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2004 Mots

20.Deux jours s’étaient écoulés depuis qu’Actéon avait quitté Anet. Diane de Poitiers avait passé ces deux jours dans la plus mortelle inquiétude. Les yeux tournés vers Paris, elle attendait avec anxiété un message du roi… Le message n’arrivait pas. Elle attendait Actéon… Actéon ne revenait pas non plus. La pauvre comtesse tremblait très fort pour son pouvoir, et elle commençait à désespérer, lorsque, le matin du troisième jour, au moment où elle sonnait ses caméristes pour se faire habiller, on annonça le jeune page. — Qu’il entre ! s’écria-t-elle ; qu’il entre à l’instant ! Et, vêtue d’un peignoir du matin, insoucieuse de sa beauté à laquelle l’art n’avait pas encore prêté son secours, elle attendit Actéon, pâle d’émotion et le cœur palpitant. Actéon entra, le sourire du triomphe

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