LA COURONNE ROUGE (Historia morbi[35])Le dimanche s’annonçait magnifique. Le soleil, les voix humaines fortes et le bruit des coups, voilà ce que je déteste le plus au monde. Les coups fréquents, répétés. Les gens me font peur au point que, si un soir, j’entends des pas, des voix dans le couloir, je me mets à pousser de petits cris. C’est pour cela que j’occupe une chambre particulière, calme, la meilleure, tout au fond du couloir 27. Personne ne peut s’introduire chez moi. Cependant, pour plus de sécurité encore, j’ai longtemps imploré Ivan Vassiliévitch (pleurant devant lui) de me délivrer un certificat dactylographié. Il a accepté d’écrire que je me trouve sous sa protection et que personne n’a le droit de m’emmener. Mais, pour être honnête, je ne croyais guère au pouvoir de sa signat


