Le trajet en voiture fut un supplice de silence, un huis clos roulant où chaque seconde semblait s’étirer jusqu’à l’insoutenable. Alessandro conduisait lui-même, les mains gantées de cuir noir serrant le volant avec une précision chirurgicale. L’habitacle sentait le luxe froid et son parfum ce mélange boisé, métallique, presque froid qui s’infiltrait partout, jusque dans les fibres de ma robe. Je fixais la route, sentant la brûlure sur ma fesse gauche et la moiteur entre mes cuisses comme des secrets honteux qu'il avait gravés en moi au restaurant. L’ascenseur privé nous déposa directement dans son penthouse. Un sanctuaire de verre noir et de marbre blanc, suspendu au dessus du vide. L'air y était plus sec, plus pur, presque artificiel. Il enleva sa veste, la jetant sur un fauteuil san


