La villa des roses.Il est des gestes, apparemment anodins, qui peuvent influencer le cours d’une vie. C’est un de ces gestes que Simon fit en appuyant sur le timbre électrique. Il croisa aussitôt après le regard de sa femme qui, visiblement, n’aimait pas l’endroit. Un moment d’attente qui leur parut long s’écoula. Une voix au-dessus de leur tête dit : – Oui, qu’est-ce que c’est ? Une vieille dame au buste maigre se pencha à la fenêtre du 1er étage. Simon recula d’un pas et demanda : – C’est bien ici qu’il y a une maison à louer ? – Je descends ! dit la vieille femme en refermant, avec une vigueur surprenante, les volets et les battants. La villa, d’une architecture très ancienne, était imposante ; sur la façade, l’état de la peinture dénonçait un abandon total d’entretien. Maintenant


