Tandis qu’à l’instar des spectateurs, nous allons pour repartir vers nos places, une pression sur mon avant-bras me retient. — Venez, nous avons à parler. Je crois que vous avez beaucoup de choses à me dire. Ce n’est pas une invitation. C’est un ordre. Les traits fermés, le regard sombre sous des sourcils plus broussailleux que jamais, le commandant Marcel Perrin m’indique le passage qui mène aux coulisses. Pas moyen de refuser. L’homme du GIPN qui en garde l’accès s’écarte pour nous laisser passer, puis reprend sa place, à la déconvenue de Murielle et de mon pote Serge qui nous suivaient et voulaient participer à la grande explication. Tandis que nous marchons, la lutte d’influence débute ; Perrin avance en tête, faisant de grandes enjambées pour contrarier mes efforts pour revenir à


