Chapitre 5

3304 Mots
*** Les jours qui ont suivi, la vie de Manuella devenait de plus en plus pire avec les mauvaises langues du quartier, une tante méprisante, des cousines indisciplinées, ... Seul son cousin Babacar et son ami Souleymane l'aidaient à tenir le coup. Ce dernier faisait tout son possible pour l'aider même si Manuella est têtue de nature. Tous les jours, ils discutent de tout et de rien jusqu'à même procurer à Manuella des moments de fous rire, ce qui est très rare en elle depuis qu'elle a perdu son père. Disons que ce jeune homme est devenu son source de bonheur depuis qu'ils se fréquentent. Ils passent tout leur temps à se parler au téléphone, ce qui fait que Manuella ne peut plus se passer de lui. Aujourd'hui, Mansour, le frimeur du quartier, décide de courtiser la jeune fille car après avoir réussi son plan, il pourra l'attirer dans ses filets se dit-il. Assis avec ses copains autour d'un fourneau leur servant à faire le thé, à l'angle de la rue qui mène vers la maison de tante Thiaba, Mansour remarqua la jeune fille traverser la rue surement pour aller à la boutique du coin comme à son habitude. - Les gars, voyez-vous cette jeune fille ? Dit-il. - Qui celle qui est habillé en pagne et teeshirt comme une lingère. Dit l'un d'eux en rigolant. - C'est la fille aux yeux bleus ! Dit un autre. - Hiii j'ai peur d'elle walahi. Lorsqu'elle te regarde, tu as une seule envie c'est de prendre tes jambes à ton cou. Heureusement qu'elle ne sort pas la nuit sinon beaucoup seront traumatisés à cause de son regard.  Dit le troisième. - En tout cas elle a quelque chose de spéciale. Arrêtez de vous acharner sur elle. C'est une humaine comme nous tous donc arrêtez vos sottises. J'en ai vu plein qui sont comme elle en Europe. Les yeux bleus existe belle et bien. Dit Mansour. - Oui cela existe mais pas chez les africains alors laisse nous avec tes idées tordues. - En tout cas il faut que je l'approche. - Hiiii boy tu veux mourir jeune vas-y, « abdou diambar gui nonou, lossi ame dieuleul ». Ils continuaient de discuter jusqu'à ce que Manuella les dépasse sans se soucier de leur présence. Les garçons en profitent pour crier ensemble : - OUUUUUUUUUUHHHHHHHHH ! - J'ai peur ! Dit l'un d'eux Mansour se leva pour la rattraper avant qu'elle ne file comme la dernière fois. - Jeune fille, attend ! Manuella sentant être poursuivi par le jeune homme, le cœur meurtri par le comportement des autres, ne se donne aucune peine pour se retourner ou s'arrêter. Mansour se précipita et attrape sa main pour l'arrêter dans sa course. - S'il te plaît attend. - Mais qu'est-ce qui vous prend de courir derrière les gens comme ça ? - Pourquoi tu ne m'as pas salué tout à l'heure ? - Tu es fou toi, laisse-moi passer. - Non attend il faut que je te parle. - On n'a rien à se dire, ok. - Je t'en prie ne fait pas trop attention à ces connards. Ils ne savent rien de la vie. S'il te plaît laisse-moi une chance de te parler, je ne connais même pas ton nom. Moi C'est Mansour. - Je m'en fou complètement est ce que vous comprenez, Monsieur. Alors vaquer à vos occupations, c'est bien mieux pour vous. Elle se retourne à pas décidé mais Mansour n'était pas du même avis, il la plaqua contre le mur et la tient fermement. - Ecoute, je sais que je t'harcèle mais je veux juste t'aider car je sais que tu vis des moments difficiles et j'aimerais comprendre beaucoup de choses. J'ai remarqué comment on te traitait dans la maison et cela me fait mal au cœur alors s'il te plait laisse-moi faire. Manuella lui donna un coup coude sur ses côtes et en profite pour s'échapper de son emprise. Elle se demande pourquoi les jeunes de ce quartier manquent de savoir vivre. Mais son cœur se serra lorsqu'elle se souvient de tous les coups bas qu'elle subit depuis qu'elle est rentrée au pays. Elle entra dans la maison en pleurs et se réfugia à l'arrière-cour pour se libérer de toute cette peine qui pèse trop sur elle. Que dois-je faire ? Se demande-t-elle. Babacar la surprend entrain d'essuyer son visage. - Manuella, qu'est-ce que t'as ? On dirait que tu pleurais « loukhew » - Ce ne rien. Dit-elle en lui tournant le dos. - Comment ça ce n'est rien ? - C'est juste de la poussière dans mes yeux. - D'accord comme tu veux alors. Sache juste une chose, je suis ton ami et je ne te dénigrais jamais au plus grand jamais. J'ai remarqué que tu dormais toujours dans l'enclos des moutons, j'en ai parlé à ma mère mais elle refuse de m'écouter. J'essayerai de trouver une solution face à cela. Voyant que sa cousine reste sur son mutisme, Babacar se décide de la laisser seule pendant qu'il parle à sa mère de cette situation. Mais chose qu'il regrette avoir fait aussitôt car sa génitrice vient de lui traiter de tous les noms pour avoir défendu Manuella. Tante Thiaba n'est pas prête à accepter cette jeune fille comme son sang et est toujours décidé à la considéré comme une intruse. Quelques heures après, elle reçoit l'appel de Souleymane puis se réfugie dans la cuisine pour répondre sans être interrompu ou surpris par sa tante. - Allô - Manou - Combien de fois t'ai-je dit de ne pas m'appeler comme sa Jule. - Chiiii Manou arrête toi aussi tu es trop coincée. Comment tu vas ? - Je vais bien et toi ? - Tranquille hein puisque j'entends ta voix - Tu n'es qu'un beau parleur « topal feulé yaw ». - (Rire) Tu es ma source de motivation est ce que tu sais cela ? S'il te plait viens à l'atelier ce soir je vais te montrer quelque chose, une merveille. - Hiiii Tu voudrais que Dame Thiaba me tue ? - Elle ne le saura pas du tout ne t'inquiète pas, c'est vite fait. Fais comme si tu te couches tôt pour pouvoir sortir en douce. Je serai à l'angle à t'attendre. - C'est trop risqué Jule, tu sais que ma tante n'a aucune pitié pour me battre ou m'humilier devant les autres et ... - Elle ne le fera pas ne t'inquiète pas allez viens s'il te plait cela fait plus d'un mois que je ne t'ai pas vu. - Attend demain à mon retour de l'hôpital on se voit. C'est demain qu'on m'enlève le plâtre. - Ah bon, on fait comme sa alors. Je viendrais te chercher pour t'y amener. - Ce n'est pas la peine tu sais. - Je ne discute même pas. - D'accord à demain alors. - Passe une excellente nuit Manou et prend soin de toi. - Merci pareillement. Elle raccroche le téléphone et se couche le cœur léger, après avoir parlé à son ami. *** Le lendemain, Au retour de l'hôpital, Manuella et souleymane décident de passer du temps avant de rentrer chez eux. Ils prennent un taxi en direction du Parc d'attraction, Magic Land. Ils profitent de l'après-midi pour se retrouver et surtout de discuter sérieusement pensa Souleymane. Après quelques tours de manège, Souleymane la conduit dans un endroit éloigné de tout mouvement et faisant face à la mer, pour lui parler. - Le climat est très agréable. Dit Manuella en s'asseyant sur une grande pierre. - Eh oui je trouve que c'est beau et inspirant. Dit Souleymane. Un silence relaxant s'installe, chacun d'eux est dans ses pensées les plus profondes. Souleymane décide de rompre ce silence : - Manou - Oui - Pourquoi tu n'as pas confiance en moi ? - Qu'est ce qui te fait dire cela Souley ? - Oh non appelle moi Jule comme mes amis intimes. - Comme tu veux. Mais sache que si je n'avais pas confiance en toi je ne serai jamais venu ici et surtout dans l'intimité de la nature. Dit-elle en balayant le regard sur tout ce qui les entoure. - Alors pourquoi tu refuses toujours de me parler, de t'ouvrir à moi. Je ne sais rien de toi à part que tu t'appelles Manuella et que tu habites à la médina rue 15 angle 22. - ....... - Alors que tu connais une bonne partie de ma vie. - ....... - Cela fait maintenant plus de deux mois qu'on se connait et tu n'arrives toujours pas à lâcher prise. Il faut que tu saches que la vie est faîtes de bons et de mauvais moments. La joie, la haine, la jalousie, la méchanceté gratuite, le bonheur, la tristesse, l'amour, ... font partie de la vie et chacun de ces moments doit être vécu avec philosophie. Manou, Dit Jule. N'aie pas peur de te confier, il faut que tu libère ton cœur ma belle ; je sais que tu souffres mais tu fais semblant d'aller bien devant les autres. Si tu continues de tout garder pour toi tu vas finir par exploser et cela seras néfaste pour tout le monde. Arrête de te faire du mal. Ils restèrent silencieux pendant quelques minutes puis Souleymane reprend : - Si tu n'es pas prête à parler aussi on laisse tomber ... - Non, ce n'est pas ça ... - C'est quoi alors ? - C'est juste que c'est dure à expliquer .... Car je serai obligé de réveiller les souvenirs que j'avais enfoui dans un endroit très loin de mon cœur et de mon esprit. - Je comprends, alors prend tout ton temps. Tu n'as pas à t'inquiéter car je serai toujours là pour toi. - Je le sais ! Manuella se détendit petit à petit en jouant avec ses mains sous le regard attendri de Souleymane. - Mon nom est ADJARA MANUELLA DIAGNE, je suis sénégalaise de nationalité mais ma mère Manuella Fall était une métisse sénégalo-italienne. Elle est morte deux jours après ma naissance. Mon père Bassirou Diagne était un homme pieux, intègre, responsable, tendre, mature, et surtout intelligent. Il m'a élevé seul pendant 21 ans et n'a jamais failli à sa mission depuis que maman n'est plus. Il a consacré toute sa vie à moi, mon avenir, ma réussite ... A mes 18 ans, il a perdu son emploi et depuis lors, nous vivions comme des nomades et cela a été dur avec le froid, l'insécurité, la faim, ... Nous avons vécu en Italie pendant 20 ans mais on a été obligé de rentrer au Sénégal puisqu'il n'y avait plus d'espoir pour nous de nous en sortir. On dormait sous les ponts, les maisons d'accueil, ... On mangeait les restes qu'on trouvait dans les poubelles ou autre. C'était dure, durant toute mon enfance car soit j'étais souffrante, soit papa avait des problèmes dans son lieu de travail. J'ai cherché du travail à maintes reprises dans les restaurants mais s'était impossible, comme si j'avais la poisse. Tout ce que je faisais ou touchais, finissais par se détruire. Finalement papa est tombé malade et on a décidé de rentrer au Sénégal. (Silence) - Et depuis tout ce temps où était la famille de ta mère ? - Au fait je ne les connais pas du tout. Il n'y avait qu'une sœur à ma mère qui passait nous voir quand on habitait dans un des centres d'accueil de la ville. Elle s'appelait Tata Djeyna Fall. Mais elle ne pouvait pas grand-chose pour nous car la famille de me mère n'était pas d'accord pour le mariage de mes parents alors ils ont chassé ma mère de chez eux comme une malpropre. C'est ce que m'a expliqué papa avant de mourir. Alors à part papa, je n'avais personne d'autre. La maladie de mon père s'est aggravée lorsqu'on est revenue au Sénégal. Ils avaient décelé un cancer du pancréas et ce n'était pas évident puisqu'on n'avait pas les moyens pour les soins. On se débrouillait avec les moyens du bord. Et comme tu as bien pu le constater, la famille de mon père est très complexe. Ceux qui avaient les moyens refusaient de nous aider. Alors Papa est parti à jamais, il ne reste plus qu'à prier pour le repos de son âme. Une larme perla sa joue, Souleymane s'en aperçoit le cœur meurtri et l'effaça avec son pouce. - Excuse-moi d'avoir réveillé toutes ses mauvais souvenirs ... - Ne t'inquiète pas, au contraire cela me libère un peu l'esprit. - Et qui est la femme avec qui tu vis ? - C'est la grande sœur à mon père, ma « Badiène ». - Mais pourquoi elle se comporte mal avec toi ? - Je ne connais pas trop ses raisons. En tout cas elle me fait vivre le calvaire. Ses filles sont insupportables. Peut-être qu'un jour tout va changer pour le meilleur. - Dans quelle condition vis tu dans cette maison ? Je sens vraiment qu'il y'a des choses que tu ne dis. - Ne t'inquiète pas pour moi, je survivrais. - Je ne peux pas ne pas m'inquiéter Manou, c'est vrai qu'on s'est connu dans des circonstances frustrant, mais depuis que je te fréquente, je me sens de plus en plus à l'aise avec toi et je te considère tout d'abord comme une sœur avant que l'amitié ne vienne. Je tiens à toi et je ressens le besoin de te protéger mais aussi de te rendre heureuse. - Tu es une personne bien, Jule. - J'essaye juste de bien faire et surtout d'apporter de l'aide à mes semblables. - En tout cas je te remercie pour tout ce que tu fais pour moi. Grâce à toi j'ai découvert le monde sous un autre angle et je ne sais pas pourquoi mais je me sens plus légère après t'avoir parlé. Merci de m'avoir écouté. - Je serais toujours là pour toi, ne l'oublie jamais. Viens dans mes bras ! Souleymane la prend dans ses bras pour un long et doux câlin d'où chacun d'eux ressentait quelque chose d'inhabituelle. Manuella se sentait en sécurité mais son cœur battait à vive allure, ce qui l'intrigua. Souleymane sentait le rythme accéléré des battements du cœur de son ami, ce qui réveilla en lui des sensations fortes et bizarres qu'il refoula au plus vite. Ils se détachèrent puis continue leur balade dans l'enceinte du parc. Vers 19h, ils décidèrent de rentrer chez eux et se promirent de faire des sorties le plus souvent possible, histoire de sortir de la routine. Chacun d'eux retourne dans ses occupations. Manuella arrive chez elle à pas de loup avant que sa tante ne se rende compta de sa sortie. Elle pénètre la maison sur la pointe des pieds, arrivée devant l'enclos, elle fut arrêtée dans son élan par un coup de cravache au dos, venant de sa tante. - AÏE ! - Ah boooon donc toi à chaque fois que je ne suis pas là tu en profites pour faire ta p**e. Dit Tante Thiaba. - ... - C'est à toi que je parle non. Où étais tu ? - Je suis allé me promener un peu ma tante ... - Te promener ou te p********r ?  Fille indigne, tu n'as plus froid aux yeux et depuis quand as-tu le courage de sortir de cette maison sans ma permission ? Manuella tu te fou de moi hein. Je vais te montrer comment on traite les putes. Et s'était partie pour une séance de torture de la part de sa tante. Comme d'habitude coup sur coup. Manuella ne prenait même pas la peine de riposter et se laissa faire. Après quelques minutes, Dame Thiaba fatiguée par l'effort qu'elle fournissait, la laisse dans la cour de la maison en n'oubliant pas de verser de l'eau froide sur elle. - La prochaine fois que je te vois dehors sans ma permission, je te tue est ce que tu m'entends. Désormais tu ne sors plus et ce n'est pas la peine de penser au dîner car tu n'y goutteras pas. Elle éclata en sanglot sous le regard impuissant de Babacar, qui avait le cœur meurtri en voyant sa propre mère se comporter de la sorte avec cette pauvre fille. Il l'aide à se relever puis la fait entrer sous la douche afin qu'elle prenne un bain chaud. Babacar en profite pour lui acheter du pain aux accras afin qu'elle dîne en paix. Elle refusait de manger, mais l'attitude tenace de son cousin l'a poussé à faire des efforts et manger le repas sans appétit. - Je sais que ma mère est très méchante avec toi, je sais que ta situation est difficile mais malheureusement je suis impuissant face à cela. Ma mère n'écoute personne d'autre que ses filles. Je te propose une solution. - Quoi ? Dit-elle. - C'est de t'amener chez grand-mère à St-Louis. - St-Louis ? - Oui, notre grand-mère habite là-bas. Tu ne le savais pas ? - Je ne sais pas grand-chose de la famille, tu le sais bien. - Effectivement, tu pourrais connaître mieux la famille si on allait à St-Louis. Grand-mère habitait ici mais depuis que Tante Sophie est décédé il y'a quelques années, elle était obligée d'aller là-bas pour s'occuper de nos cousins et de la maison familiale qui s'y trouve. - Mais comment va-t-on faire pour y aller ? - Je vais y réfléchir et je te tiendrais au courant inchallah. Et j'ai oublié une chose. - Quoi ? - Reprend la prière ma sœur, cela t'apportera la paix intérieur et surtout te protégera contre beaucoup de choses. - D'accord, je ferai de mon mieux même si je n'arrive pas à réciter les versets correctement, tu sais bien que je n'ai pas fait l'école coranique. - Il n'est jamais trop tard pour apprendre. Je t'enseignerai la base inchallah. - Merci pour tout. - Tu es ma sœur c'est normal. ********* Quelques jours plus tard, La vie de Manuella n'a point changé, au contraire cela s'empire de jour en jour. Elle se fait harcelée par Mansour, battue par sa tante, méprisée par ses cousines, ... Rien ne change à part le fait qu'elle a toujours le soutien de Babacar et Souleymane. Les hommes qui apportent de la joie dans sa vie. Leur projet d'aller à St-Louis tient toujours, mais n'ont pas encore d'issu pour y aller sans alerté Dame Thiaba. Après les tâches ménagères, Manuella s'installe près de la cuisine pour contrôler la cuisson à feu doux du repas. Elle aperçoit Mansour qui vient de pénétrer dans la maison, habillé très élégamment. Elle ne put ressentir du dégoût face à cet homme qui continu toujours de la harceler. Il ne prend même pas la peine de la saluer et entra dans le salon accompagné de tante Thiaba. Cette dernière installa son invité en prenant bien soin que ses filles rejoignent l'assemblé. Après les salamalecs, Mansour se lance dans une discussion sérieuse. - Ma tante, j'ai besoin de vous parler en privé. - D'accord, les filles allez dans votre chambre en attendant. Les filles ne se font pas priées et sortent du salon sans attendre. - Alors mon fils, de quoi as-tu besoin de me parler. - D'une chose qui me tient à cœur ma tante. Il y'a une personne qui m'empêche de dormir ces temps-ci et je voudrais la prendre pour épouse. - Ah bon ? Qui est cette fille ? - Elle habite ici dans votre maison. - AH BON « lolou dé lou nekh la » C'est qui d'entre elles, Seynabou ou Maguette ? - C'est Manuella ! - Qu.... Qu ... QUOI ? ************************************** A suivre ! Votez, commentez, partagez l'histoire avec vos proches mais surtout donnez votre avis. Bien des choses à vous chers lecteurs, écrire n'est pas facile mais l'encouragement nous pousse à continuer à faire des efforts.
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