II – Voyons, mon bon Crillon, dit le roi, qui se mit sur son séant, vous devez être versé en la science des gens qui lisent l’avenir ? – Moi, Sire ? – N’êtes-vous pas d’Avignon ? – Qu’est-ce que cela prouve ? – Mais j’ai toujours ouï dire, dit naïvement Henri III que les gens du Midi lisaient dans les astres, prédisaient l’avenir et expliquaient les songes. – Les Italiens, peut-être, Sire, mais non les Provençaux. – Ah ! tant pis ! murmura le roi. – Mais, reprit Crillon, ce matin, précisément, un homme qui se prétend expert en ces matières rôdait aux environs du château. – Et vous l’avez laissé partir ? – Il y a de cela, dit Crillon, une heure à peine. – Ah ! – Et peut-être n’est-il pas bien loin. – Eh bien, courez, chevalier, courez vite, trouvez-le et amenez-le-moi. – Je va


