Lorsque nous entrâmes dans la cabane, toutes nos craintes se révélèrent. Il y avait deux pièces, celle que je connaissais déjà encombrée de mille et une choses. Quant à l’autre, j’avais toujours pensé que c’était un endroit privé, celui de Main Jaune et de Wilcox. Mais non. Juste un endroit macabre. Un coffre recelait leurs fameuses prises de guerre, leurs horribles forfaits et mutilations sur les Indiens : des centaines de scalps ! Des peaux de bisons jonchaient le sol. C’étaient des tueurs d’Indiens, dans tous les sens du terme... Écœurés, nous prîmes toute la nourriture. Nous traînâmes les corps des hommes à l’intérieur, puis nous répandîmes du pétrole et mîmes le feu. Cela fit un beau brasier, il devait se voir de loin, éclairant le noir sombre de la nuit. Une nouvelle lune, et une no


