D'eau fraiche et d'air pur

2233 Mots
Sa main caresse doucement ma cuisse, puis remonte jusqu’à ma taille pour s’installer au creux de mes reins. Sa bouche explore la mienne, avide de son goût, de sa chaleur. Il m'empoigne la taille pour m’attirer vers lui. Je me place à califourchon sur lui sans briser le contact de ses lèvres sur les miennes. Un soupir s’échappe de mes lèvres lorsque je sens son érection frotter sur mon entrejambe. Il se presse plus avidement sur moi, encouragé par mes soupirs de plaisir. Ses mains parcourent mon corps, me pressent davantage sur lui. Sa langue finit par quitter ma bouche à mon plus grand regret, tandis qu’il descend ses lèvres jusqu’à mon cou. Il me mordille doucement la peau, m’envoyant des chocs le long de la colonne vertébrale. - Hannah… Sa voix est rauque, habitée d’un désir primal qui me fait frémir d’excitation. Il agrippe le col de mon chandail de ses mains puissantes et le déchire d’un même mouvement, exposant mon soutien-gorge en dentelle aux yeux de tous. - Je vais te faire jouir comme jamais Hannah. Je pousse un profond soupir tandis que ses lèvres attaquent ma poitrine à peine cachée par le mince tissu. Il tire sur ma dentelle avec ses dents, essayant de découvrir ma poitrine. Ses mains agrippent l’attache de mon soutien-gorge et le fait sauter en un instant. Ses yeux s’assombrissent de désir en découvrant mes seins. Il les empoigne fermement en faisant rouler mes pointes entre ses doigts. - Tes seins sont magnifiques. Tu ne devrais jamais porter de soutien-gorge Hannah. Je peine à hocher la tête, tandis que le désir me submerge. Il m’embrasse les seins, me mordille les pointes, ce qui m’arrache des soupirs de plus en plus sonores. Son bassin se frotte sur mon entrejambe, mouillant de plus en plus mon string dans mes pantalons. - Je veux te b****r Hannah. Sa voix est de plus en plus rauque, sa respiration, de plus en plus précipitée. Sa bouche retourne sur la mienne, privant mes seins de sa chaleur et les exposant à l’air froid de la mer. Je glisse mes mains dans sa chemise pour parcourir ses pectoraux taillés au couteau. - Arrache-là, me grogne-t-il entre deux baisers. Je ne me fais pas prier. J’agrippe la chemise des deux mains et fait revoler les boutons en un éclair. Je me mords la lèvre à la vue de ce corps parfait. Un sourire carnassier se dessine sur son visage sans défaut. - Je savais que je te plaisais Hannah. N’essaie même pas de le nier. J’essaie d’ouvrir la bouche pour répondre, mais j’en suis incapable. Mes cordes vocales sont coupées, aucun son ne veut sortir. Mais que se passe-t-il? Il m’agrippe les fesses et me presse sur lui, sur son érection dure comme la pierre. Un petit soupir s’échappe de mes lèvres, à peine audible. - Je veux te b****r Hannah. Ici, tout de suite. Je hoche la tête, les yeux mi-clos par le plaisir que me procure son érection sur mon entrejambe. D’un geste, il me retourne sur le banc et se place derrière moi. Il baisse mon pantalon et mon string d’un coup. L’air froid me fait frissonner un instant, éveillant encore plus mes sens. Il passe une main sur mon entrejambe déjà très humide en ricanant. - Tu es tellement facile à faire mouiller. Il descend son pantalon et s’enfonce en moi, férocement. Je pousse un cri de plaisir. Son érection vient se frotter à mon point sensible et une vague orgasmique m'enivre immédiatement. Mes parois se resserrent sur lui tandis qu’il commence un rythme effréné de va-et-vient. - Bordel que tu es étroite Hannah. J’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts tellement c’est bon. Mon corps est parcouru de spasme tandis que je sens mon entrejambe dégouliner sur mes cuisses. - Tu aimes ça Hannah? Tu aimes ça qu’on te regarde jouir comme ça ? Il m’agrippe par la gorge pour me relever vers lui. J’ouvre les yeux, surprise. J’ai beau essayer de crier, aucun son ne sort. Autour de moi, tout mon quartier nous regarde b****r comme des sauvages. M. et Mme Parker se tiennent à ma droite, Isabel et son mari à ma gauche, tous sont de marbres. Tony est devant tous les autres, les yeux fixés sur moi. - Je croyais que tu m’aimais Hannah. Que je te suffisais. J’essaie de me dégager, mais je suis incapable de bouger. Je veux implorer Tony de me pardonner, lui dire à quel point je l’aime, mais aucun son ne sort de ma bouche. - C’est vraiment ce que tu veux Hannah ? Te faire b****r comme une chienne par un inconnu ? Des larmes coulent sur mes joues tandis que l’homme me martèle de son érection. Je ferme les yeux un instant, puis les rouvre. Tony est à quelques centimètres de moi, nu et me regarde en se masturbant. - Allez ma belle, jouis pour moi. Il s’approche et glisse une main sur mon entrejambe. Des ondes de plaisir me parcourent le corps. - Oui Hannah, jouis pour nous, me murmure à l'oreille l’autre homme de sa voix grave. Tony me masse le c******s tandis que l’érection de l’autre homme me martèle les parois dans un synchronisme déconcertant. - On ne veut que ton plaisir ma belle. - Allez, jouis Hannah. Je sens une vague de plaisir qui m’envahit peu à peu. Je la sens monter en moi, menaçant de me faire exploser. - Jouis pour nous Hannah. Je ferme les yeux tandis que mon corps devient incontrôlable. Une chaleur m’envahit tandis que j’explose de plaisir en hurlant de toutes mes forces. J’ouvre les yeux en sursaut, assise dans mon lit, le cœur battant. Bordel de merde! Je sens mon pantalon collé sur mon entrejambe, complètement mouillé par l’o*****e que je viens d’avoir. Je regarde autour de moi et trouve Tony endormi à mes côtés. Il semble si paisible comme ça. Je regarde l’heure sur ma table de nuit, il est presque cinq heures du matin. Je me lève du lit, les jambes encore tremblantes de mon rêve, et me dirige vers la salle de bain. Je fais couler un peu d’eau dans mes mains et m’arrose le visage. J’ignore si c’est pour me réveiller ou pour essayer de chasser les images de mon rêve, mais l’eau froide me fait du bien. Je m’essuie le visage et me regarde un instant dans le miroir. Je dois arrêter de penser à lui. Et surtout, mon corps doit arrêter de réagir comme ça dès que je pense à lui. Après un bref passage obligé sur la toilette, je retourne dans la chambre et ouvre doucement la garde-robe. J’y sors un legging de yoga et un top de sport et me change sans faire de bruit. Je ne voudrais surtout pas réveiller Tony, pas avec tout ce qui me trotte dans la tête. Je sors discrètement de la chambre et descends doucement les escaliers. Je prends mes souliers de course et les enfile avant d’ouvrir la porte d’entrée. La brise fraîche du matin sur ma peau me fait frissonner. Un frisson qui perdure jusqu’à mon entrejambe lorsque des images de mon rêve me reviennent. J’essaie de chasser ses pensées et referme la porte derrière moi. Je prends de grandes respirations en m’étirant sur mon perron. Je n’ai pas l’habitude d’aller courir si tôt le matin, mais cette fois, j’en ai vraiment besoin. Je me mets à courir d’un pas léger. Je me laisse porter par mes pieds, j’essaie de vider ma tête de ce rêve atroce. Mais c’est plus fort que moi. Je ne peux m’empêcher de penser à lui, à cet homme que je n’ai côtoyé que quelques minutes et qui, pourtant, ne cesse de hanter mes rêves. Sans m’en rendre compte, je finis sur la plage, là où je l’ai rencontré. La brise matinale fait virevolter les mèches de cheveux qui se sont échappées de mon chignon. Une boule se forme dans mon ventre en voyant le banc sur lequel j’étais assise il y a quelques jours, avec lui. Cette boule remonte jusqu’à ma gorge tandis que je repense à mon rêve. À ce qu’on a osé faire sur ce même banc, à la vue de tous. À la vue de Tony. Je ferme les yeux un instant, essayant de ravaler cet horrible sentiment de culpabilité. Ce n’est qu’un rêve, je n’ai pas de contrôle sur mes rêves… Je rouvre les yeux, plus calme et me retourne vers la mer. L’eau semble calme, beaucoup trop calme. Comme si la marée avait décidé de prendre une journée de congé. Une volée de goélands passe au loin, dans le ciel encore sombre. Je regarde mon cellulaire. - Merde! Il est un peu moins de six heures, Tony va se lever bientôt. Je me remets à courir en sens inverse. Je dois rentrer, et vite. J’accélère le pas. L’air frais me déchire les poumons, mais je n’arrête pas. C’est ma punition, mon châtiment pour laisser mon esprit divaguer à propos d’un homme que je ne connais même pas. En peu de temps, je suis de retour dans mon quartier qui semble toujours endormi. Il ne me reste que quelques coins de rue et je suis de retour à la maison, à Tony. Mes pensées sont concentrées sur lui, sur ce que je vais lui dire. - Hannah? Je m’arrête immédiatement et regarde autour de moi, surprise. Jolene se tient dans l’entrée de la maison à ma droite. Je la regarde un instant, perdue. Ce n’est pas sa maison. - Jolene? Qu’est-ce que tu fais ici ? - Ah si tu savais Hannah! La femme de Robert est en vacances avec sa mère, donc il m’a invité pour une nuit… plutôt coquine. Elle me fait un clin d’œil en s’approchant de moi. Comme si elle venait simplement de parler de météo et non de l’infidélité du compagnon de bowling à Tony. Elle s’arrête à un pas de moi, souriante. - Et toi Hannah? Qu’est-ce que tu fais à te promener si tôt dans le quartier ? - Je… j’avais besoin de prendre l’air. - Ah. Elle me regarde un instant, les yeux plissés, puis s’approche, comme pour me dire un secret. - Est-ce qu’il y a un problème avec Tony ? - Non! Pas du tout. J’ai répondu beaucoup trop rapidement. Et trop fort. Elle me scrute un instant, incertaine. - Tu sais que tu peux tout me dire Hannah. Tu n’as pas à être parfaite avec moi. Je lève les yeux au ciel en secouant la tête. - Je n’essaie pas d’être parfaite ! C’est juste que… C’est juste que quoi idiote? Que tu fantasmes sur un homme que tu as à peine connu ? Que tu es incapable de regarder Tony en face depuis ta décision de ne pas avoir d’enfant ? Je pousse un soupir en haussant les épaules. - C’est juste que j’ai besoin de changer un peu d’air. - Mais il fallait tout simplement le dire Hannah ! Jolene me regarde avec un grand sourire, ses yeux sont illuminés par un éclair de génie. Je suis définitivement fichue. - Et si on partait cette fin de semaine. Un week-end de fille à New-York, comme dans le temps? J’ai un copain qui peut nous avoir une chambre d’hôtel à moitié prix ! - C’est gentil, mais… Je me mords la langue un instant. Je veux lui sortir une de mes excuses habituelles : que j’ai trop de travail, un souper avec un cousin éloigné ou une soupe populaire à aider. Une brise vient caresser ma peau, me faisant frissonner au souvenir de son toucher. Et puis merde ! - Tu sais quoi Jolene, sortir en ville me ferait le plus grand bien. - Tu es sérieuse ? - Oui, pourquoi pas ! - Ahhhhhhh!!!! Jolene me saute au cou en criant de joie. Je ne peux retenir un fou rire à la voir sautiller comme une gamine. - Tu vas voir, ça va être trop génial ! Je m’occupe de tout ne t’en fait pas ! On va sortir, on va se saouler, on va s’amuser! Comme au bon vieux temps ! Elle laisse échapper un autre cri de joie en tapant dans les mains. Je regarde une nouvelle fois l’heure. Tony est définitivement réveillé. Je range mon téléphone dans ma poche et reporte mon attention sur Jolene. - Je suis désolée Jo, mais je dois absolument y aller, Tony va s’inquiéter. - Oui, oui, bien sûr ! Je t’envoie le planning par texto d’ici demain ! - Parfait, merci ! Elle me prend dans ses bras et me serre très fort. Puis, elle me laisse partir retrouver mon homme qui doit déjà être mort d’inquiétude. J’ignore pourquoi, mais l’idée de quitter ma vie, même si ce n’est que le temps d’un week-end, me fait sentir plus légère. J’en ai besoin. Pour me retrouver, pour faire quelque chose pour moi et seulement pour moi. Pour redécouvrir ce qui me passionne, ce que j’ai envi de faire dans la vie. Pour perdre un peu le contrôle, ne plus m’en faire pour toutes ces petites choses qui n’ont en fait aucune importance. Et pour oublier… Oublier le fait que je n’aurai jamais d’enfant. Oublier la peine de Tony lorsque je lui ai annoncé qu’il ne sera jamais papa. Oublier celle que je suis devenue. Et surtout, l’oublier lui… l’autre homme.
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