La Vierge apparaît. La foule se fend d’un « oh » tout aussi stupéfait et reconnaissant que celui de cette pauvre Marie elle-même quand les feuilles du palmier dattier se sont abaissées sur elle et son Jésus d’enfant pour la protéger des soldats et de la peur d’un vieux tyran. Hérode craignait de se faire mettre à la porte par un bébé aussi mignon soit-il. Dieu qu’il avait raison ! La sculpture est belle, mais elle ne ressemble pas à la petite Marie de l’histoire, non. Elle a les traits d’une fille de son âge, une quinzaine d’années, mais qui vivait au dix-huitième siècle : Marie-Antoinette. Elan nous explique le pourquoi du comment avec des yeux de velours et, dans la voix, des inflexions propres à se faire accorder la main (et plus) de toutes les femelles présentes. Il raconte que Barnau


