5.Avril épandait ses premières fleurs et sa verdure printanière sur Rambouillet, la royale et chère résidence de François Ier, le filleul de Bayard. C’était jour de chasse à courre à Rambouillet. La cour s’y trouvait, cette cour brillante de François Ier, étincelant assemblage de nobles seigneurs, de femmes jeunes et belles, d’artistes au front rayonnant de génie, de poètes accourus de toute part pour entourer le trône de ce monarque, surnommé par l’histoire le restaurateur des lettres. C’était ici Benvenuto Cellini, l’orfèvre florentin ; là, Clément Marot, le poète ; Anne de Montmorency, le puritain et le brave ; la duchesse de Chateaubriand, la favorite déchue ; Mme d’Etampes, la reine de fait, malgré sa quarantième année près de sonner, et toujours aussi belle qu’à vingt ans ; et puis


