Ce qui de sa part était un compliment. Il sentait que la peur était exclue de mes sentiments et de mon être. L’admiration qu’il portait à Joseph, bien qu’il ait été dans le passé son ennemi, prouvait quelque relent de soldatesque réelle. Il aurait pu être un humain, un vrai au sens du terme, si l’argent et ses sombres relations, ne l’avaient pas autant mené. Mais la chair est si faible ! Jusqu’au bivouac du soir, il se comporta envers moi en tout bien tout honneur. Je sentais son souffle trop fort, trop rapide percuter mon cou à chaque foulée de son cheval. Sa sueur m’investissait de son odeur âcre et pesante. Sa force m’enrôlait à la fois douce et ferme. Il était costaud, grand. Il affichait un visage buriné par le temps et les intempéries, mais encore séduisant. Il était blond et portai


