#MON AMOUR DE JEUNESSE
#Partie 4
Sur ces mots, mon père me tira par le col de ma tenue, m'amena au milieu de la foule, c'est à dire au niveau du poteau portant le drapeau, me déshabillant avec l'aide de ma maman, qui sans doute, était de la même idéologie de mon père, et j'étais là, placé en bermuda devant tout notre établissement, oui, tout le monde était là, y compris les enseignants, les censeurs, les surveillants, les élèves,bref, personne n'avait manque à cette bastonnade internationale.
Mon père avait demandé à ce qu'on lui donne un seau d'eau, qui l'avait par la suite versé sur moi, et à titre de rappel, c'était l'eau de la pluie, donc imaginez un peu...
Puis, enlevant sa ceinture, il me tabassa comme un moins que rien, et derrière lui, se trouvait sa femme, qui ne cessait de m'afficher.
- Ma mère : Tu es là, tu ne connais pas lavé tes slips, tu ne sèches jamais ton matelat quand tu pisses au lit, mais quand c'est pour ouvrir ta large bouche que tu n'as même pas brosser depuis 02mois pour dire aux enfants des gens que tu les aimes, là, on te voit ! Igwesu!
- Mon père : Jusqu'à le bon monsieur m'a soutiré 25frs à cause de la femme! À ton âge moi je ne connaissais pas la femme, mais comme tu veux nous montrer que tu es déjà mature,on va te traiter comme tel!
Ma mère lui a lancé un regard, genre, tu es sûr qu'à son âge tu ne connaissais pas encore la femme ?
Est-ce que le gars lui gérait alors ?
Ce jour là, mes parents m'ont correctement battus comme un pauvre chien handicapé, me versant de temps à temps de l'eau glacée, pour que je ressentes la douleur.
À la fin du spectacle dont les principaux acteurs étaient mes parents et moi, le proviseur m'avait ordonné de mettre mes deux mains sur la tête, de bien tendre mes pieds, et d'observer tous les élèves qui passeront devant moi..
Mettez vous même à ma place, après avoir reçu une telle humiliation devant tout un public, on vous donne encore une telle punition et tout ça pourquoi, à cause de l'amour !
Oui! Certainement pour d'autres, cela est impossible mais croyez moi, y'en existe des hommes voire des femmes, qui subissent plus que ça, parce qu'ils sont fous amoureux ; Eh oui, à la longue, l'amour peut conduire à la folie et pire même, à la mort !
Vous vous posez sûrement cette question : pourquoi ai-je posé mes dévolus sur cette fille, Sorelle Mbarga?
À vrai dire, je ne saurai vous donner une véritable réponse à cette réponse, car l'amour est un sentiment que l'on ne saurait expliquer, c'est quelque chose plein de mystères, que l'on ne saurait y déceler les secrets les plus profonds.. J'aimerai ajouter à cela que, on ne choisit qui aimer, on ne choisit pas son partenaire de vie ou sa partenaire, c'est un fait naturel, qui naît de lui-même, en somme, le cœur a ses raisons, que la raison elle même ignore !
Pour ma part, j'avais posé mes yeux sur Sorelle ; Elle n'était certes pas la plus belle, la plus formée, la plus respectueuse, n'ayant rien qui pourrait ajouter un homme vers elle, mais mon cœur l'avait choisi tout simplement, l'aimant malgré ses défauts. blogdelulu
Bref ! Revenons à nos moutons !
Comme je disais plus haut, le proviseur m'avait donné une punition, digne d'un condamné à mort.
Les élèves passaient devant moi, les uns se moquant de ma situation, les autres, me versant des injures à pleine figure.
- Ouh ouh! Pisseur au lit tu n'as pas honte ? Moi à ton âge, je cherchais comment briss, toi tu cherches plutôt à draguer les filles qui n'ont pas ton niveau.
- Tsuipp ! Au lieu de venir draguer les filles comme moi, toi tu pars chercher une fille àvec le libon sur la tête..Minalmi!
- Bro, moi je vais seulement venir prendre les cours de drague..
Tout le monde se moquait de moi, même les bleus n'étaient pas en reste, les élèves de la sixième.
La dernière personne à être passé me regarder, était Sorelle, qui semblait affiche un regard de regret.
- Sorelle: Je te prie de m'excuser ! Suis pas très doué pour faire des discours, mais j'aimerai bien que tu me pardonnes, et qu'on s'apprend à mieux se connaître !
Quand elle avait prononcé ses dernières paroles, un sourire narquois, s'afficha sur les bouts de mes lèvres, et à l'instant, j'oublia toute mon humiliation.
Le proviseur m'avait donné une semaine de corvée, pendant laquelle, je devais débroussailler les mauvaises herbes, laver les bureaux des censeurs, ainsi que le sien, nettoyer toutes les douches du lycée, hum, mieux je vous épargne de l'autre là..
Pour moi, cela n'était rien, car, la femme pour qui mon cœur, fendait le bois chaque soir, avait finalement accepté d'être mon amie, même si, c'était pour un début.
Elle avait donc l'habitude, chaque soir, après les cours, de venir me tenir compagnie, lançant quelques anecdotes pour détendre le rythme de l'atmosphère.
Je me rappelle alors d'un de ses soirs, je crois c'était le dernier jour de mes corvées, elle était venue vers moi, ayant préparé un des mets camerounais, les plus envies, le watafufu and eru, plat traditionnel des gars anglophones en général, elle m'avait dit :
- Sorelle : J'accepte !
- Moi : Euh ...accepter quoi ?
- D'être ta petite copine!
- Sérieux ça ?
- Je ressemble à une plaisanteuse? Je t'aime, et je veux que tu sois mon copain.
Comment lui dire non? Vous savez combien de temps j'ai attendu pour une telle surprise ?
Désormais, la belle fille du général Mbarga, était ma petite amie.
Elle était plutôt du style capricieuse,. mais pour elle, j'étais prêt à tout, même m'endetter si possible !
Avec l'argent de mon père que je volais de temps à autre, j'essayais de lui offrir sa vie de luxe.
Mais malheureusement, la réalité d'aujourd'hui, est tout autre...
#Fin Flashback ??