— Et, dit-il en hésitant, la reine ?… — La reine est pareillement au Louvre… avec le roi. Le front plissé de Raphaël se dérida : — Le roi, dit-il, ne va donc plus à Anet ? — Ah ! répondit Actéon, il en est, je crois, parti pour jamais, le jour où il est venu à Paris prendre possession de sa couronne. La comtesse est en pleine disgrâce. Et Actéon crut de bon goût de soupirer, ainsi qu’il convient de le faire à un serviteur reconnaissant, au souvenir des infortunes de ses anciens maîtres. Ce soupir fut d’un bon augure pour Raphaël qui ajouta : — Eh bien, cher M. Actéon, puisque le roi vous donne à moi, je tâcherai de justifier sa confiance en vous étant agréable et utile. Vous partagerez ici notre vie de périls et d’isolement, et vive Dieu ! j’espère que bientôt nous aurons une belle o


