L'anniversaire surprise

1153 Mots
#MON AMOUR DE JEUNESSE #Partie 3 À la fin de mon beau discours, adressé à la reine de la journée, la porte s'est ouverte sur des applaudissements, venant d'une personne dont je n'aurai pas imaginé: Monsieur le Proviseur. - Le proviseur : Wow wow! Applaudissez pour vous même ! Nous étions devenus tous silencieux. - Proviseur : Je demande d'applaudir ! Nous nous trouvions donc dans l'obligation d'applaudir, et ce, contre notre gré. - Proviseur: Bien! Qui est l'organisateur de cet anniversaire ? Tous me pointait du doigt. - Proviseur : Est-ce vrai, Mr Ebanda? Est-ce que j'avais même la force de lui répondre ? J'étais là,debout comme le bananier, avec la veste du mariage de mon père, qui était désormais rempli de sueur, ma chaussure, nageait déjà dans mes pieds, cherchant une certaine issue de sortie, cerise sur le gâteau, j'ai fini par uriner dans ma culotte, et j'étais tout honteux, car non seulement toute la classe l'avait vu avec le proviseur, mais aussi ma bien aimée , qui s'était moquée de moi sans gêne ! Imaginez un peu, d'abord le proviseur qui nous surprend dans notre salle de classe, mes amis qui me pointent du doigt, le proviseur qui m'interroge et pour terminer, j'urine sur moi devant toute une salle de classe. - Monsieur le Proviseur : C'est à vous que je m'adresse, monsieur Ebanda! Est-ce vous qui avez organisé cette fête, dans mon établissement, sans mon accord et pour couronner, vous n'êtes pas conforme au règlement intérieur, avec votre vielle veste, on dirait Jean Michel Kankan! Une fois de plus, tout le monde se moquait de moi. - Moi: Oui monsieur le proviseur, c'est moi qui suis l'investigateur de cette fête! - Mr Proviseur : Waouh mes félicitations monsieur ! Et qui est l'heureux élu ou devrais-je dire, l'heureuse élue du jour ! Cette fois-ci, les regards se sont dirigés sur Sorelle. - Sorelle : Eh pardon! Ne me regardez pas avec vos yeux de zombis là, je vous ai demandé de m'organiser une fête quelconque ? C'est ça que vous appelez fête surprise ? Avec le riz sauté mal cuit fait avec l'huile rouge, les Foster clac que vous dites que c'est le jus..! Je vous ai dis que j'avais besoin de ça ? Respectez mon rang social. L'arrogance avec laquelle elle nous avait répondu, avait également surpris le proviseur. Mais que pouvait-il bien faire ou dire ? Il ne pouvait même pas la punir malgré le fait, qu'elle lui avait aussi, manque du respect de manière indirecte... C'est ainsi la vie dans mon pays, il faut être le marche pied d'une grande puissance, pour maintenir son poste, avec un salaire minable. - Le Proviseur : Mr Ebanda, j'ignorais que vous étiez doué pour faire des discours, surtout des discours d'amour ! Ouuuh! Avait crié la salle - Pouvez vous bien reprendre votre discours, de sorte que je puisse prendre note et le lire à ma dulcinée ? Avait repris, notre proviseur. - Ewoueeh !! Donc monsieur, vous avez également une dulcinée hein ? Avait questionné un élève du chaba( appelation du fond de la classe) - Vous croyez quoi? Que je ne sais pas aussi me mettre à l'aise ? Mr Ebanda, c'est votre discours qui me maintient encore au pays ! J'étais incapable de reprendre ce discours, et ce dernier ayant compris mon malaise, avait décidé, pour me punir, de convoquer mes parents pour le lundi de la semaine suivante, à 07h30, heure du rassemblement. J'ignorais la surprise qui m'attendait ce jour. À sa sortie, il avait récupéré le bout de papier que je tenais en main et après s'être en allé, mes amis se moquaient de plus belle ! - La honte, la honte! - Eh la honte ! C'est à travers cette mélodie, que tous répétaient en chœur, que mes camarades exprimaient leur raillerie. Ma plus grande humiliation, ne fut pas celle d'uriner sur moi, devant mes camarades, en présence du proviseur, mais plutôt, celle de ma dulcinée ! Sorelle, l'unique prénom qui pouvait me réveiller du coma, Sorelle, la plus belle fleur de mon jardin, l'unique femme pour qui, j'étais prêt à commettre des meurtres, m'avait humilié de la pire des manières. S'étant levé de sa place, elle se dirigea vers le bureau du proviseur, où se trouvait le gâteau d'anniversaire, elle y prit une partie, dans le creux de sa main, et venant vers moi, elle l'essuya sur mon visage et d'une voix portante, elle me dit. - Sorelle: Moi je ne sors pas avec les piseurs au lit! Pauvre villageois de ton état !! Ouuuouhhh! Toute la classe en riait, plein les dents ! - Daniel : Gars ça fait mal? - Moi à ta place, dès qu'on me dit ça, je pars me cacher derrière l'aiguille. - Père, le genre ci nh, tu retournes encore téter le lait maternel ! Qu'est-ce qu'on ne m'avait pas dit ce jour ? Regarde l'état dans lequel je me trouvais, et cela, à cause d'une femme qui ne m'accepterait jamais comme petit ami. Avec toute ma honte, je sortis me nettoyer dans nos toilettes, mais comme vous pouvez vous en douter, toute l'établissement était au courant de la scène qui venait de se passer dans notre salle de classe. #Quelques_Jours_Plus_Tard Les jours se sont écoulés, plusieurs événements se sont passés, nous étions enfin lundi! Ah! Le lundi ! Ce fameux lundi, jour de convocation de mes parents au sein de mon établissement. - Mon père: Tu dis que ton proviseur là veut nous voir pourquoi ? - Moi : ah! moi même je ne sais pas ! - Ma mère : On a déjà payé la scolarité, ils veulent encore quoi ? Vous avez cru que j'avais raconte la vérité à mes parents ? Ça, au grand jamais ! Mieux, ils découvrent la vérité d'eux-mêmes. Ce que j'ignorais, c'était que mes parents allaient connaître la vérité, en présence de tous les élèves. Après le bavardage incessant des parents que vous connaissez, nous prenions la route, en direction de mon établissement. À mon arrivée, le rassemblement avait déjà commence. Le proviseur nous ayant repéré, reprit la parole. - Le Proviseur : Sorelle, tu es la racine carrée de mon cœur, le cosinus tangente de mes poumons, ma belle socratique, tu es comme une donnée universelle, quand je te vois, mon cœur fend le bois ! Ma belle Sorelle, je t'aime comme le porc aime la saleté. Lettre écrite par Mr Donald Ebanda, élève en classe de 4e B espagnol à l'occasion de la fête d'anniversaire, de son amoureuse, par lui-même.blogdelulu Le regard de mes parents sur moi, m'avait fait comprendre, que j'allais passer un sal moment.. - Mon père : Je t'envoie à l'école, et toi tu viens chercher la femme.. Sache donc que comme tu veux femme là, je vais te donner femme gratuitement ! avec un ton ivroirien. Je vous laisse deviner la suite....
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