Chapitre 13 : 5 ans !

2492 Mots
-Pascale Aujourd’hui il y a une réunion de famille. J’ai demandé à tous les 5 enfants majeurs de Pauline d’être présents. Tonton Albert : Pascale ? Qu’est-ce qui se passe avec ton petit frère ? Vous êtes restés à deux, on ne sait pas où se trouve Rachelle. C’est comment ? Moi : il se passe qu’Anicet ne veut pas se comporter en homme. Pauline lui a laissé un studio, il touche un loyer de la maison des parents, Anicet n’a pas de charges mais ça ne lui suffit pas. Il veut qu’on lui donne la maison des parents. Ça je dis non. Même le loyer des enfants de Pauline il détourne. Anicet : je vais vivre dans le cagibi la jusqu’à quand ? Je ne me marie pas ? En tout cas elle n’a qu’à vendre c’est mieux. Tonton Albert : on ne vend pas la terre les enfants, tout sauf la terre. L’argent de la vente c’est une fois. Vos parents ont souffert pour vous laisser cette maison. Pascale donne la maison à ton frère, c’est lui le garçon. Moi : jamais ! Je dis bien jamais ! C’est un peu trop facile. Les autres frères soutiennent et protègent leurs soeurs, Anicet qu’emmerder. Le garçon c’est seulement pour les droits ? Et ses devoirs en tant qu’homme de la famille ? Minouche (30 ans) est dans son foyer, tous les jours Anicet va emmerder les enfants à demander 500, 1000f. Mamina (27 ans) son père l’a mise dans l’armée, pareille. Anicet toujours en train de lui demander l’argent. Copine (25 ans) se bat pour retourner à l’école, Anicet est où pour aider l’enfant en tant que le seul garçon ? Dominique (13 ans) est en train de devenir délinquant, Anicet est où ? Il fait quoi en tant que seul garçon ? Je dois vous rappeler que Pauline s’est toujours occupée d’Anicet après la mort de papa ? Même pour cette reconnaissance ? Anicet fait quoi ? Rien ! Que faire chier jusqu’aux enfants. On va l’assister jusqu’à quand ? [Silence] Moi : le comble, il se permet de venir mélanger ma fille à ses conneries. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi Anita ne doit pas avoir la paix ? J’ai envoyé sa fille faire la bordelerie et abandonner l’école ? Quand j’éduquais mon enfant vous riiez ici non ? Vous me donniez des noms au lieu d’en faire de même avec les vôtres. 23 ans tout ce que la fille d’Anicet sait faire c’est aller au bar comme son père. Maintenant ma fille vient chercher quoi dedans ? Tonton Albert : Anicet tu as dit ça ? Anicet : c’était la colère. Pascale vit bien, elle travaille, elle n’a pas besoin de la maison des parents. Moi : qui t’empêche d’aller travailler ? Qu’est-ce que tu appelles bien vivre ? Tu sais ce que je vis chez moi ? J’ai fini ma maison ? J’ai acheté une voiture ? Je voyage ? Je m’habille comme les autres ? Qu’est-ce que tu appelles bien vivre toi qui passes tes journées au bar et à la fin du mois tu as un salaire ? Anicet : en tout cas vendons. Mais normalement tu as déjà eu ta part, tu as eu une partie du terrain. Moi : et toi aussi chez Pauline. Match nul. Ce terrain je l’ai acheté justement pour éviter ce genre de discours, j’ai un acte de vente. [Silence] Moi : on partage en trois. Toi, moi et les enfants de Pauline. Anicet : non ! Moi : dans ce cas je me rembourse d’abord les travaux que j’ai effectués sur la maison et le reste on divise en deux. Anicet : … Moi : tu décides quoi ? Anicet énervé : fais comme tu veux. Minouche : je voulais profiter pour vous faire part de la décision qu’on a prise nous les enfants de maman à l’unanimité. Tonton Albert : on t’écoute. Minouche : on a décidé de se diviser le terrain de maman en sept, comme Karl et Dominique sont encore petits, tonton Anicet peut occuper leurs places. Mais dans 3 ans quand Karla aura 18 ans, il va récupérer sa place et en faire ce qu’il veut. Anicet se levant fou de rage : ça veut dire quoi ?!! C’est ma sœur elle-même qui m’a laissé là ! Vous allez me chasser par rapport à quoi ? Minouche : c’est notre terrain, notre héritage. Anicet : mais vous mangez l’héritage de mes parents non ? Moi : Anicet ait un peu honte, un peu seulement. Avec les enfants ? Les enfants ?!! Pardon je ne parle plus. Il s’est mis à hurler sur tout le monde. On te donne 3 ans pour partir mais tu oses crier, t’indigner. La seule qui travaille est militaire, mais Monsieur estime qu’il est le seul à avoir des problèmes financiers. Il a tellement fait le bruit que tonton Albert a fini par s’énerver avec lui. Anicet : on va voir ça ici ! Il s’en aller tout furieux. Si la réunion est finie, je n’ai plus rien à faire ici. Reste plus qu’à trouver un acheteur. Je marchais tranquillement quand une voiture s’est mise à me klaxonner. C’était Emile. Il avait bonne mine. Emile : monte je te dépose. Je suis montée dans sa nouvelle voiture toute belle. Emile : ça va ? Et la petite ? Moi : on va bien. On a pris des nouvelles. Il a maintenant deux enfants, que des filles. Toujours marié et maintenant il travaille à Comilog. Il avait l’air heureux en ménage. Moi je lui ai parlé de mon seul chef-d’œuvre, Anita. Ma seule réalisation sur terre. Emile : et côté vie sentimentale ? Moi : bof ! Pareille. Emile : ok ! Il m’a déposée chez moi et a pris mon contact avant d’envoyer un bisou pour Anita. Moi aussi j’aimerais avoir une vie de famille, un homme sur qui me reposer et d’autres enfants. Mais comme on le dit… on n’obtient pas toujours ce qu’on veut. [Alerte SMS] “Ça m’a fait plaisir de te voir. Toujours aussi belle. Emile” -Anita J’attends mon taxi en route lorsque la voiture de mon prof de techniques d’expression se gare devant moi et me propose de m’avancer. J’accepte sans hésitation car c’est un prof cool avec qui tout le monde s’entend. Moi : merci Monsieur BOUBOUMOU Lui : appelle-moi tout simplement Blaise. Hun Anita ? Moi : d’accord ! Il est jeune, il est sympa. Je n’ai pas vu de piège. Si seulement. Il m’a posé des questions sur moi, félicitée pour mes notes, etc. Rien d’ambigu sinon un prof et son élève qui discutent. Blaise : tu n’as pas faim ? Allons d’abord manger le tchep ? Je t’invite. Moi : ok ! Il était rigolo, il n’a pas arrêté de faire des blagues. Blaise : sinon tu as un petit copain ? Moi : oui. Blaise : dans l’école ou… ? Moi : il est au Maroc. Blaise : une jolie fille comme toi, quand il te laisse seule ici il compte sur quoi ? Moi : sur l’amour et la considération que j’ai pour lui. Blaise : c’est bien. Mais une chose est vraie, les histoires d’amour à distance ça ne marche pas. Quelqu’un finira par tromper l’autre si les deux ne le font pas d’ailleurs. Tu vas l’attendre deux ans, quatre ans, six ans. Lui il aura déjà une fiancée là-bas et tu auras perdu des années de ta vie. Moi : en quoi ne pas avoir de copain aura été une perte de temps. Si ça marche c’est bien, sinon bah j’aurai ma conscience tranquille. Blaise : quand tu auras vraiment envie… Moi le coupant net : je prie et me lave avec de l’eau bénite. Blaise en riant : d’accord ! N’empêche que tu es vraiment belle. Moi : merci. Vu que j’étais un peu mal à l’aise, voire énervée, il a essayé de détendre l’atmosphère en racontant des blagues. Je me suis laissée aller au bout de quelques minutes. On a repris à rigoler et il m’a déposée chez moi. J’en ai parlé à Damien. Tout simplement parce que c’est moi qui ai instauré la règle de “on doit tout se dire”. Il était furieux, d’après lui c’est moi-même qui ai donné le feu vert à “ce type”. Je n’aurais pas dû monter dans sa voiture, pire accepter son invitation. En vrai il était déjà énervé quand je l’ai appelé. Il a juste transféré sa colère sur moi. Je n’ai rien dit, je l’ai laissé verser sa frustration, crier sur moi. J’attends quand il va appeler pour présenter des excuses, là je ne vais pas le rater. 30mn à me crier dans les oreilles, 30mn de conversation entrecoupée par des “bip bip” lorsque le réseau faisait sa métisse. Au final Monsieur me raccroche au nez alors que c’est moi qui l’ai appelé. Je l’attends au tournant. — Blaise devenait de plus en plus collant. Toujours un motif pour me parler en privé, toujours un motif pour se rapprocher de moi. L’excuse favorite était que j’étais le meilleur étudiant évidemment, et comme j’étais la chouchou de tous les profs, personne ne voyait rien. De toute les façons j’étais tellement antisociale et “hautaine” (selon les autres étudiants) que je ne cadrais pas avec l’image de “celle qui sort avec le prof” avec mes “airs de petite intello suffisante”. Un soir on a fini tard et il pleuvait, je m’abriterais chez le boutiquier le temps que la pluie cesse lorsque Blaise est passé. Il m’a proposé de me déposer et comme il y avait déjà deux étudiantes à l’intérieur, j’ai accepté. C’était l’une de ces grosses pluies de Libreville qui arrachaient les toitures et inondaient les maison, on roulait hyper doucement. Maman m’a appelée et je l’ai rassurée que j’étais déjà en route. Il a déposé les deux autres en premier, ce qui ne m’arrangeait pas. Encore pire lorsque la pluie ne se calmait pas. Il s’est garé au parking de Géant CKDo car le visibilité était presque nulle. Blaise : tu devais me fuir jusqu’à quand ? D’un coup j’ai pris peur. Blaise : les deux filles qui étaient avec moi, je les ai couchées, aujourd’hui on a de bon rapports amicaux. Elles sont passées en L3 grâce à moi. Moi : … Blaise la main sur ma cuisse : hein Anita ? Une jolie fille comme toi, tu veux laisser des petits saligauds te toucher -sa main allait vers mon s*x alors j’ai serré les cuisses emprisonnant ainsi ses doigts- regarde comment c’est chaud. J’imagine que c’est bien rose, ce genre de chatte on donne ça aux professionnels. J’étais tétanisée par la peur. Blaise : on t’a déjà baisée dans un lieu public ? Personne ne nous verra sous cette pluie. Moi en larmes : Monsieur arrêtez s’il vous plaît. Je ne veux pas. Blaise : ok ! Rends-moi mes doigts alors. J’ai desserré les cuisses et il a retiré sa main en me caressant la cuisse. Je priais fort en moi que cette pluie s’atténue que je puisse descendre. Si je me mouille, aucun taxi ne voudra me prendre par la suite. Blaise : il n’en saura rien. Je suis un grand. Moi : … Blaise : Anita ? Moi : oui Monsieur. Blaise : je suis désolé si je t’ai fait peur ok ? Moi : snif ! Oui. Blaise : fais-moi voir ta main. Je la lui ai donné après milles hésitations et ce pervers l’a posée sur son s*x tout dure. Blaise se caressant avec ma main à travers son pantalon : touche moi, touche comment c’est dure, ouais, touche comment c’est gros, oh… oui… oui Anita… touche, touche. Je voulais retirer ma main mais impossible car il la tenait bien fermement. Blaise : oui Anita… touche papa, tu la veux avoue. Tu aimes les grosses bites avoue. Tu veux la sentir n’est-ce pas ? J’ai retiré ma main mais il ne s’est pas arrêté. Il a sorti son s*x et s’est mis à se m*******r en me regardant, en appelant mon nom. Il disait des choses tellement… tellement sales. Il réclamait mon corps, me promettait de me faire ci ou ça, de me donner le plus bel o*****e jamais connu et il a joui. Je l’ai vu presser son s*x pour en extraire le liquide, c’était déguelasse. Blaise essoufflé : tu vois ce que tu me fais faire ? J’étais adossée contre la portière, tétanisée. Blaise : laisse toi aller, je ne te ferai que du bien. Moi en larmes : je veux rentrer chez moi. Il s’est approché de moi pour ouvrir la portière, n’aurait été la ceinture je finissais sûrement au sol. Blaise furieux : descends ! Descends de ma voiture ! Il pleuvait toujours autant, me mouiller rendrait mes chances de trouver un taxi minimes. Mais il a détaché la ceinture de sécurité en m’ordonnant de “foutre le camp” de sa voiture. J’ai couru jusqu’au magasin en pleurant. Il a aussitôt démarré. Pendant 3h de temps je suis restée devant le magasin à prendre froid et recevoir des gouttes d’eau menées par le vent. J’avais froid et je commençais à éternuer. Il était déjà 23h et la pluie ne se calmait pas. Le magasin voulait fermer et j’étais dans un zone insécure. Maman toute inquiète qui ne cessait d’appeler. Puis j’ai vu la voiture de tonton Emile se garer devant moi. Il a mis le chauffage car je grelottais. Maman ne dormait pas, elle m’attendait avec de l’eau chaude pour me réchauffer. Je me suis douchée et je suis allée dormir sans manger. Les images de tout à l’heure me hantaient. Je me suis mise à pleurer seule dans mon lit. Les jours qui ont suivi ont été un vrai enfer à l’école. Blaise me cherchait des poux et ne s’en cachait pas. J’étais devenue l’ennemie à abattre. Je prenais sur moi. Je n’en avais parlé à personne. Damien m’aurait encore accusée pour être monter dans sa voiture et maman allait sûrement venir faire un scandale ici. J’ai géré cette situation toute seule même si c’était lourd. Il a encore essayé un jour. Il m’a demandé de le suivre pour l’aider à faire des photocopies et en chemin il me l’a clairement dit Blaise : tu n’es qu’en L1, ça ne serait pas une bonne idée de te mettre un prof à dos car les enseignants sont très solidaires entre eux. Il me menaçait clairement. Mais je ne l’ai pas pris au sérieux plus que ça. Bientôt la fin de l’année de toutes les façons. L’année prochaine tout ira mieux. Quelle illusion ! La vieille des examens finaux, j’ai été convoquée dans le bureau du Directeur. On m’accusait de tricherie, que moi Anita j’ai volé des épreuves pour les revendre dans l’école. Vous imaginez bien qu’il s’agit de la matière de Blaise : technique d’expression. J’ai eu beau plaider ma cause, démontrer que j’ai toujours été un élève exemplaire, que j’ai eu la meilleure moyenne de la province au Bac. Mais rien ! Blaise avait des témoins. Des gens qui attestaient que je leur ai vendu des épreuves. Ni mes larmes, ni mes explications, rien n’a empêché la sentence de tomber : interdiction pour 5 ans de m’inscrire dans une école supérieure ou université sur toute l’étendue du territoire. Et “je devais m’estimer heureuse de ne pas aller en prison”. C’est maman qui a réussi à me faire sortir de ce bureau. Comment quelqu’un peut décider de détruire l’avenir d’une jeune fille pour une histoire de s*x ? Comment ? 5 ans ! 5 années ! Qu’est-ce que je vais devenir ? Qu’est-ce que je vais devenir ?
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