17.Tandis que ces événements s’accomplissaient au Louvre, le château d’Anet continuait à être solitaire, et nul courtisan n’y était venu encore saluer humblement Mme Diane de Poitiers. Cependant, François Ier était mort, et avec lui s’était évanoui le pouvoir de Mme d’Etampes, l’implacable ennemie de Diane ! La comtesse avait appris la nouvelle, le jour même du départ de Henri de Valois. De là, grande joie et grande alarme, en même temps, dans l’esprit et le cœur de la comtesse. Allait-elle régner enfin, ou bien le dauphin, ébloui par sa nouvelle grandeur, distrait de son amour par les soucis de cette couronne qui lui advenait si brusquement, allait-il l’oublier et se laisser dominer par une influence nouvelle ? L’anxiété de la duchesse fut grande, et elle eut d’abord le dessein de comman


