Il y eut un silence. Marise s’affaira à son ménage sans être pour autant convaincue. Elle dit après un moment comme si elle tenait cet argument en réserve : – On prétend dans le quartier qu’elle a de mauvaises influences sur les gens et qu’elle a poussé au suicide l’ancienne locataire ! Simon faillit avaler de travers sa gorgée de café. Il laissa cette fois éclater sa mauvaise humeur : – Qui est l’imbécile qui t’a raconté ces sottises ? lança-t-il. Marise ne fut nullement impressionnée. Elle monta elle aussi d’un ton : Madame Benoît ! elle connaît la propriétaire depuis des années et elle sait de quoi elle parle. – Tu veux dire la voisine d’en face, cette vieille commère qui inventerait n’importe quoi pour se rendre intéressante ? s’exclama Simon la colère au bord des lèvres, cela ne


