Les comptes sont loin d'être réglés

1834 Mots
Lindsay (à Kim) : « tu n’es pas blessée, Kim ? » Kim : « non, pas du tout. C’est le bruit de la détonation qui m’a fait tomber, ça fait mal aux oreilles » B1 approche dangereusement et attaque Lindsay. Mais, avant qu’il ne puisse effectuer la moindre attaque, il se fait transpercer par la machette qu’il a lancée quelques minutes plus tôt à Kim. Celle-ci s’est relevée à une vitesse folle et plante l’arme blanche dans la poitrine de B1. Celui-ci tombe raide mort. Lindsay est surprise par la réactivité de sa sœur. Lindsay : « tu es vraiment décidée à rencontrer Cornelius ! » Kim : « on peut le dire, oui. On n’a pas fait tout ce chemin pour se faire tuer » Lindsay : « certainement pas » Kim : « voilà…alors nous allons finir par le voir » Quelqu’un les observe dans l’ombre, c’est B4. Il les regarde de loin. Lindsay : « il vaut mieux qu’on rentre, on finira par croiser son chemin peut-être demain » Kim : « il aurait quand même pu avoir la gentillesse de posséder un téléphone pour nous permettre de le joindre un jour. Peut-être que c’est un souci d’époque » Lindsay : « possible. Il est quand même plus âgé que certains des grands-parents de nos grands-parents » Kim : « je t’interdis de te moquer de l’âge de Cornelius » Lindsay : « oups, excuse-moi. Je ne voulais pas te vexer. Ce que tu peux être susceptible ! » Kim : « c’est mon ami » Alors qu’elles rentrent, B4 les suit de loin. Les deux sœurs arrivent à l’hôtel à 21h45. C’est avec beaucoup d’hésitation que la réceptionniste leur ouvre la porte. Réceptionniste : « vous êtes encore vivantes ? » Lindsay : « espèce de peureuse » Elles entrent dans le bâtiment. B4 est à quelques mètres de là. Il saisit son portable, compose un numéro et appelle. Le destinataire décroche. B4 : « oui, c’est moi. Prévenez toute la b***e. Je crois que nous avons des gêneuses dans le coin. Il faudra agir vite » ??? : « Très bien. Tu es où, là ? » B4 : « l’hôtel qui se trouve à l’entrée de la ville » ??? : « On y sera dans la matinée » B4 : « non, il vaut mieux que ce soit cette nuit » Pendant ce temps, Lindsay et Kim sont dans leur chambre. Elles en profitent pour se reposer un peu. Elles ignorent ce qui les attend, elles sont désormais prises pour cibles par une association de délinquants armés. Du côté de Washington, dans le domicile de Casanova, Ursula et Atticus travaillent ensemble sur la substance améliorée du COVID. Quant à Casanova et Yanou, ils réfléchissent ensemble à un plan d’action contre leurs nouveaux ennemis qu’ils connaissent déjà un peu. Casanova : « vivement que Lindsay et Kim retrouvent Cornelius. Il pourrait bien nous expliquer comment ces mi-hommes, mi quelque chose sont devenus ce qu’ils sont » Yanou : « moi, ce qui me préoccupe, c’est le type qui semble invisible à vos yeux. Il sera un adversaire difficile à battre si vous n’avez aucun visuel sur lui » Casanova : « dans ce cas, il faudra qu’on s’entraine » Yanou : « au fait, concernant Ping, je compte lui rendre une petite visite demain » Casanova : « tu pourras y aller. Je vais informer ma hiérarchie de ce qui se passe. Je vais rester ici avec ces deux-là » Yanou : « tu vas t’en sortir ? » Casanova : « ne t’en fais pas. Je suis l’un des vôtres alors je vais le prouver » Yanou : « tu n’as rien à prouver à personne. Nous savons tous que tu es dans l’équipe » Casanova : « si tu le dis… » Yanou : « en passant, dis-moi, le rituel que tu as fait pour que ton arme devienne magique face à des adversaires anormaux, je voudrais que tu le fasses aussi pour moi » Casanova : « quoi ? » Yanou : « oui » Casanova : « mais comment as-tu su, pour le rituel ? » Yanou : « j’étais caché dans ta voiture lorsque tu exécutais ton rituel. Il faut dire que tu ne nous connaissais pas encore » Casanova : « ah…d’accord. Espion va ! » Yanou : « si tu veux » Soudain, Yanou tourne le regard vers le mur et semble contrarié. Casanova le remarque assez vite et regarde le mur, mais ne voit rien. Casanova : « tu as un problème avec le mur ou quoi ? » Yanou : « non, mais… » Casanova : « mais…tu es sérieux… » Yanou : « il y a quelqu’un qui nous observe de l’extérieur. Il regarde la maison » Casanova : « quoi ? » Yanou : « fais un tour dehors et dis-moi ce que tu vois. Il est juste devant la maison » Sur instruction de Yanou, Casanova se rend à l’extérieur de sa maison. Il ouvre la porte d’entrée et jette un coup d’œil à l’extérieur. Puis, il regarde au niveau du portail, mais ne voit personne. Curieux, il fait quelques pas et finit par arriver au niveau du portail, mais ne l’ouvre pas. Usant de malice, il se met sur les genoux et tente de repérer une ombre par terre, mais en vain. Alors, il retourne à l’intérieur et rejoint Yanou. Casanova : « je t’assure qu’il n’y a personne dehors » Yanou : « il est là, juste devant le portail » Casanova : « je n’ai repéré aucune ombre suspecte » Yanou : « il est pourtant là. C’est lui » Casanova : « lui qui ? » Yanou : « le mec qui n’est pas visible à l’œil nu » Casanova : « tu es sûr que ce n’est pas un esprit ? » Yanou : « je n’en sais rien » Socrate, qui observait Yanou depuis un moment, se rapproche de Casanova pour lui poser une question. Socrate (à Casanova) : « monsieur, de quoi parle ce type ? » Casanova : « il voit à travers le mur et même à travers le portail d’ici » Socrate : « quoi ? » Casanova : « c’est ahurissant hein ? Il y a quelqu’un qui nous observe de l’extérieur » Socrate : « vos ennemis sont très étranges certes , mais vos amis aussi » Casanova : « et tu n’as encore rien vu, Socrate » Yanou : « Casanova, tu ferais mieux de garder un visuel sur tes protégés. Je vais surveiller l’extérieur à partir d’ici » Casanova pense : (il a des yeux du tonnerre, ce Yanou. Et apparemment, il s’est entrainé pour les améliorer davantage) Casanova se rend donc au pas de course de l’autre côté de la résidence pour surveiller Ursula et Atticus. Yanou a tout à fait raison de s’inquiéter, mais juste en ce qui concerne le fait que l’acolyte d’Eugène connaisse où sont cachés Atticus et sa patronne. Il ne le quitte pas des yeux de là où il se trouve, il le considère comme potentiellement dangereux. A l’extérieur, l’acolyte qui répond au nom de Pierre ne sait pas que malgré son fabuleux camouflage, il est déjà repéré. En quelques minutes, Casanova rejoint ses protégés. Il les retrouve en plein travail et ne les dérange pas. Il se contente d’ouvrir doucement la porte de la pièce et jette un coup d’œil à l’intérieur. Ursula (à Atticus) : « si nous synthétisons un peu plus de ces molécules, nous pourrons rendre le COVID assez gazeux pour pouvoir être insufflé via un inhalateur » Atticus : « le problème c’est qu’il perdra aussi certaines propriétés qu’il ne peut garder que lorsqu’il se trouve à l’état liquide » Ursula : « ha…tu as raison, mais qu’est-ce qu’on peut faire ? » Atticus : « le garder à l’état liquide, mais tenter de le rendre plus fluide dans le sang de façon à améliorer significativement son temps d’action » Ursula : « pour cela, nous aurons besoin de quelques enzymes que je n’ai pas en quantité suffisante ici » Casanova referme la porte et retourne au salon. La nuit évolue à Saint-Louis. Il est 02h00. Les deux sœurs sont en train de dormir lorsqu’il y a du mouvement à l’extérieur. Une dizaine de loubards armés de pistolets semi- automatiques encerclent l’hôtel. B4 semble être le leader du groupe. Ils se décident à entrer dans le bâtiment en passant par la porte principale. Ils traversent la clôture et forcent la porte. 4 brigands restent à l’entrée. B4 : « écoutez-moi bien, vous quatre, vous restez ici. Personne n’entre, ni ne sort. Quant aux autres, on ratisse l’hôtel et on retrouve ces pétasses. On va les fumer et on ressort, compris ? » Tout le monde : « oui, chef » A l’aide d’un bélier, les brigands défoncent la porte. Ils entrent avec les armes à la main et commencent à investiguer en partant du rez-de-chaussée, B4 ligote la réceptionniste. Elle a à peine le temps de pousser un cri avant de se faire bâillonner. Le directeur de l’hôtel qui est venu passer la nuit dans une suite sort de sa chambre et descend pour parler à son employée. Certains clients, qui ont entendu le cri de la réceptionniste, sortent de leurs suites et se rendent à la réception. Mais ils ne rentreront pas car ils se font tous ligoter y compris le directeur. Les femmes qui se faisaient attacher poussaient de grands cris. B4, voyant que la situation commence à devenir semblable à un braquage avec otages, décide de mettre les choses au clair avec les clients de l’hôtel. B4 : « votre attention, s’il vous plaît » Tout le monde garde le silence, un silence assourdissant. B4 : « merci. Je préfère vous prévenir tout de suite, nous ne sommes pas là pour vos bijoux ou vos portefeuilles. Mais nous sommes ici pour régler nos comptes avec deux clientes de cet hôtel. Elles ont osé mettre à mal certains membres de notre groupe, et je refuse de laisser passer un affront pareil. Je vais vous laisser la vie sauve à condition que vous vous teniez tranquille. Nous allons terminer ce que nous avons à faire et tout le monde pourra reprendre normalement ce qu’il était en train de faire » B4 termine son discours, puis il demande à deux de ses sbires de lui amener la réceptionniste. Ils exécutent l’ordre. Une fois devant elle, il lui retire le bâillon. B4 (à la réceptionniste) : « je n’aurai qu’une question à te poser. Où sont les deux filles qui sont entrées ici il y a à peu près trois heures ? » Réceptionniste : « ces deux-là ? » B4 (pointe une arme sur la tête de la jeune femme) : « j’attends une réponse » Réceptionniste : « chambre 640 » B4 : « voilà…simple et directe »
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