XXIIM. le baron Raoul de Saunières avait probablement fait à mademoiselle Blanche de Guérigny les mêmes recommandations qu’à Raymond, car l’entrevue au salon fut d’une réserve presque glaciale. Ni la marquise, ni madame de Saunières ne purent supposer un moment la moindre intelligence morale entre Blanche et Raymond. Le dîner fut cordial, sans trop d’intimité. Après le café, on passa au salon, et Olivier fit un whist avec madame de Saunières et la marquise. Raoul en profita pour s’approcher de sa cousine, laissant madame de Bertaut causer avec Raymond. Ils échangèrent quelques mots à voix basse ; puis Raoul alla se placer derrière sa mère et suivit un moment sa partie du regard. – Mon cousin, dit alors Blanche de Guérigny, voulez-vous nous conduire faire un tour sur l’étang ? – Volo


