Les carapaces s'enlévent peu à peu

2120 Mots
‹‹ Là où on s'aime il ne fait jamais nuit ››. ________________ ~~~Mouhamadou Talla Sylla Depuis mon arrivée à Dakar, je n'ai pas eu de repos. Je travaille jour et nuit, et Lamine n'est pas allé à l'entreprise depuis mon départ car, selon ma mère, il était malade. Bon, supposons que ce soit vrai, même si je n'y crois pas. J'ai demandé à Khadim si nous pouvions sortir aujourd'hui pour nous détendre, il a accepté sans broncher. Nous nous sommes réconciliés le lendemain de notre dispute, mais cela n'a pas été facile pour moi... [Flashback] J'avais besoin de retourner au bureau car j'avais oublié un dossier important que je devais lire avant demain. J'ai appelé mon chauffeur, Khadim, pour qu'il vienne me chercher. Moi: Bro, viens à la maison pour me prendre, je dois retourner au bureau. Je te paierai pour ça. Khadim: Non patron, c'est bon, c'est mon travail, donc pas besoin que vous me payiez pour ça. Moi: Je ne te demande pas ton avis. Viens rék. Je raccroche et l'attends. Dix minutes plus tard, j'entends quelqu'un klaxonner, et je sors. Nous n'avons pas parlé durant tout le trajet, il conduisait en regardant droit devant lui. Cela me faisait mal de nous voir comme ça. J'arrive au bureau, récupère le dossier, et sors. Sur le trajet du retour, je décide de briser le silence qu'il y avait dans le véhicule en lui disant de s'arrêter sur le trottoir. Nous sortons tous les deux, et je commence. Moi: Boy, je sais que tu ne pourras jamais me pardonner pour le dénigrement que je t'ai fait hier, mais comprends-moi aussi. Je n'aime pas qu'on me rappelle le passé, j'ai assez souffert, et toi, tu es témoin de cela. Même si je sais que c'est difficile pour moi, je... te... demande... pfff, je te demande pardon... Il éclate de rire, ce qui m'étonne. Khadim: Ay way dieureudieuf way yaw Yalla, pour mane dé doko meusseu wakh si sa adina (Al-hamdoulilah mon dieu, je croyais que tu ne le dirais jamais de ta vie). Je voulais que tu sortes ce mot de ta bouche. Weuh ki réwoul sakh. Moi: Toi, bilaye, nala nokou. C'est la dernière fois que je le dis, nak. Khadim: Yaw la rék. (C'est toi rék). Nous reprenons la route, heureux. [Fin du flashback] J'étais concentré sur mes dossiers quand j'entends le loquet de la porte s'ouvrir. Je ne lève pas la tête, mais je sens quelqu'un s'approcher. Je croyais que c'était Diarra, ma secrétaire, mais c'est quand on me touche l'épaule que je lève la tête. Waouh, qui est cette déesse !! Wa deuk bi ame na ay xalei you mél ni. Moi : Euh... excusez-moi, mais cherchez-vous quelqu'un en particulier ? demandai-je d'un ton dur. La fille : Bah, je suis là pour un entretien d'embauche. Moi : Mais ce n'est pas ainsi que ça fonctionne, madame... La fille: C’est mademoiselle, me coupa-t-elle la parole. Ah, je vois, une conquête potentielle... Moi : Très bien, mademoiselle, mais comme je vous le disais, il aurait fallu informer ma secrétaire pour qu'elle me mette au courant, quand même. Elle sourit avant de s'assoir devant moi et tire ma cravate. Elle écarte ses genoux, prends ma main et les mets dans sa culotte. Haay ki féroce na dé. Au début, je voudrais retirer ma main mais elle le retient avant de dire: La fille: J'ai cru nécessaire de ne pas t'informer et te faire une surprise comme ça, ça te plaît ou pas? Moi: Excusez-moi mais je suis quelqu'un de responsable et je ne devrais pas faire ça ... La fille: Arrête ça way, je sais que tu en as envie alors fait toi plaisir. Je commençais à titiller son organe intime qui commence à mouiller au fil du temps, elle gémissait de temps en temps. Mais j'arrête avant de lui dire: Moi: Vous savez ce qu'on va faire, vous allez me laisser ici vos coordonnées et je vous appellerai pour convenir d'un entretien, cela vous convient-il ? La fille: Pourquoi pas, mais j'aimerais bien qu'on se fasse une soirée juste tous les deux, qu'en dis-tu ? déclara-t-elle en me faisant un clin d'œil. Je fis mine de réfléchir, mais en réalité, je savais déjà quelle réponse lui donner. Moi: Cela me va, alors on se dit à une prochaine fois. Quand vous aurez choisi un jour, vous n'aurez qu'à me le faire savoir et nous pourrons voir ensemble. La fille: Parfait alors. Elle se lève du table pour ajuster sa mini robe. Boy bi da taat sakh. Elle me fait une bise sur la joue et effleure mon pantalon avant de quitter le bureau en se déhanchant de gauche à droite, ce qu'on appelle "Riidj". J'ai un sacré problème, mais cela sera du donnant-donnant, façon je n'ai rien à perdre. J'hausse les épaules et me reconcentre sur le dossier. Dix minutes plus tard, je n'arrive plus à me concentrer normalement. Je regarde ma montre et il est déjà 20 heures. Qu'est-ce que c'est que ça ? Je n'ai pas vu le temps passer. Je me dépêche de rentrer avant que Khadim ne me gronde, lui qui n'aime pas les retards, tout le contraire de moi. J'arrive chez moi et je me prépare rapidement. Je fais mes ablutions et rattrape mes heures de prières. [Talla prie également, mais contrairement à Ramatoulaye, c'est très rare. Il ne prie que quand il en a envie dal comme on dit]. Je porte une chemise Lacoste multicolore, un pantalon en jean et mes Air Max avant de prendre mes clés et de sortir de la cha Je descends les escaliers et aperçois Khadim qui discutait ou chuchotait avec ma mère. Moi: Je ne sais pas ce que vous manigancez déh, mais j'espère que ça n'a rien à voir avec moi. Ils me sourient et se regardent. Ma mère: Tu crois vraiment qu'on a besoin de comploter dans ton dos ? Pff... Moi: Allez, lève-toi, on y va avant que je me fasse sermonner (c’est-à-dire : avant qu'on me crie dessus). Nous sortons et nous dirigeons vers Penc Mi de Wally Seck. ~~~Ramatoulaye Diallo Moi: Cheut, ton fard à paupières est un peu trop excessif, diminue un peu. Houraye: Allez, arrête d'être compliquée, on l'a déjà refait plusieurs fois. Laisse-le comme ça, c'est très joli en plus. On va être en retard pour la soirée. Nous sommes chez Isseu en train de nous préparer. Elles ont fini depuis trente minutes et il ne me reste plus qu'à me maquiller. Après un moment, j'en ai eu assez et j'ai décidé de prendre ma trousse de maquillage pour m'asseoir devant le miroir de la coiffeuse. Je me maquille, puis j'enfile ma robe et mets le cheveux naturel qu'Isseu m'a donné. Nous sortons de la maison et c'est parti pour une longue nuit. Arrivées sur le lieu de la soirée, je vois plusieurs voitures garées devant, la devanture était décorée simplement avec des jeux de lumière. Une fois à l'intérieur, c'était pareil, sauf pour une différence : une lampe tamisée fixée au plafond du salon VIP. C'est là que nous nous sommes installées. L'ambiance était géniale. Nous formions notre petit groupe et avons commencé à danser. Tout d'abord, Houraye a commencé, puis Isseu, et enfin moi. Au bout d'un moment, le cercle de danseurs s'est agrandi et les gars qui étaient un peu loin de nous ont commencé à siffler. ~~~Mouhamadou Talla Sylla Nous parlions de tout et de rien, lorsque je vois un cercle se former à quelques pas de nous. Curieux que je suis, je demande à Khadim : Moi : Mais qu'est-ce qu'il se passe là-bas ? Khadim : Mdrr, Mdrr lègui mane dama ame ay bëtt guinaw bay kham loufa xéw (est-ce que j'ai des yeux derrière le dos pour le savoir ? Moi : Je demande juste, hein. Je dis cela, mais tout mon être et ma conscience étaient tournés vers ce cercle. Khadim : Allons voir avant que tu ne te casses le cou. Nous nous levons et partons voir. Nous arrivons à un mètre du cercle et je vois une de mes employées. J'avance encore plus et je vois une jeune fille qui dansait dos à moi, mais elle était vraiment douée. Isseu se retourne et tombe nez à nez avec moi. Isseu : Ah, patron, comment allez-vous ? Le salua-t-elle gênée de me voir sûrement. Moi : Je vais bien, mademoiselle N*****, je vois que vous profitez de votre week-end. Isseu : Bah oui, c'est normal après tout. Moi : Oui. En même temps que je discute avec elle, je regarde la jeune fille. Je crois que j'ai trouvé ma p * te de nuit aujourd'hui. Je souris et m'apprête à retourner à ma place mais la jeune fille se retourne aussi face à moi. Jeune fille / Moi: TOI, disons-nous en même temps. Putain quel gâchis encore !! ~~~Omniscient Ramatoulaye quitte le cercle et se dirige vers Talla. Ramatoulaye : Mais pourquoi tu me suis ? Loumala amél (Qu'est-ce que je te dois ?) Talla : Je me pose la même question. Ramatoulaye : Tu sembles avoir quelque chose de spécial. Elle s'installe dans un fauteuil et boit son cocktail. Talla reste silencieux pendant un moment, mais finit par retrouver l'usage de la parole. Il s'assoit sur le fauteuil d'en face et la regarde. « Elle est encore plus belle avec cette robe au décolleté plongeant », se dit-il. Ramatoulaye : Quoi ? lui demande-t-elle en claquant des doigts. Talla : Je n'ai jamais pensé que tu connaissais ces lieux, encore moins que tu savais danser. Ramatoulaye : Tu ne sais rien de moi, c'est normal. Et s'il te plaît, peux-tu te lever ? Ta présence me dérange. Talla : Peut-être est-ce vrai, mais c'est toi qui ne me donnes pas l'opportunité de mieux te connaître avec ton caractère difficile. On ne peut même pas parler une minute avec toi sans que tu ne sois sur la défensive. Je ne te comprends pas, ça fait deux fois que j'essaie d'être gentil avec toi et de voir comment te côtoyer, mais on dirait que tu ne veux pas. Vous, les femmes, êtes compliquées, pareilles à des équations à N inconnus ; personne ne peut vous cerner. Elle sourit malgré elle et se dit qu’il était vraiment idiot mais quand même drôle. Ramatoulaye : Non, mais franchement, pas ça ! Talla : Ah, wahou ! C'est exactement ce que je voulais dire. Essayons de nous connaître un peu plus, c'est mieux, non ? Elle fait mine de réfléchir avant de se dire que ça ne coûte rien d'essayer, puisqu'elle n'a rien à y perdre. (....) Pendant que certains étaient dans leur bulle de bonheur, d'autres s'entretuaient. C'était le cas de TG et du fameux patron. Ce dernier était allé voir l'enfant et avait essayé d'être gentil, chose qui ne lui allait pas du tout, mais il devait le faire s'il voulait vraiment piéger TG. Dès qu'il a quitté l'hôtel Novotel où TG logeait, le patron a appelé ses hommes, leur a donné l'adresse et leur a ordonné de venir kidnapper TG ce soir-là. De son côté, TG connaissait tout le plan du fameux patron et avait décidé d'amener l'enfant dans un autre hôtel, tout en prévenant ses hommes. Il/Elle ne bougerait pas de l'hôtel. "Puisque le patron me prend pour un c*n/une conne, jouons à la conne/au c*n", s'est-il/elle dit. Il était 23 heures lorsque les hommes du fameux patron sont venus à l'hôtel pour kidnapper TG. Ils étaient six, tous cagoulés. TG a feint de dormir, puis a reçu un mouchoir sur le nez, et c'est le trou noir. ?! : Patron, on l'a kidnappé. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Le patron: Achetez de l'essence et brûler le / la vif; mais avant ça je veux que vous le / la maltraiter à mort comme ça il / elle ne saura pas qu'on ne s'en prend pas à son maître. ?!: D'accord patron. Dès que le gars raccrocha, il reçoit un énorme coup sur sa tête ainsi que les quatre autres mecs. Il ne restait que lui, qui est le complice de TG et ses trois gars qui venaient tout juste d'arriver. Il réveilla TG et l'aide à se relever. Le complice de TG appelle de nouveau le patron. Complice de TG: Patron ça y es, TG est mort / morte. Le patron: Bon débarras. Il raccrocha avant de tourner vers TG qui sourit. TG: Comme ça il a voulu me doubler, mdr je vois bien qu'il m'a oublié. Mais ça ne fait rien, il va me sentir dans les prochains jours à venir je serais son ombre, il n'aura aucun répit. C'est une promesse de TG
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