CHAPITRE III - Clémence D’Harville-4

2841 Mots

– Mais enfin, vous fût-il étranger, ennemi, la vue de ses souffrances doit vous apitoyer : votre cœur est noble et généreux ! – Mais puisse les calmer, ces souffrances ? Si encore ma voix était entendue, si un regard reconnaissant répondait à mon regard attendri !… Mais non… Oh ! vous ne savez pas, monseigneur, ce qu’il y a d’affreux dans ces crises où l’homme ne voit rien, n’entend rien, ne sent rien, et ne sort de sa frénésie que pour tomber dans une sorte d’accablement farouche. Quand ma fille succombe à une de ces attaques, je ne puis que me désoler ; mon cœur se déchire, je b***e en pleurant ses pauvres petits bras roidis par les convulsions qui la tuent… Mais c’est ma fille… ma fille !… et quand je la vois souffrir ainsi, je maudis mille fois plus encore son père. Si les douleurs de

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