III Il eût été difficile de dire si M. de Crillon, qui n’était guère superstitieux, croyait aux paroles de l’homme masqué. Cependant le bon chevalier était grave et soucieux, et son front s’était imperceptiblement plissé lorsque le nécromant reprit la main du roi. Ce second examen fut encore plus long que le premier. – Mais parlez donc, monsieur, dit le roi qui s’impatientait. – Sire, dit l’inconnu, si Votre Majesté désire savoir l’avenir tout entier, il lui faut de la patience. – Cet avenir est donc bien sombre ? – Je ne sais encore. – Ah ! fit le roi. Que vous faut-il donc pour le savoir, monsieur ? – Je désirerais un vase rempli d’eau. Le roi frappa sur un timbre : un page reparut, et, sur l’ordre qu’il en reçut, il alla quérir le vase que demandait l’homme au masque. Le vase


