Chapitre 4

1915 Mots
... - Je suis venu te voir puisque tu ne veux plus sortir de cette maison et tu fais exprès de fausser nos rendez-vous. - Chiiii Souleymane arrête de m'harceler, heureusement que ce n'est pas ma tante qui t'a ouvert la porte. Tu es trop têtue. - Oui heureusement mais il faut qu'on parle s'il te plait juste 5 minutes. - Entre et fait vite avant qu'elle ne revienne. Souleymane pénètre dans la maison et constate qu'elle est vide. - Où sont les habitants de cette maison ? - Les filles sont allées à la plage et pour ma tante je ne connais pas sa destination. - Hum, bien alors cela nous permettra de discuter le plus calmement possible. - Je t'écoute. - Je m'inquiète pour toi Manuella. Les conditions dans lesquelles je te vois vivre ne me plaisent pas du tout. Je voudrais que tu m'explique un peu. C'est vrai que cela ne fait pas trop longtemps qu'on se connaisse mais je ressens le besoin de te protéger. Oui c'est quelque chose de naturelle que je ressens, ce n'est rien d'autre qu'un sentiment fraternelle. Je te considère comme ma petite sœur alors s'il te plaît laisse-moi t'aider. Manuella le regardait sans l'interrompre dans son discours. Il lui est très difficile de faire confiance à qui que ce soit mais quelque chose de particulier lui demande de se laisser aider par ce jeune homme si pur de cœur qui n'a cessé de s'inquiéter pour elle. - Qui t'a dit que j'ai besoin d'aide Souleymane ? - Je le sens Manuella Elle fait un long soupire et se lassa choir sur le fauteuil en face de lui. - Je t'expliquerai tout un de ses jours, je te le promets mais j'ai besoin que tu rentres tout de suite avant que quelqu'un ne nous trouve ici. - D'accord j'ai confiance en toi et je sais que tu vas respecter ta promesse. Je vais rentrer mais fait moi plaisir en acceptant ce téléphone portable pour que je puisse te joindre quand je le souhaite. - Oh non je ne peux pas, désolé. - Oh si tu vas le faire. S'il te plait ce n'est rien de méchant mais juste pour qu'on puisse se parler au téléphone puisqu'il est très difficile de nous voir. - Mais si ma tante le voit elle va me faire des histoires et je ne veux vraiment pas l'énerver ... - Manuella tu es une grande fille maintenant alors affronte les choses. Je ne sais pas ce que tu vis ici mais il est temps que tout change alors je te le demande encore une fois, prend sa comme un cadeau venant d'un frère et après on verra. Si tu veux, cache le pour qu'elle ne le voit pas mais s'il te plait si tu veux que je sois rassuré prend sa et de ce fait je ne viendrais plus ici t'importuner. On se parlera au téléphone ... S'il te plait ! - D'accord - Yes, j'ai déjà insérer la puce et enregistrer mon numéro, alors on se capte sous peu inchallah. - Merci - Tu n'as pas à me remercier, on est ensemble. Elle le raccompagne jusqu'à la porte et ferma cette dernière derrière lui pour ensuite retourner dans le salon pour éteindre la télé et s'installer dans la cour avant l'arrivée des diablesses. Pensait-elle. *** Du côté de Souleymane,  Il ressentait de la peine pour la fille aux yeux bleus, il ressentait le besoin de la protéger contre tous et il compte bien le faire se promit-il. Il rentre chez lui le cœur plus léger et décide de ne pas retourner à l'atelier mais plutôt profiter de cet après-midi pour se ressourcer au près de maman Djeynaba. Il la trouva assise sur sa natte. - Assalamou haleykoum " yaye boy ", Comment va ma maman d'amour. - Wa haleykoum salam " domou diambour ", Je vais très bien mon fils, et toi tu m'as l'air fatigué. Il se coucha sur la natte en posant sa tête sur le genou de sa mère. - Oui Ma je suis fatigué, j'étais parti rendre visite à une connaissance. - Hum mais on dirait que tu n'as pas eu de bonnes nouvelles, je te sens inquiet ces jours ci. - C'est vrai que tout n'est pas rose. Tu sais maman, je ne peux rien te cacher. C'est une jeune fille que j'ai connu dans des circonstances un peu difficiles car je conduisais la voiture de Salif et par malheur je l'ai heurté en pleine rue. - Quoi ? - Oui Ma mais ne t'inquiète pas trop elle va bien. Elle a juste eu une jambe cassée mais j'ai pris en charge tous les frais et alhamdoulilah elle va mieux. - Ay Souleymane. Dit-elle la main sur la bouche. - Maman je ne l'ai pas fait exprès, s'était un accident. - Il faut faire beaucoup attention mon fils, « boulma rayal domou diambour dé dimafi andil problème ». - Je n'ai tué personne Ma, « boul grawal nak aah ». Le problème n'est pas sa mais je suis inquiet pour elle car les conditions dans lesquels elle vit me laisse perplexe. Je sens qu'elle n'est pas bien traitée chez elle et qu'elle souffre. J'ai essayé à maintes reprises pour qu'elle se confie à moi mais rien, elle est catégorique. - Je vois mon fils, tu sais dans la vie rien est facile et chacun a son destin mais cela n'empêche pas que si tu vois quelqu'un que tu peux aider fait le, tu n'en sortiras que gratifier par Allah. Mais je te conseil d'y aller doucement avec elle, de l'étudier dans les détails et de faire beaucoup attention « diamono bi légui woroul, niit yi danio doy waar té kène khamoul dal, ndakarou deukou dokh dadié la ». - Je ferai attention Ma ne t'inquiète pas et merci de m'avoir écouté. Sa petite sœur, Saly surgit de nulle part et saute sur ses jambes en ne manquant pas de l'écraser. - Juuuuuuuule. Cri-t-elle. - Cheuuuu Saly c'est quoi ton problème, tu dois savoir que tu es lourde toi aussi. - Han tu veux dire que je suis grosse, Maman parle à ton fils. - Souleymane laisse ma fille tranquille, « sama thiat mi dafa jongoma rek nak ». Dit maman Djeynaba. - Voilà maman « mane rek si khalé aaah eupna ». - Avec tes manières de poupée « bagn ma moytou rek ». - Matay, déjà tu te lèves car ici c'est ma place. Une grande personne comme toi, tu te permets de jouer au petit garçon. - Saly laisse nous tranquille toi aussi et va préparer le dîner c'est bien mieux pour toi. - Maman tu n'as pas éduqué cette fille, tu la laisse trop faire. Dit Souleymane. - J'en ai vraiment marre de vous deux, laissez-moi finir mes zikrs et allez-vous chamailler ailleurs. C'est dans cette ambiance que la famille Diop a passé la soirée pour le plus grand bonheur du père de famille. *** Les jours qui ont suivi, Souleymane et Manuella communiquaient par sms sans se voir, histoire de mieux se connaître pensait Jule. Heureusement que Manuella ne s'est pas trop réservé et a ressenti le besoin de se lier d'amitié avec lui car elle le sentait sincère dans ses paroles. Elle s'ouvra à lui alors et lui promis de lui raconter tout ce qu'elle a pu vivre depuis sa naissance. ******************* 1 mois plus tard. ****************** Manuella prépare le déjeuner pendant que ses cousines se tapaient la discute dans le salon avec leur mère. Elle entend quelqu'un frapper à la porte d'entrée mais ne se leva pas pour ouvrir car elle n'acceptera plus certaines choses se disait-elle. La personne insiste puis tante Thiaba ne voyant pas sa nièce ouvrir à l'invité se demande où peut se trouver la sorcière. - « Wa mani khana deum bi nékoul si keur gui » - Qu'est-ce qu'elle attend pour ouvrir la porte ? Manuella ne disait toujours rien et restait de marbre et très décidé de ne pas lever le petit doigt. Tante Thiaba la trouva dans la cuisine : - Mais Manuella c'est à toi que je parle non. N'as-tu pas entendu quelqu'un frapper à la porte ? - Ma tante je ne pouvais pas aller ouvrir, j'ai mal à la jambe ayez pitié de moi. - Hey je ne suis pas ton égal est ce que tu m'entends. Je te réglerai ton compte tout à l'heure. Tante Thiaba s'en va ouvrir la porte sous le regard méprisant de sa nièce. Elle ne savait plus quoi faire avec cette dame. Elle le voit traverser la cour avec le jeune homme de l'autre fois. Cet homme curieux qui était passé le jour où les filles sont allées à la plage et que manuella était seule dans la maison. L'homme le fixe du regard pendant quelques minutes, ce qui n'a pas échappé à Dame Thiaba qui réagit sur le coup. - Venez mon fils, les filles sont dans le salon. Cela fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas vu. Depuis quand es-tu rentré de voyage ? - Il y'a juste 1 mois et quelques jour Tata. Dit-il toujours le regard braqué sur la fille aux yeux bleus. Tante Thiaba le força presque à entrer dans le salon. Il salut chaleureusement les filles puis s'installe sur l'un des canapés. Seynabou et Maguette ne tenaient plus sur place, tellement qu'elles sont hypnotisés par la beauté de cet homme. Elles faisaient toutes les manières possibles pour se faire remarquer. - Alors mon fils, comme sa tu es de retour au pays depuis lors, et tu n'es pas venu nous voir, ce n'est pas gentil hein. - Ma Tante je suis passé trois jours après mon arrivé. C'est la jeune fille aux yeux bleus qui m'a ouvert la porte et m'a dit que vous étiez sorti ainsi que vos filles. - Ah ça doit être la domestique. Mais comment va ta mère ? Je l'ai eu au téléphone l'autre jour et elle m'avait l'air fatigué. - Effectivement, elle avait une hausse de tension. Elle aime trop les cérémonies, je lui demande toujours de se reposer mais pour qu'elle soit contente il faut qu'elle sorte avec ses amies et faire le tour des mariage ou autre. - (Rire) Ta mère est une grande dame c'est normal « drianké la nonoula nak ». - « Ah mère kay mo gui nonou rek » Mais Seynabou comment tu vas ? - Je vais bien Mansour. Dit-elle, intimidée par le jeune homme. - Maguette amène des rafraîchissements et sert Mansour à boire, il fait trop chaud. Dit Tante Thiaba. - Mais Tata, c'est qui cette fille dans la cuisine ? Je ne l'ai jamais vu auparavant. Disons ... elle est un peu spéciale. - Hiiii mon fils, ne t'aventure même pas à te familiariser avec elle. C'est la domestique, un ami me l'a donné comme ça, je ne savais pas quoi faire d'elle j'ai décidé de la laisser ici en attendant. - Elle est très belle et surtout avec ses yeux ... Tante Thiaba et Seynabou se lancent un regard puis change de discussion. *** Lorsque Mansour est rentré, tante Thiaba a pris le soin d'exiger à Manuella de ne plus poser son regard sur ce jeune homme et qu'elle n'est pas faite pour attirer les regards outre que ceux, la traitant de sorcière. ----------------------------------------------------------------------------- A suivre mes amours. VOTRE AVIS COMPTE, alors votez, commentez et merci de partager l'histoire avec vos amis.
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