques minutes de réflexion – je me souviens maintenant que votre mari, à une année d’intervalle me fit successivement part de deux mariages projetés qui, près de se conclure, avaient été brusquement rompus, m’écrivait-il, pour quelques discussions d’intérêt… Madame d’Harville sourit avec amertume et répondit : – Vous saurez la vérité tout à l’heure, monseigneur… Après avoir lu la lettre du vieux notaire, je ressentis autant de curiosité que d’inquiétude. Qui était M. d’Harville ? Mon père ne m’en avait jamais parlé. J’interrogeais en vain mes souvenirs ; je ne me rappelais pas ce nom. Bientôt madame Roland, à mon grand étonnement, partit pour Paris. Son voyage devait durer huit jours au plus ; pourtant mon père ressentit un profond chagrin de cette sépa


