‹‹ Aller doucement n'empêche pas d'arriver ››.
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~~~Mouhamadou Talla Sylla
Nous faisions des allers-retours, attendant impatiemment que le médecin sorte de la chambre de ma mère. Tout est de ma faute, je n'aurais pas dû le contredire. Mais je n'ai rien dit de compromettant, j'ai le droit de dire que Lamine n'est pas mon frère après tout ce qu'il m'a fait.
Une seule chose m'intrigue. Est-ce pourquoi maman se comporte de cette façon? Durant toute notre discussion, il y a une seule phrase que j'ai retenue, c'est "N'écoute pas ce que les gens disent". Ai-je une raison d'écouter les gens ? Si oui, pourquoi ?
Toutes ces questions me donnent mal à la tête et je décide de ne plus y penser. Le médecin sort et nous courons dans sa direction.
Moi : Dites-moi, docteur, comment va-t-elle ? demandais-je.
Le médecin : Pas besoin de vous inquiéter, votre mère est hors de danger. Vous savez que son état est assez fragile, alors je vous demande de bien la traiter. Elle doit rester loin du stress, de la fatigue, de tout ce qui pourrait amener une nouvelle crise, déclara-t-il.
Moi : J'y veillerai particulièrement. Merci beaucoup. Je vous raccompagne.
Quand nous arrivons au portail, je le remercie une dernière fois.
Le médecin : Ce n'est rien, Monsieur Sylla, et s'il vous plaît, respectez les conseils, prenez soin de votre mère, dit-il une dernière fois avant de monter dans sa voiture.
Mais il le disait d'une façon comme s'il voulait me passer un message codé. Je ne m'attarde pas sur ça et retourne au chevet de ma mère. Je toque et entre. Je trouve Codou et Marième, la bonne, assises sur le fauteuil qui était près du lit de ma mère.
Moi : Maman ! Tu vas bien ? lui demandais-je en m'adossant sur la porte.
Ma mère : Oui, ça va Al-hamdoulilah. Codou, pouvez-vous nous laisser un moment, s'il vous plaît, lança-t-elle.
Codou : D'accord.
Elles se lèvent et sortent. Elle me demande d'approcher. Je m'assois sur le bord du lit en prenant ses mains dans les miennes.
Ma mère : Tu sais Talla, je prends de l'âge maintenant. Durant toute ma vie, je me suis battue corps et âme pour avoir une famille réunie et soudée comme la nôtre. Ton père et moi avons fait beaucoup de sacrifices pour que vous soyez dans de bonnes conditions, pour que vous ne manquiez de rien. Yone bi méti wone na lool sakh. Diar naniou si ay khakham ba tayi, souf si ak nãdj gou tangueu gui tamit, wayé téwoul ni tayi wouniou khadi wouniou di daw goudi ak beuthieuk. Sa bouniou kheuyé mouy gueune di méti rk baniou yakarni tay laniouy dé wayé sante yalla bou wérr.Talla boumala wakhi ni sa papeu samba ãlaar la wone di nguama gueume? Sa papeu yoroul wone dara, niãri yeuf la amone mouy ngoram ak dignitém, té si nonou lama yaré kone douma meusseu nãngou di guiss sama niari dôom yi di mélni ak khadj ak mouss, nakh lane? béne erreur bou sa frère déf, Talla balale sa rakeu dji nieupaye déf erreur yaw sakh déf ngua ay erreur nakh kéne diouboul, dimbali ma, yéne yalla déf nani beuri wouléne niéteu kassé nguéne, kone déf ko nguir mane di sa yaay (Nous avons traversé des moments difficiles, comme marcher sur des épines ou sur un sol ardent, mais nous n'avons jamais perdu espoir. Chaque jour, cela devenait de plus en plus difficile, nous avons même cru que nous allions mourir, mais nous rendons grâce à Dieu. Talla, si je te disais que ton père n'avait rien du tout, est-ce que tu me croirais ? Il n'avait rien, sauf deux choses : sa dignité et sa sagesse. C'est ainsi qu'il m'a éduquée. Je n'accepterai jamais de voir mes deux enfants se battre comme chiens et chats. Tout ça à cause d'une erreur que ton frère a commise ? Talla, pardonne à ton frère, tout le monde fait des erreurs, même toi, car personne n'est parfait. Aide-moi à les réconcilier. Dieu a voulu que vous ne soyez que trois, alors fais-le pour moi, ta mère qui t'a porté pendant 9 mois, déclara-t-elle en pleurant chaudement.
Si je vous disais que je n'avais pas mal, je mentirais. J'avais mal au cœur, mal dans mon âme car voir ma mère pleurer ainsi me déchirait le cœur. Même si je n'avais pas prévu de pardonner à mon frère de sitôt, il fallait que je le fasse, pas seulement pour ma mère mais aussi pour moi. J'ai compris que la vengeance et la rancune ne portent pas bonheur, même s'il m'a fait l'acte le plus ignoble que je n'aurais jamais fait.
"C'est bon maman, je lui pardonne de tout mon cœur", répondis-je en fermant les yeux comme si je me doutais de ce que je disais.
C'était encore un sacrifice pour le bonheur de ma mère, pas pour moi. Parce que depuis ce jour, je ne vis plus.
[Flashback]
Il était vingt et une heure lorsque j'ai décidé de rentrer à la maison. J'ai pris mes clés de voiture et fermé mon bureau.
Moi: Diarra, je vais rentrer. Demain je ne crois pas que je viendrai au bureau, alors reportez tous mes rendez-vous et autres", dis-je à ma secrétaire.
Diarra (Ma secrétaire): "D'accord Monsieur. Bonne soirée!"
Moi: "Pareillement pour vous."
Je suis sorti et me suis dirigé vers le parking pour prendre ma voiture. Aujourd'hui, je vais passer la nuit chez ma fiancée Alima. C'est pourquoi je ne vais pas travailler demain, car disons-le, je vais passer du temps avec elle, car ça fait deux jours que nous n'avons pas fait l'amour. Ah Alima, c'est une jeune fille attirante et sexy, qui sait comment faire plaisir à un homme avec son corps de déesse, elle a une énorme poitrine et des fesses bien arrondies et hyper méga douces comme du porcelaine. J'ai acheté des fleurs et des chocolats sur le chemin. Je lui ai trouvé un appartement à Hann-Mariste, que je paye chaque mois jusqu'à ce qu'elle devienne ma femme. Bien que nous fassions des choses pas très saintes, je l'aime, c'est mon premier amour et elle sera la mère de mes enfants, insha'Allah.
Je venais d'arriver chez elle. Pas la peine de sonner, car j'avais une double clé de l'appartement.
Je l'ai insérée, mais je me suis rendu compte que la porte n'était pas fermée. Bizarre ! Mais ce n'est rien, peut-être qu'elle me prépare une surprise. J'ai souri juste en y pensant.
Je souhaiterais également lui faire une surprise, c'est pourquoi je me déplace sur la pointe des pieds. Arrivée devant la porte de sa chambre, j'entends des bruits ou des gémissements étranges. Je tente de me persuader que cela provient de la télévision, mais je ne suis pas certaine. Il ne me reste donc que deux options : frapper à la porte et attendre une réponse, ou entrer sans frapper. Je décide de choisir la seconde option.
En ouvrant la porte largement, je commence à dire « Surprise... »
Je laisse tomber tous ce que j'avais sur les mains. Ce que je vois me choque carrément. Mon frère et ma fiancée entrain de f***********r. Ils étaient totalement Alima en l'air, ses jambes écartées en grand et on voyait sa partie intime.
Mon frère en train de faire des cochonneries à MA fiancée. Je n'arrivais pas à y croire, alors j'ai pincé mon bras pour vérifier si j'étais bien éveillé. Malheureusement, la réalité s'est imposée à moi.
Alima: Talla, mon amour att .... a .... attends. Je vais tout t'expliquer, ce n’est pas ce que tu crois, dit-elle en se dirigeant vers moi.
Je recule jusqu'à faire tomber la vase. Je me suis retourne pour regarder les débris de verre, une seule chose m'est venue à l'esprit. J'ai pris une tesson et attrape son cou.
Alima: Qu'es ..... c ..... ce ..... que .... tu .... tu..fais .... Talla arr ..... ête avec. ..vec .... ça, ce n'est pas un jeu, lança-t-elle en bégayant.
Moi: Ne-dis-pas-mon-nom-dans-ta-bouche sale p*te, répondis-je en déchiffrant chaque mots. BILAHI WALAHI WA TALAHI, JE VAIS TE DÉTRUIRE VOUS ALLEZ ME LE PAYER TRÈS TRÈS TRÈS CHER MÊME. JE NE VAIS PAS VOUS ÉPARGNER. LÉNE RÉK LAY NIANE YALLA MOY NAMAFI DÉ BI BAYI RÉK, MANE NGUAY TROMPÉ ALIMATOU BÂ, WAKHOUMA DARA AK SAMA FRÈRE, NON DAMA DIOUM SAKH AK BÉNE BOY BOU TÉKIWOUL DARA, DA NGUA BEUG DÉF LOU BONE AK MA NIAKEU SAMA NDEYE YAW DOTO FONATI DJIGUENE SAKH SI LÉKH
(JE DEMANDE JUSTE UNE CHOSE À DIEU, C'EST QU'IL ME LAISSE DANS CE MONDE ENCORE UN PEU. C'EST MOI QUE TU TROMPES ALIMATOU BÂ? LE PIRE AVEC MON FRÈRE? NON JE RECTIFIE AVEC UN MEC INSIGNIFIANT, TU VEUX QU’ON TE FASSES DES COCHONNERIES ? MAIS JE TE JURE SUR LA TÊTE DE MA MÉRE TOI TU VAS MÊME PLUS FAIRE LA BISE À UNE MEUF, JUSQU'À ALLER TE FAIRE b****r PAR UN HOMME), criais-je en lui faisant une grande marque sur la joue.
Alima: AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH, cria-t-elle en s'effondrant sur le sol.
Je jette un dernier regard à mon traître de frère avant de quitter la maison. Je démarre ma voiture et me dirige vers un bar pour boire un verre. Bien que je sache que c'est interdit par l'islam, j'ai besoin d'oublier cette scène sinon je vais devenir fou.
Je zigzague entre les voitures, les larmes brouillant ma vue. Qui a dit qu'un homme ne doit pas pleurer ? Être un homme ne signifie pas non plus ne pas avoir de sentiments. Je desserre ma cravate et prends une profonde inspiration. Je voulais lui faire une surprise, mais c'est moi qui suis surpris finalement.
J'allume la radio et tombe sur la chanson "La roue tourne" de Dadju.
Quelques paroles commencent à défiler dans ma tête.
SD (Son dadju): T'as fait tout ça pour que ça me blesse, je mens si je dis que ça ne m'a pas touché. Mais la roue tourne, la roue tourne même si c'est moi qui a mal en premier, je sais que que la roue tourne, la roue tourne c'est toi qui aura mal en dernier je te le promets.
Et c'est une promesse que j'accomplirai.
~~~Omniscient
Dans la chambre, Alima continuait toujours à pleurer en tenant sa joue qui était enflée. Elle était dans un bain de sang, mais Lamine ne s'en souciait pas et lui dit:
Lamine: Lève toi de là, et vient ici pour continuer ce qu'on avait commencé.
Alima ouvrit grand les yeux et sa bouche, elle n'en croyait pas à ses oreilles.
Lamine: Pas la peine de me regarder avec tes gros yeux là, tu m'as bien entendu alors lève toi.
Alima: Mais tu m'as pas vu khana? T'es sérieux là? AU LIEU DE VENIR M'AIDER À ME SOIGNER, TOI TU T'OCCUPES DE COMMENT FAIRE POUR BAISSER TA LIBIDO! cria t-elle en essayant de se lever.
Lamine: Eh je m'en moque ok? Et moi crie plus. Viens là, dit-il en la tirant par le bras.
Alima: Laisse moi! LAISSE MOI J'AI DIS, rétorqua t-elle en se débattant.
Lamine lui donna une claque monumentale et le pousse sur lit avant de monter sur elle.
Alima: Dimbalima nguir yalla boul ma déf li, sama lékh bi dafay méti diap si (S'il te plaît ait pitié de moi! Ma joue moi fait mal, s'il te plaît), la supplie t-elle.
Mais Lamine ne lui répond pas et fais ce qu’il a à faire.
Fatiguée de se battre, Alima se laissa aller comme un aveugle que l'on montrait le chemin. Dès qu'il termina son ébat, Lamine se rhabilla et part laissant Alima seule se choir sur son lit vidée de tout ses émotions.
* Le lendemain: *
(Toujours dans le flashback).
(Omniscient toujours)
Talla se réveille avec un mal de tête atroce, et s'assoit sur le lit en regardant sa montre. Il est 13h.
Talla: Wow, mais suis-je où là?
Les images de la veille lui reviennent à l'esprit. Il était dans un bar à boire en verre après après quand il voit une fille bien f****e venir vers lui. Ils ont parlé et après vous connaissez la suite.
Il se lève et prend ses clés en trimbalant à cause de son mal de tête.
Il arrive dans l'un de ses hôtels, prend un doliprane et fait tout le tralala car il fallait régler des choses à propos de ces deux traîtres.
Il arrive à la banque.
Talla: Bonjour Monsieur Sidibé, dit-il en lui serrant la main.
M. Sidibé: Bonjour Monsieur Sylla. Qu'est-ce qui vous amène ici aujourd'hui ? demanda-t-il en s'asseyant.
Talla: Je suis venu faire bloquer mes deux comptes bancaires ouverts sous les noms de Lamine Sylla et Alimatou Bâ, répondit-il en croisant les doigts.
M. Sidibé: Ah bon ? Puis-je savoir la raison, si ce n'est pas trop personnel ?
Talla: Excusez-moi, mais c'est pour des raisons personnelles, déclara-t-il.
M. Sidibé: D'accord, ne vous inquiétez pas, cela sera fait dans les plus brefs délais.
Talla: Parfait, merci beaucoup. Ce fut un plaisir.
Il sort et souffle. Comme dit l'adage la vengeance est un plat qui se mange très froid, et ça ce n'est que le début du commencement.
* * *
Des jours plus tard, la terrible nouvelle tomba. Alima et Lamine vénèrent chez Talla pour avoir des explications. Mais ce dernier ne fût rien de tel à part les insulter et les dénigrer.
Il était déçu au plus profond de mon âme. Ses parents ont appris la nouvelle aussi, mais c'était sa mére qui était beaucoup plus affectée dans cette histoire. Elle savait qu'une fois le traumatisme passé, Talla reprendrait le dessus et survivrait à cette épreuve. Ce n'était pas un homme défaitiste; il n'était pas du genre à sombrer dans la mélancolie. Quoi qu'il en soit, la vie devait continuer.
Alima se demandait qu'elle tournure la sienne allait prendre. Elle avait plus d'emploi, plus de maison où s'installer. Ses possessions se limitaient à une vielle voiture léguée par son défunt père. Lui appartenait aussi ce cœur brisé par la méchanceté, la jalousie et le matériel car oui elle était matérialiste. Ce cœur qui continuait de battre dans sa poitrine pour un homme qui lui était désormais inaccessible ....