- Une robe ?
Personne n'en revenait, je parlais de manière familière avec l'Alpha Suprême, pourtant, depuis notre rencontre, il n'y avait jamais eu de vraies règles entre nous, j'avais toujours ressenti un lien entre nous, que je ne pourrais pas expliquer. Soudain, son regard se durcit, lorsqu'il se posa sur mes cuisses, surprise par ce changement, je suivis son regard, pour découvrir mon erreur. En tenant le bras, mon maillot s'était relevé, laissant apparaitre, certaine de mes cicatrices. D'un coup, deux grognement distinct se firent entendre. D'un coup, son regard passa du brun au rouge, Jimmy, balança la table à travers la pièce, tendis que j'essayais de rabaisser mon maillot, j'observais la table se rapprocher de moi, lorsqu'elle fut projetée contre la porte.
- Merci ! Me contentais-je de dire.
Jimmy sortit ensuite de la maison en colère, c'était la première fois que je le voyais agir ainsi. Inquiète, je m'approchais de la porte que venait de détruire Jimmy.
- Laisse-moi faire Pedro. En attendant occupe-toi des Alphas, ordonnais-je avant de partir à la recherche de Jimmy.
Une fois à l’extérieur, je ne pris même pas à peine de me déshabiller, que je me transformais en une énorme louve grise, avec quelques taches violette, aux yeux vert et gris. Lorsque je masquais mon aura, mes yeux étaient vert-gris, au lieu de rouge. Une fois transformait, je m'élançais à sa recherche, pourquoi avait-il agi ainsi ? Il connaissait mon histoire. Pensif, je courus aussi vite que je pus, le recherchant dans tous les recoins, en vain, j'étais focalisé par mes recherches, lorsque je fus interrompu par le crie de Louise, puis plus rien. m***e ! Instinctivement, mon instinct s'allarma, instactivement, je fis demi-tour vers la maison. Paul et Sébastien étaient de sortis, j'essayais de contacter ma louve, sans y parvenir. Avait-il osé lui faire du mal pendant mon absence ? Paniqué, je courais de plus en plus vite, malgré ma récente blessure, une fois devant la maison, je poussais la porte d'entrée, avant d'y entrer, toujours sous mon apparence de louve. Quand d'un coup, quelqu'un me coupa la route.
- Reprend forme humaine, c'est la règle, me rappela cet homme que je n'avais jamais vu.
En colère, je grognais, ce qui n'eut aucun résultat, voyant qu'il ne bougeait toujours pas, je lui sautais dessus, le faisant ainsi basculer en arrière. Profitant de sa surprise, je me frayais un passage, avant de monter à l'étage ou se trouver ma louve. Au moment où je trouvais la porte entrouverte, plusieurs scénarios se passèrent dans ma tête. Plus je m'approchais, plus je distinguais une odeur qui m'était inconnue, n'en pouvant plus, je pénétrais dans la pièce, pour découvrir Louise en pleine discutions avec l'inconnue de tout à l'heure. Que faisait-il ici ? Surprise, j'observais la scène qui se trouvait face à moi, lorsque quelqu'un m'attrapa et me plaqua au sol. Il ne me fallut que quelques secondes, pour reconnaitre le béta de cet homme. En colère, je le plaquais au sol, avant de grogner légèrement.
- Louise, ouvre-moi la porte du dressing ! Lui ordonnai-je durement par notre lien.
- Bien Alpha, répondit-elle, en se redressant.
Sans attendre, elle ouvrit la porte, me laissant suffisamment de place pour y entrer, ce n'était qu'une fois la porte bien fermée, que je repris forme humaine, sans attendre, j'enfilais mes sous-vêtements, un jogging, accompagné d'un t-shirt large. Je n'allais certainement pas commettre deux fois la même erreur. Une fois prête, j'ouvris la porte, pour retrouver Louise morte de rire en compagnie de cet inconnu, affalé contre la porte, j'observais la scène.
- Louise, qu'est-ce qui t'a pris de hurler ! J'ai dû me battre pour arriver ici, pourquoi, pour te trouver en compagnie de deux hommes inconnus en pleine discussion, alors que je ne sais toujours pas où se trouve Jimmy ! M'emportais-je les bras croisés.
- Alma... Je ..., commença-t-elle à m'expliquer avant de se faire couper la parole.
- Pourquoi avez-vous dû vous battre ? S'exclama l'inconnu sèchement.
- Tout simplement, car je suis rentrée en louve dans cette maison !
- Les règles l'interdisent ! Cracha-t-il en se rapprochant de moi.
- Je me fous des règles, lorsque ma… Vous auriez préféré que je me transforme devant tout le monde ? Je peux toujours y retourner pour votre bon plaisir !
- C'est...
- C'est bien ce que je pensais. D'ailleur ! C'est la dernière fois que ton beta me touche ! Mais surtout, plus jamais vous n'entrez dans ma chambre pendant mon absence. M'emportais-je en les observant durement, toujours posé contre encadrement.
Visiblement contrarié, l'inconnu s'approcha de moi, avant de m'attraper par la taille et me plaquer violemment contre le mur ! Ça devenait une habitude ou quoi ? Surprise, Louise se leva du lit, avant de s'approcher, mais lorsque je remarquais les yeux de l'inconnue, je compris.
- Louise ne t'approche pas, reste assise, ordonnais-je sérieusement.
- Pour une soumise, tu as du répondant ! S'exclama-t-il en me caressant la joue.
- Lache moi ! Ordonnais-je.
- Pourquoi ? Me questionna-t-il durement.
- Tu n'as aucun droit sur moi, si tu es en chaleur, je te conseille d'aller voir d'autre louve.
Son regard devenait de plus en plus rouge, signe qu'il perdait petit à petit le contrôle. Son emprise devenait de plus en plus ferme, il n'avait visiblement pas envie de me lacher.
- Ivan, relache là ! S'exclama Louise les larmes aux yeux.
Non... Pourquoi lui ? Surprise, j'observais l'inconnue sérieusement, était-il... C'était donc lui, qui s'amusait à casser du sucre dans mon dos ? Pourquoi ? J'avais embrassé mon pire ennemie !
- Elle mérite d'être punis d'abord ! Pas vrai, excuses toi auprès de ma cousine.
- Premièrement : tu n'as aucun ordre à me donner, tu n'es pas mon Alpha. De plus : je parle comme je veux avec mon amie. Et pour finir : je ne suis ni ta soumise, ni ton amie, alors je te conseille de me lâcher, rétorquais-je sérieusement.
Soudain, il se mit à rire longtemps, avant d'observer mon Amie.
- Rejoins ma meute, si tu souhaites un vrai Alpha ! Votre Alpha n'est qu'une femme, sans caractère. Te connaissant cousine, tu pourrais la dominer facilement. On dit qu'elle est tombée amoureuse de son cousin et qu'il a dû fuir, pour lui échapper, tellement pathétique...
- Mon alpha est, débuta Louise avant que je ne lui coupe la parole.
- Vous semblez bien la connaitre, l'avez-vous rencontré ?
- À quoi ça me servirait ? Je n'ai pas besoin d'une folle.Repondit-il amusé par ses propos.
Répriment mes sentiments, je tentais de me contrôler, je serrais tellement fort mes poings, qu'ils commençaient à devenir douloureux. Comment pouvait-il parler ainsi d'une personne en toute impunité. Se pensait-il invincible ? Méritait-il que je me salisse les mains avec lui ?
- Ivan ! Ça suffit, je te conseille..., Débuta Louise avant que je ne la coupe par notre lien.
" - Il s'agit donc du célèbre Ivan Mackblack ?
- Oui ! C'est bien lui. En chair et en os, se moqua-t-elle.
- Ne te moque pas ! Pourquoi, ne me l'as-tu pas dit tout à l'heure, peut-être lorsque je les embrassais ? La questionnais-je méchamment.
- Car je ne l'ai pas tout de suite reconnus, déclara-t-elle avec sincérité.
- Bien ! Ne dis pas tout de suite que je suis ton Alpha, je compte bien me venger.
- Bien Alpha, répondit-elle simplement. "
Je comptais bien me venger, que ce soit pour les rumeurs, mais aussi pour le b****r. J'avais beau essayé de comprendre mon comportement, je n'y parvenais pas. C'était impossible que je sois attirée par ce genre de personnage. Il était imbu de lui-même, macho et j'en passe volontiers... Tout à l'heure, c'était une erreur, ça ne pouvait pas être autrement. Alors pourquoi, j'aimais autant, la sensation qu'il avait sur mon corps. Alma, ressaisi toi, il s'agit de ton ennemie.
- Je viens à peine de commencer, pourquoi devrais-je m’arrêter ? S'exclama-t-il sérieusement.
- Bien, dans ce cas-là, pourquoi ne pas attendre ce soir, vous aurez l'occasion de lui dire ce que vous pensait d'elle, ce soir, lançais-je légèrement agacer.
- Pourquoi devrais-je m'intéresser à ton minable Alpha ? La seule raison pour laquelle, elle est puissante, c'est parce qu'elle est sous la protection de notre Alpha. Elle doit certainement coucher avec ! Débuta-t-il avant de Louise ne le coupe en le bousculant.
- Tais-toi, tu veux !
- Quoi, tu as peur ? Il n'y a rien de mal à dire qu'elle couche avec les puissances, si ? Sinon, comment aurait-elle obtenue ses faveurs ?
Ce fut la goutte de trop, j'acceptais qu'il me dénigre, mais je ne supportais pas qu'il remette en question la bonté de mon protecteur. Perdant le contrôle de moi-même, mon poing parti de lui-même, je le fis basculer en arrière, terminant à califourchon sur lui, avant d'enchainer mes coups. Je n'avais absolument pas besoin de toute ma puissance. Louise eut un hockey de surprise, avant de s'éloigner de moi. Rapidement, nos rôles furent échangés, il m'attrapa les poignets pour les placer au-dessus de ma tête, pourtant son sourire vainqueur empira ma colère, je me libérais de son emprise, avant de reprendre le dessus. Il eut le temps de me blesser à la jambe, ainsi que mon côté droit. Je n'avais qu'une envie le tuer... Soudain, quelqu'un me saisi par la taille, avant de m’éloigner de cette bête, dégouter par ce contacte, je tentais de m'en libérer. J'étais à deux doigts d'attaquer le responsable.
- Alma ! Hurla Louise en pleure.
Me ressaisissant, mon coup se bloqua dans les airs. Je tournais mon regard vers ma louve, qui était recroquevillé sur elle-même. Rapidement, je me dirigeais vers elle, avant de lui ouvrir mes bras, ou elle s'empressa de ce réfugié.
- Ma patience à ses limites, je vous conseille de vous en aller et toute suite ! Crachais-je en direction des deux intrus.
- Sais-tu ce que c'est une mauvaise langue ! Vous êtes pire qu'un virus, qu'on a dû mal à traiter ! S'emporta-t-il.
- Vous savez donc ce que vous êtes, répondis-je agacé.
- Qui es-tu pour t'adresser à moi de cette manière, tenta-t-il à l'aide de sa voix d'alpha.
- Qui suis- je ? Une chose est sûre, c'est que je ne suis ni vote bêta, ni vote oméga ! Maintenant dehors, articulais-je en me rapprochant de lui.
Je n'avais en aucun cas l'intention de le laisser m'intimider, profitant de sa surprise, je le mis à la porte, avant de laisser passer son beta, mais avant qu'il n'eut le temps de franchir la porte, je le rattrapais par le bras.
- Pour m'excuser, j'aurais aimé que tu sois…