*** Tous nos guerriers valides sont partis chasser car des bisons ont été vus non loin d’ici. Une grande partie des femmes les ont suivis, car ce sont elles qui repèrent les bêtes abattues par les flèches de leur mari, de leur père ou de leur fils. Elles dépouillent également les carcasses sur place. Notre camp est bien vide. Les anciens gardent les plus jeunes, et les hommes blessés ou invalides ont pour tâche la surveillance des tipis. Normalement, c’est tout notre campement qui se déplace, mais là, ce n’était pas nécessaire, car le troupeau passe non loin de nous. Je suis en haut de la colline qui surplombe le camp. Appuyée contre un rocher, je me laisse aller à des rêves de fille... Soudain, en face de moi, sur le versant opposé, j’aperçois une longue file de cavaliers. Je les recon


