Kit gagna la terrasse et entra dans la maison par la porte-fenêtre. Les lampes s’allumèrent les unes après les autres. Sa silhouette passa de pièce en pièce, et je m’émerveillai de n’avoir jamais imaginé Kit loin de sa ferme, se livrant à des gestes triviaux de tous les jours, des tâches ordinaires qui n’exigeaient ni force musculaire ni réflexion : faire couler un bain, laver un vêtement. Faire bouillir de l’eau dans une casserole. Nous nous installâmes dans le salon. Assise sur le canapé, à la lumière de la lampe, je voyais mieux l’état de mon poignet : noir, tordu. Une pulsation sous ma peau, que l’enflure tendait à la fendre. Kit s’agenouilla devant moi pour l’inspecter. Il me demanda de bouger un peu le bras. Il tourna la tête pour mieux voir l’hématome et les déformations. Il me rap


