Il lui remet le bâillon et la renvoie près du comptoir. Il demande à ses gars de le suivre. La petite armée monte donc les marches du bâtiment en direction de la chambre de Lindsay et Kim. Cependant, le petit remue-ménage qui a eu lieu n’est pas passé inaperçu aux oreilles de
Kim. Elle est déjà debout et s’empresse de réveiller sa sœur qui semblait bien plus fatiguée qu’elle ne le laissait voir.
Lindsay (s’étire) : « non, mais tu as une idée de l’heure à laquelle tu me réveilles ? »
Kim : « tu voulais peut-être qu’on te tue durant ton sommeil ? »
Lindsay : « je peux savoir ce qui ne va pas ? »
Kim : « il se passe qu’il y a quelque chose de dangereux qui se passe dans cet hôtel »
Lindsay : « comment ça ? »
Kim : « j’ai entendu des cris, des bruits de pas »
Lindsay : « tu dois avoir fait un cauchemar »
Kim : « dans ton cauchemar, les gens sortent de leurs chambres en se demandant ce qui se passe en bas et ne remontent plus ? Et tu crois que c’est normal, ça ? »
Lindsay : « quoi ? »
Kim : « il y a quelque chose qui ne va pas dans cet hôtel, moi je te le dis »
Lindsay : « dans ce cas, il faut qu’on sorte »
Kim : « une chance que nous sommes au 6e étage »
Lindsay ouvre la porte de la chambre et entend des voix qui proviennent des étages en-dessous : « y a personne ici, on passe à l’étage suivant ».
Elle avance vers les marches car l’ascenseur est bloqué par un système de verrouillage à partir de 22h00 pour éviter des déplacements lors du couvre-feu. Ensuite, elle descend lentement les escaliers qui mènent au 5e. C’est alors qu’elle aperçoit la petite armée d’hommes en train de regarder les numéros de chambre. Une fois qu’ils ont ratissé l’étage, ils décident de passer au 6e étage. Lindsay rejoint sa sœur en courant et referme la porte, puis la verrouille.
Kim : « qu’est-ce qu’il y a ? »
Lindsay : « ils arrivent »
Kim : « dans ce cas, on va se préparer à utiliser nos pouvoirs »
Lindsay : « on n’a pas vraiment le choix »
B4 et son armée arrivent au 6e
étage et commence à regarder les numéros porte après porte. A l’extérieur, les quatre loubards sont sur le qui-vive et regardent de temps en temps à
l’intérieur pour s’assurer de la bonne tenue des otages. C’est alors qu’ils aperçoivent quelqu’un s’avancer lentement vers l’hôtel. L’individu marche et finit par s’arrêter juste devant eux. Sans crier gare, les quatre sbires pointent leurs armes sur lui, le mystérieux homme porte une capuche qui masque son visage. Il lève la tête vers ses assaillants et se met à sourire : c’est Cornelius
Agrippa. L’un des brigands, assez stressé, appuie sur la gâchette involontairement et le coup de
feu retentit. Cornelius est touché à l’abdomen, mais il ne bouge pas. Les autres, ne comprenant pas ce qui se passe, commencent à tirer eux aussi. Mais Cornelius ne compte pas se laisser
toucher à nouveau par des balles et effectue un bond dans les airs. Il atterrit sur l’un des bandits et lui plante son bras dans le cœur, les autres tirent dans sa direction. Agrippa saisit sa première
victime et la lance comme un projectile en direction des trois autres, ceux-ci s’efforcent d’esquiver la dépouille de leur camarade, laissant ainsi des ouvertures que Cornelius s’empresse d’exploiter. Il se déplace très rapidement et déchire la gorge de l’un des trois autres. A la vue
de cela, l’un des deux restants jette son arme et s’enfuit tandis que l’autre tient le mage en joue.
X : « ne t’avise pas de faire le moindre geste, mec »
Cornelius : « ah…je t’en prie, tire. Essaie un peu »
X : « je vais tirer, ne me provoque pas »
Cornelius : « tire si tu l’oses »
Mais c’est plus facile à dire qu’à faire car au moment de presser la détente, le loubard se rend compte qu’il est paralysé. Cornelius le regarde droit dans les yeux, mais ce n’est que la partie visible de ce qu’il a fait. En réalité, vu que c’est la nuit et que la lune est présente, elle met en évidence les ombres des êtres vivants, ce qui est le matériau du sortilège de Cornelius. Il s’est approché de l’ombre de son vis-à-vis et s’est servi de son ombre pour garder l’ombre du
brigand sous contrôle grâce à une de ses aptitudes. Il a juste suffi qu’il complète le sortilège en fixant son assaillant du regard pour l’immobiliser complètement. Le pauvre bandit se met à trembler, il n’a même pas la possibilité de jeter son arme.
Cornelius : « tu vas servir d’exemple à tous ceux qui auront en projet de gêner les gens qui vivent dans cette ville »
Cornelius frappe soudain le sol avec force, son coup retombe sur l’ombre du jeune délinquant. Le bandit ressent immédiatement le coup comme si on le frappait directement et s’effondre lentement. Il est inconscient. Puis, il regarde autour de lui et se retourne vers la porte qui mène à l’hôtel. Lorsqu’il entre, il aperçoit immédiatement les otages. Ceux qui réclament aussitôt libération, mais c’est à peine s’il daigne les regarder. Il pose sa main par terre et inspire fortement de l’air. Puis il regarde vers le haut de l’immeuble et se met à sourire. Les otages ne comprennent pas ce qui se passe, c’est un mystère pour eux. Cornelius se relève et commence
à monter les marches.
Pendant ce temps, au 6e étage, ça commence à chauffer pour Lindsay et Kim car B4 et sa b***e ont retrouvé leur chambre. Les deux filles sont prêtes pour la baston et attendent les brigands de pied ferme. Deux sbires défoncent la porte, ensuite les autres s’empressent de pénétrer dans la chambre. B4 entre en dernier et se tient face aux deux filles qui le regardent sans sourciller.
Kim (à Lindsay) : « tu le connais ? »
Lindsay : « non, et toi ? »
B4 : « vous avez tué mes camarades. Là, vous avez à faire à toute la b***e et nous repartirons certainement avec vos cadavres »
Lindsay : « tu sembles sûr de toi »
B4 (à ses sbires) : « tuez-les »
A peine a-t-il terminé sa phrase que les loubards se mettent à tirer pendant une dizaine de secondes. Ensuite, ils arrêtent de tirer et sont grandement surpris de ce qu’ils voient, B4 n’est pas en reste. Les deux filles n’ont rien, pas même une goutte sang qui dégouline du néant. Seules les balles se trouvent un peu partout dans le mur juste derrière elles.
Lindsay (à sa sœur) : « tu es devenue hyper rapide, dis-moi ! »
Kim : « merci à l’entrainement »
Voilà ce qui s’est passé ; lorsque les amis de B4 ont commencé à tirer, Kim a commencé à se déplacer très vite autour de sa sœur. De ce fait, elle déviait toutes les balles potentiellement dangereuses et laissaient passer celles qui ne feraient pas mouche. C’est alors que, devant cette situation que lui-même ne comprenait pas, B4 dégaine son révolver et vise la tête de Lindsay. Mais, avant qu’il ne puisse tirer, il se retrouve privé de cœur. Cornelius est déjà dans la chambre, il a juste eu le temps d’arracher le cœur du chef de la b***e. Les autres dirigent leurs armes vers le mage, mais alors qu’ils sont sur le point de tirer, Kim use de sa vitesse supersonique et
détourne rapidement les canons de leur cible initiale. Elle place les armes de telle sorte que chaque brigand vise son camarade d’une manière ou d’une autre, les bandits tirent sans se rendre
compte de la supercherie et s’entretuent. Cornelius lui-même est surpris car tout ce qu’il a senti, c’est un coup de vent, Kim est tellement rapide. Les assaillants s’effondrent les uns après les autres sous le regard surpris de Cornelius. Puis, Kim se jette dans ses bras sans crier gare.
Cornelius : « Kim ! C’est bien toi. Cela fait des siècles »
Lindsay : « des années, l’ancien. Pas des siècles, nous ne sommes pas immortelles comme toi »
Kim (serre Cornelius dans ses bras) : « je suis trop contente de te revoir. Tu m’as
vraiment manqué »
Cornelius : « ah ça ! Je ne pensais pas pouvoir manquer à quelqu’un »
Lindsay (referme la porte de sa chambre) : « je crois que vous allez arrêter de vous enlacer. Nous sommes en mission, là »
Kim offre une chaise à Cornelius. Une fois que celui-ci est assis, elle se tient debout, près de lui.
Cornelius : « mais que faites-vous ici ? »
Lindsay : « je te l’ai dit, nous sommes en mission »
Cornelius : « quel genre de mission ? »
Lindsay : « du genre, Cornelius doit venir avec nous »
Kim : « je vais t’expliquer cela plus clairement. Il se trouve que de nouveaux ennemis ont fait surface et ils ont commencé à faire des victimes en tuant un peu comme toi »
Lindsay : « bonjour le tact, Kim »
Cornelius (éclate de rire) : « j’aime bien ce parlé, il est franc et direct »
Kim : « et les ennemis sont particulièrement puissants, extraordinaires et nous rendent
la tâche difficile »
Cornelius : « quel est le niveau de difficulté de ces ennemis ? »
Lindsay : « je l’ignore. Mais El nous avait prévénus qu’il y aurait une nouvelle menace. Je crois que nous sommes face à cela »
Cornelius : « je pourrai vous rejoindre, mais pas tout de suite. Laissez-moi deux jours et le troisième jour, je viendrai »
Lindsay : « non mais, tu te crois où, dans la bible ? C’est urgent là »
Cornelius : « écoute-moi bien, j’ai encore une autre affaire à régler. J’ai donc besoin de deux jours et je vous rejoindrai le jour suivant »
Lindsay : « tu veux de l’aide ? »
Kim : « moi, je reste avec lui pour m’assurer de son retour »
Cornelius (se retourne brusquement vers Kim) : « houla ! Ok d’accord »
Lindsay : « vraiment, ma sœur est incorrigible »
Cornelius : « je reviendrai avec elle. Tu n’as pas à t’en faire »
Lindsay : « hé, mais j’ai encore mon mot à dire, ok ? »
Kim : « non, je reste avec lui, un point c’est tout »
Cornelius sent un désaccord flagrant entre les deux sœurs.
Cornelius : « écoute Lindsay, je reviendrai avec ta sœur. Tu n’as pas à t’inquiéter. De toutes les façons, je rentrerai ici une fois que j’aurai aidé »
Lindsay : « tu ferais mieux de tenir parole, Cornelius. Sinon, il te faudra plus que de
l’immortalité pour vivre un jour de plus »
Cornelius : « de vous tous, la seule personne que je crains, c’est Yanou. Tu le sais très bien. C’est le seul capable de me mettre en difficulté lorsqu’il est avec vous »
Lindsay : « tu vas être surpris si tu te confrontes à moi »