XXILe cavalier que la foudre du ciel et l’instinct de son cheval venaient de sauver d’une mort certaine n’était pas Raymond, comme l’avaient espéré Baptiste et les deux misérables qu’il servait, mais bien M. Olivier de Kermarieuc. Comment Olivier était-il seul ? Il nous faut, pour l’expliquer, faire un pas en arrière. Olivier et Raymond, ainsi que Baptiste l’annonça quelques heures plus tard au major, avaient passé sur le pont un peu après cinq heures, et ils s’étaient dirigés, en quittant le valet de chambre de M. Vulpin, tout droit sur le château de l’Orgerelle. Olivier était charmant de bonne humeur, Raymond soucieux. – Ah ! cher ami, disait Raymond, à mesure que les obstacles s’aplanissent devant moi, je sens mon cœur défaillir. – Bah ! bah ! répondit Olivier, je jurerais que tu


