XVII Dès sept heures du matin, nous nous mettions en route, les uns sur des chevaux, les autres sur des ânes, Arakel dans la felouque de notre bateau pour remonter le Nil par les petites bouches et le descendre en pleine cataracte. Liberté absolue ; Méhémet-Pacha et son jeune frère Hassan galopaient en avant ; le prince Hussein, un peu souffrant, était reste à bord ; M. Mariette, son fils aîné, mes deux amis et moi, nous allions trottinant, par une belle matinée, le long d’une route poudreuse, arrêtés à tout propos soit par une inscription grecque, soit par un cimetière semé d’épitaphes coufiques, soit par les restes d’un mur romain qui reliait jadis Syène à Philæ. Deux Bicharis, montés sur des dromadaires blancs, nous escortaient au pas, nous devançaient au galop, et revenaient à nous en


