Brianna
— Tu es sûre que tu veux le faire ?
J'acquiesce tout en plaçant mes mains derrière sa nuque un sourire aux lèvres. Je colle mon front contre le sien et plaque mes lèvres contre les siennes. Nous échangeons un b****r fougueux et passionné. Ses mains remontent le long de mes hanches jusqu'à mon chemisier sur lequel elles tirent avec force. Les boutons rebondissent dans toute la pièce. Il me soulève dans ses bras et nous entraîne jusqu'au canapé sur lequel il me fait tomber à la renverse. Il se détache de moi le temps de retirer son tee-shirt. Je me mordille la lèvre inférieure. Mon regard ardent se pose sur son torse musclé et tatoué. J'ai le visage et le corps en feu. Mon cœur bat à tout rompre et ma poitrine monte et descend à toute vitesse au rythme de ma respiration saccadée.
Un sourire taquin se dessine sur son visage tandis que son regard croise le mien.
— On admire la vue ?
Je soupire, exaspérée, et lève les yeux au ciel. Hari émet un rire gentiment moqueur. Il se baisse à nouveau vers moi et m'embrasse furtivement avant de faire glisser ses lèvres jusque dans mon cou puis un peu plus haut, au niveau de mon oreille.
— Il faut que tu te réveilles, me souffle-t-il d'une voix rauque.
Oui bien sûr...Attendez...Quoi ? Il relève la tête et plonge son regard d'un vert émeraude dans le mien.
— Aller debout.
**
J'ouvre subitement les yeux. Je m'empare de mon téléphone afin de désactiver l'alarme et le laisse tomber sur mon lit. Un soupir s'échappe de mes lèvres tandis que je me redresse. Je passe une main dans mes cheveux, l'esprit encore embrumé par mon songe. Un peu plus et je faisais l'amour avec Hari en rêve. Supercalifragilisticexpialidocious excitant. Je suis rappelée à la réalité par de petits coups donnés contre la porte.
— Bree debout, me dit Sonia.
— Oui, je suis réveillée.
— D'accord. Rendez-vous dans la cuisine dans quinze minutes !
Je m'extirpe de sous les couvertures à contre cœur. Je serais bien retournée à ma rêverie voir ce qui se serait passé. Au lieu de ça, j'attrape une tenue dans mon placard et regagne la salle de bain. Douche rapide, habillage, maquillage, coup de brosse et hop ! En un quart d'heure le tour est joué. Lorsque j'entre dans la cuisine, Sonia et mon père sont déjà à table. Je les salue rapidement puis m'installe à ma place attitrée, tasse de café et verre de jus d'orange en main. J'attrape deux pancakes et un fruit.
— Bien dormi ? me demande mon père.
Je sens le feu me monter aux joues suite à sa question. Je baisse le visage et prends une grande gorgée de café le temps de calmer mes hormones excitées de bon matin. Une fois sûre que mon corps est capable de tenir quelques minutes sans me trahir, j'inspire un coup et relève la tête.
— Très bien dormi, merci. Et toi ?
— Oui, moi aussi. Tu as prévenu ta mère pour les dîners et le voyage en Europe ?
Et zut. Je me suis tellement laissé prendre dans le tourbillon depuis avant-hier que j'ai complètement zappé de lui écrire à ce sujet. Parfait. Ça commence bien.
— Je lui écrirai dans la journée, ne t'en fais pas. Connaissant maman, à partir du moment où tu es d'accord, elle ne s'y opposera pas.
Mon père acquiesce tout en tournant la page de son journal.
— Au fait Bree, tu ne nous as toujours pas raconté comment tu t'es retrouvée à passer la soirée avec Hari, intervient ma belle-mère.
Shoot.
— Eh bien...
— Bonjour tout le monde !
Je suis interrompue par l'arrivée de mon petit frère encore vêtu de son pyjama Spider-Man, les cheveux en pagaille et les yeux endormis. Il me salue d'une tape dans la main, embrasse notre père et sa mère et s'installe à sa place en face de moi. A mon plus grand soulagement, cela suffit à détourner l'attention de ma belle-mère le temps de quelques instants. J'en profite pour avaler la fin de mon petit-déjeuner et mettre ma vaisselle au sale. Chose faite, je regagne la salle de bain le cœur trépignant d'impatience et d'excitation. Je me brosse rapidement les dents, rajoute une touche de rouge sur mes lèvres, rassemble mes affaires et mon attirail hivernal et regagne le hall.
— J'y vais ! je m'exclame d'une voix forte.
Mon père et mon petit frère me souhaitent une bonne journée depuis la cuisine. J'ouvre la porte prête à partir.
— Bree, tu n'as pas répondu à ma question ! s'horripile Sonia.
Je sais. C'était le but.
— Pas le temps ! Je ne veux pas être en retard !
— Bree...
— A ce soir !
Je sors de l'appartement et claque la porte derrière moi sans lui laisser le temps de réagir. Je lance la playlist aléatoire sur mon téléphone, place mes écouteurs dans mes oreilles et monte dans l'ascenseur, le cœur battant à toute vitesse. C'est parti pour la première journée de stage.
**
Hari
Après une nuit au sommeil rare, il me tarde de retrouver Brianna. J'ai passé la journée d'hier dans une sorte d'état second. Je n'ai cessé de me remémorer nos moments ensemble, notamment notre nuit et notre matinée à Central Park. Résultat, je ne me suis pas endormi avant trois heures, si bien que lorsque mon réveil a sonné à six heures, j'avais l'impression de ne pas avoir dormi du tout. Enfin. Plus qu'un petit quart d'heure et nous serons de nouveau ensemble.
En attendant, j'en profite pour aller chercher un café et vérifier une dernière fois son bureau. Comme ce à quoi je m'attendais, Kelly et Lola ont fait un travail remarquable. Bureau installé, Mac ouvert, manuscrits posés juste à côté. Parfait. Je referme la porte et regagne mon propre bureau où Kelly vient tout juste de déposer les tenues que je l'ai chargée d'acheter pour Brianna.
Bien. Plus qu'à attendre patiemment. Je pose mon café et retire mon manteau duquel j'extirpe mon paquet de cigarettes. J'en allume une et inspire une grande bouffée que j'expire lentement. Je ne sais pourquoi mais plus les minutes passent et plus je me sens nerveux. Sans le vouloir, Gabi et Phoebe ont réussi à mettre un bordel monumental dans ma tête en ce qui concerne ma nouvelle stagiaire.
Nouvelle stagiaire qui commence à se faire appeler Désirée dans tous les sens du terme. 8h55 et elle n'est toujours pas là. Je finis ma cigarette, l'écrase et jette le mégot dans mon cendrier. Je prends une inspiration rapide, m'humecte les lèvres puis sors de mon bureau afin d'aller voir ce qu'il en est. A peine suis-je sorti de la pièce que je me retrouve percuté de plein fouet par quelqu'un d'autre. J'attrape machinalement la personne avant de me rendre compte qu'il s'agit de nulle autre que Brianna. Les grands esprits se rencontrent.
— Merde.
Mon regard se pose sur le sac Starbucks dans sa main droite et son chemisier rendu transparent par ce qui ressemble à un Latte Macchiato renversé par accident. Elle lève son regard vers moi en faisant la moue.
— La surprise café du premier jour est complètement ratée, soupire-t-elle.
J'émets un rire furtif et m'écarte afin de la laisser rentrer. Je jette un rapide coup d'œil dans les couloirs encore désert et la suis. Je ferme la porte derrière nous dans un coup sec afin de m'assurer à ce que nous ne soyons pas dérangés.
— Je vais devoir courir chez moi pendant la pause déjeuner, mais heureusement j'ai réussi à garder ton café intact.
— Tu peux le boire, je lui propose.
— Tu es sûr ?
— Oui, je viens tout juste d'en boire un de toute façon. (Elle m'adresse un sourire tout en attrapant le gobelet encore plein. J'en profite pour la rejoindre et la tirer à moi, la faisant frémir.) En ce qui concerne ton haut, j'ajoute, je demanderai à Kelly d'aller t'en chercher un au plus vite. (Je baisse furtivement le regard vers son chemisier qui met en avant sa poitrine généreuse.) Quelque chose de simple et foncé de préférence.
— Oui ce sera plus prudent.
Je lui adresse un petit sourire, mon regard perdu dans le sien d'un noisette intense. Nous nous fixons pendant quelques instants, mes lèvres finissant rapidement par retrouver les siennes. Elle passe un bras derrière ma nuque tandis que je resserre mon emprise autour de sa taille. Ma langue rencontre la sienne. Nous échangeons un b****r doux et intense. Mes mains glissent jusqu'au bouton de son pantalon et le défont. J'aspire sa lèvre inférieure et la mordille avec douceur. Un gémissement de plaisir s'échappe de ses lèvres. Mon corps s'enflamme. Le sien aussi. J'introduis ma main dans son pantalon. Mes doigts trouvent facilement son point sensible cacher par le fin tissu de sa culotte. J'appuie dessus la faisant frémir. Mon prénom s'échappe de ses lèvres dans un souffle presque imperceptible.
— Hari...
Toc. Toc. Brianna sursaute contre moi manquant de me donner un coup de tête dans le nez. Nous nous détachons subitement l'un de l'autre comme pris en flagrant délit. Je passe une main dans mes cheveux tout en la regardant remettre son pantalon en place comme si de rien n'était, les joues en feu.
— Entrez !
La porte de mon bureau s'ouvre sur Lola. Cette dernière nous offre un grand sourire chaleureux et enthousiaste comme à son habitude. Brianna lui adresse un signe de tête furtif avant d'aller s'asseoir sur l'un des canapés. J'en profite pour passer commande pour le haut.
— Simple, pas trop voyant et si possible foncé, répète-t-elle.
— C'est ça.
— Je vais demander à Kelly d'aller le chercher, de façon à ce que Mademoiselle Andrews l'ait d'ici le déjeuner.
— Merci Lola.
Ma secrétaire en chef nous salue rapidement et se retire nous laissant seuls. Un soupir de soulagement s'échappe de mes lèvres tandis que j'attrape mon paquet de cigarettes et m'installe à côté de Brianna.
— Je te propose que nous commencions par un petit briefing avant que tu ne te mettes au travail, si ça te va.
— Très bonne idée.
Je lui adresse un sourire en coin tout en allumant ma cigarette. Elle attrape son café duquel elle prend quelques gorgées, à moitié perdue dans ses pensées.
— Ne t'en fais pas par rapport à ce qui a failli se passer il y a quelques minutes, ce n'est que le début. Nous avons encore beaucoup de temps devant nous pour faire des choses déplacées au bureau, je la charrie.
Ses joues et ses yeux s'enflamment presque instantanément. Je la regarde serrer les cuisses instinctivement tout en reculant un peu.
— Je...Enfin...Je ne pensais pas à ça.
A d'autres. J'expire la fumée et rapproche mon visage du sien la faisant frémir une fois de plus.
— Crois-moi. Une fois que tu auras goûté aux plaisirs du sexe au bureau, tu ne pourras plus t'en passer.
— Frimeur, m'accuse-t-elle en plissant les yeux.
J'émets un rire franc, amusé par sa réaction.
— Ceci n'est pas de la frime chérie. C'est une garantie.
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